Le Blog

dimanche 29 octobre 2017

Une idée de jeu en famille

YOGIMOUVvalisette2.jpg

A mi chemin entre jeu de plateau et jeu sportif, la famille se régalera à découvrir la valisette YOGIMOUV, née d'une belle rencontre entre Emilie Top Labonne, enseignante et professeure de yoga, et Nathalie Boussoco-Schittly, psychomotricienne. Dès trois ans, les enfants peuvent découvrir le yoga à travers ces jeux, mais aussi développer la conscience de leur corps et leur proprioception. Le loto du yogimouv et le Yogimouv sont deux jeux adaptables à un très large public, aux couleurs vitaminées et aux concepts aussi simples que magiques.

Une petite pépite dans l'univers des jeux pour enfants, avec une volonté de produire le jeu de façon citoyenne et écologique.

Informations: www.yogimouv.com

vendredi 29 avril 2016

En ce moment dans les salles : Tout s'accélère

Amateurs du slow life ou éternels épuisés au rythme de vie intrépide, pourquoi ne pas faire une pause pour aller voir au cinéma le documentaire Tout s'accélère. Gilles Vernet, le réalisateur, connaît bien la question pour avoir été trader, métier dans lequel la vitesse et le stress règnent, avant de devenir instituteur.

Intéressé et intrigué par la croissance exponentielle du rythme de tout ce qui nous entoure, il aborde la question avec ses élèves. Ce sont leurs réponses qui vont lui donner envie de prendre la caméra. Il se met alors à les filmer et montre à cinq experts ces témoignages pour qu'ils puissent y réagir : Nicolas Hulot, le physicien Étienne Klein, la psychologue Nicole Aubert, Hartmut Rosa (auteur du livre Accélération, qui a beaucoup inspiré Gilles Vernet) et l'entrepreneur Jean-Louis Beffa.

Les réflexions de ces experts sont mises en regard avec celles des élèves âgés de 10 ans. Ces jeunes sont loin d'être convaincus par l'utilité d'aller toujours plus vite et partagent leurs réflexions avec aisance. Ils ont même allés jusqu'à écrire et interpréter une chanson pour le film.

Entre enquête sociologique et réflexion philosophique, le documentaire nous pousse à réfléchir et regarder autour de nous. Il faut bien constater que tout va toujours plus vite et que cela ne semble jamais suffire. Vers quoi court-on ? Pourquoi ? Comment en est-on arrivé-là ? Et où est-ce que cela va nous mener ? Le film fera réfléchir ceux qui sont pris dans la course infernale et confortera dans leur décision ceux qui ont choisi de ne pas suivre ce rythme. Et si l'on ralentissait enfin ?

http://toutsaccelere.com

Stéphanie Boudaille-Lorin http://samuserensemble.canalblog.com http://passeportpourlaventure.fr

jeudi 10 avril 2014

Dans les coulisses de la nouvelle maquette de Grandir Autrement

En juin 2012, lors de son assemblée générale, l'association Grandir Autrement a décidé de revoir la maquette du magazine en place depuis les débuts. Neuf mois plus tard, le résultat est en kiosque à la grande fierté de l'équipe. Victorine Meyers a piloté ce projet de A à Z en concertation avec de nombreux membres de l'équipe. Le graphiste Julien Bouquet était aux manettes coté technique.

Julien, comment as-tu compris la demande de Grandir Autrement et conçu ta proposition ?

Blaise, mon associé, et moi avons assez rapidement cerné la demande formulée par la rédaction : il s'agissait, d'une part, de moderniser et aérer la maquette et, d'autre part, de renforcer l'image de Grandir Autrement en établissant une charte graphique qui reflète ses valeurs. Nous avions envie de proposer quelque chose d'actuel et dynamique, ce à quoi se prêtent tout à fait les sujets abordés dans le magazine. Bien entendu, tout cela s'est fait progressivement : à partir de nos premières propositions, les membres de l'équipe nous ont soumis de nombreuses idées et remarques grâce auxquelles nous avons abouti à l'objet que vous tenez aujourd'hui entre vos mains. Ce fut un véritable travail de collaboration, habilement orchestré par Victorine !

Victorine, comment s'est passé la sélection du projet de Julien ?

Sur recommandations, nous avons sollicité trois personnes pour nous faire une proposition ainsi que le graphiste qui s'occupait alors de la maquette. Mais ce dernier a décliné. Après avoir réceptionné les trois propositions, deux ont spécialement retenu notre attention, celle de Julien nous a plu à la fois pour sa sobriété, son élégance et le maintien du côté 'nature' de Grandir Autrement.

Julien, peux-tu nous en dire plus sur ta structure professionnelle ?

Je suis concepteur graphiste au sein d'une maison d'édition. Etant salarié, tout comme mon collaborateur, cette maquette a été conçue en free-lance, occupant mes soirs de semaine et quelques week-ends !

Julien, et sur toi ? Est-ce que les sujets traités dans GA t'intéressent à titre personnel ?

Oui, j'ai une sensibilité particulière envers certains des thèmes abordés dans les articles de Grandir Autrement. J'y retrouve de nombreuses valeurs que mes parents m'ont transmises. Bien entendu, n'ayant pas encore d'enfant, certains sujets m'ont semblé quelque peu abstraits ! Blaise était quant à lui très concerné puisqu'il est père depuis quelques mois !

Victorine, veux-tu te présenter et nous en dire plus sur ton rôle au sein de GA ? V : La quarantaine, j'ai deux enfants de bientôt 14 et 10 ans. Elevée dans une ferme qui vivait en autosuffisance, j'ai toujours été proche de la nature. La naissance de mon premier enfant a été tel un raz-de-marée, ses besoins de contact exprimés vivement m'ont menée vers le maternage proximal. J'ai appris et je continue d'apprendre 'sur le tas' mon métier de maman. J'emploie volontairement le terme métier, parce que je considère que c'est la tâche à la fois la plus importante et la plus ardue que l'on puisse mener à bien dans une vie. J'ai suivi de près le démarrage du magazine, abonnée très tôt, j'étais vraiment ravie qu'un magazine puisse enfin proposer des informations claires et pertinentes sur tous les aspects du maternage proximal. Je suis arrivée dans l'équipe en 2012, en tant que prestataire et bénévole pour différentes tâches et je suis aujourd'hui membre du Conseil d'Administration. Mon objectif est clair : doter le magazine des moyens de continuer d'exister, de grandir et se développer pour que les parents bénéficiaires de ces informations soient toujours plus nombreux.

Comment s'est passé le travail d'élaboration de la nouvelle maquette et du premier numéro sous ce format ?

V : Nous avons fait part de nos commentaires sur son projet à Julien. Ensuite il a reformulé sa proposition à partir de ces éléments et peu à peu, au fil des échanges, nous sommes parvenus au résultat final. Julien a bien su s’adapter à notre façon de travailler. Nous cherchions toujours à aller vers le consensus et ce n'est pas toujours facile d'avancer ainsi. Il a su aussi nous guider lors de choix cornéliens ou qui risquaient de s'éloigner du modèle graphique général. Nous avons apprécié la liberté donnée dans les choix à faire autant que les conseils éclairés de Julien pour des choix incorrects graphiquement parlant.

Avez-vous des retours ? J : Quelques uns, oui. Principalement des proches à qui j'ai pu montrer le fruit de ce travail. J'attends impatiemment de connaître l'avis des lecteurs ! V : Oui, nous commençons à avoir suffisamment de retours pour dire que beaucoup aiment ce nouveau design du magazine. Quelques uns ont du mal à s'y faire. Il leur faudra sûrement du temps pour retrouver leurs marques. Et un petit nombre n'aime pas. Certains déplorent la 'perte' du logo de l'enfant embrassant la planète. Nous étions également très attachés à ce logo, mais honnêtement il commençait à vieillir et si le symbole est fort, celui du nouveau logo - la petite feuille (en référence à la nature) ou la petite goutte (en référence à la goutte de lait) selon ce que l'on y voit - a également une forte symbolique avec l'avantage de pouvoir se vêtir de multiples couleurs. En matière de goûts et de couleurs, il est impossible de contenter tout le monde. Une chose est certaine, le fond du magazine reste le même. Il va même en s'améliorant selon les nombreux retours. Et n'oublions pas que 'l'habit ne fait pas le moine' !

Propos recueillis par Marie-Florence Astoin

lundi 20 janvier 2014

Maternité des Lilas : bonjour Bébé !

MATERNITÉ DES LILAS : BONJOUR BÉBÉ !
ÉMISSION DU 18/01/2014
Les Lilas, un nom mythique.

Un reportage d'Aurélia Braud, Frédéric Poussin, Matthieu Parmentier à voir en replay sur le site de France2

Depuis 50 ans, cette petite maternité aux portes de Paris cultive « une certaine idée de la naissance », où les femmes décident elles-mêmes de la manière dont elles veulent mettre au monde leur enfant. Les sages-femmes sont en première ligne pour les rassurer, leur donner le temps dont elles ont besoin. Même si, en coulisses, le médecin veille, le « médical » se fait discret aux Lilas. Ici chaque année, 1700 enfants naissent, autant que possible, dans le calme et la douceur.
Mais l'avenir de cette maternité particulière est menacé par le projet de l'intégrer au grand centre hospitalier voisin de Montreuil. Depuis plus de deux ans, l'équipe lutte pour éviter une transformation en « usine à bébés ».

En cette période où les sages-femmes des hôpitaux réclament une revalorisation de leur métier, aux Lilas, elles veulent préserver la qualité de leur travail. Continuer d'entourer les mamans et leurs tout-petits, 4 à 6 jours après la naissance, soit deux fois plus qu’ailleurs en Ile de France. Donner le temps de découvrir son enfant, de commencer tranquillement sa nouvelle vie de parent...
Nous avons passé plusieurs semaines avec Juliette et Aurélie, sages-femmes des Lilas. Avec elles, nous avons partagé l'émotion des parents qui accueillent leur bébé.

mardi 10 décembre 2013

Grandir Autrement sur Spiegel online

Nous avons le plaisir de partager la traduction d'un article écrit par Geneviève Hesse, journaliste française, habitant Berlin, qui a assisté à la conférence de rédaction de Grandir Autrement tenue en septembre 2013 au petit café du monde entier* à Paris. Cet article a été publié sur le site internet du journal Spiegel online en octobre 2013.

A noter que cet article a été écrit dans un contexte allemand particulier qui n'est pas forcément connu en France. Le gouvernement allemand, inquiet de la dénatalité, regarde le "modèle français" depuis 10-15 ans et aboutit à la conclusion principale que c'est parce que les Françaises n'ont pas à choisir entre travail et enfants, grâce à une offre de garde importante, que l'indicateur de fécondité français reste assez élevé. Néanmoins il ne s'agit pas que d'une question d'offre de garde : en effet, il est mal vu en Allemagne pour les femmes de travailler en ayant un jeune enfant alors que ça n'est pas le cas en France, sauf pour ces "résistantes" au modèle français. Mères en France : la protestation des allaitantes

Un article de Geneviève Hesse, Paris, Traduction : Claudia Renau

Une nouvelle génération de mères change la France. Des milliers de femmes veulent plus de temps pour elles et leurs enfants, elles veulent passer moins de temps au travail. Beaucoup se sentent féministes, mais elles rencontrent des résistances.
Dans l’arrière-salle colorée en jaune du Petit Café du Monde Entier, à Paris, se forme la résistance. Neuf femmes se serrent autour d’une table en bois sur des petits tabourets, l’une a aux pieds des sandales Birkenstock, presque toutes portent des jeans serrés et sont discrètement maquillées. Deux femmes allaitent leur enfant. Dans ce cercle c’est une sorte de geste politique.
Nous sommes samedi matin, lors de la rencontre de la rédaction du magazine parental « Grandir Autrement » (« GA »). Presque toutes travaillent bénévolement, la plupart sont plus militantes que rédactrices.
Après 7 ans, pendant lesquelles « GA » était surtout médiatisé par internet, les exemplaires imprimés n’étant vendus que dans peu de points de vente, « GA » est disponible depuis septembre dans 1400 kiosques de France. Le magazine traite de questions qui sont encore relativement récentes en France : l’allaitement prolongé, le fait de ne pas laisser les petits enfants pleurer, le portage, le cododo dans le lit conjugal, la nourriture bio, la médecine naturelle. À l’ouest du Rhin, les parents découvrent depuis quelques années une proximité avec leurs enfants que les Allemands connaissent depuis longtemps. Ce qui arrive au Petit Café, comme dans de nombreux autres endroits en France, c’est une révolution douce.
Ces « hyper mères » -en français dans le texte- – c’est ainsi que les a appelées le magazine parental « Parents » de façon assez péjorative – tiennent aux avancées du féminisme, mais elles veulent le compléter avec le droit de pratiquer intensément leur propre maternage. Même si elles doivent mettre leur travail de côté pendant un temps, ça leur est égal. Elles suivent leur « cœur », leur « instinct » et leur ocytocine maternelle qui les enjoint de rester longtemps proches de leurs enfants.

« Ces femmes sont féministes »

Depuis des décennies - de Coco Chanel à Simone de Beauvoir et Elisabeth Badinter -, c’était jusqu’alors la tradition : seulement se débarrasser de l'effort maternel. La libération de Chanel est passée par la mode, Simone de Beauvoir puis Elisabeth Badinter ont considéré l’amour maternel comme une construction culturelle et artificielle. La femme émancipée n’en avait pas besoin – elle devrait plutôt tendre vers des devoirs plus nobles, à savoir la reconnaissance par la vie professionnelle. Mais c’est en train de changer, les nouvelles mères s’étant trouvé grâce à internet.
Dans les forums et les chats, les femmes lessivées à cause de la double charge ont découvert qu’elles n’étaient pas seules. Depuis circule le nouveau terme « maternage de proximité ». De nouveaux magazines, des programmes de télévision et de nombreuses associations sont apparus. Conférences et ateliers de massages de bébé, sur l’éducation non-violente ou le burn-out se multiplient.
La tendance aurait le « vent en poupe » apprécie Catherine Rouet-Piraud dans son livre Planète maternage. Environ 15 à 20 % des Françaises s’y intéressent. Entre 1995 et 2012, l’allaitement à la naissance a augmenté, passant de 45 à 69 %. La vie professionnelle des mères est un sujet qui continue de préoccuper l´équipe de Grandir Autrement. Même si elles passent une période de leur vie avec leurs enfants à la maison, elles mettent en avant qu’elles continuent à travailler : en faisant une formation, en créant une petite entreprise, en étant bénévoles, ou tout en même temps. Au final, elles ne seraient pas des réactionnaires souhaitant le retour des femmes aux casseroles.

« Ces femmes sont des féministes » commente Yvonne Knibiehler, professeure émérite à Aix-en-Provence. « Parce qu’elles accordent une grande valeur à leur autonomie et leurs droits ». Dans son livre La révolution maternelle, Knibiehler liste trois générations : les mères du baby-boom, les révoltées des années 1970 et les femmes actuelles. Celles-ci seraient en train de « réinventer leur maternité ».


« Je ne suis pas la superwoman que vous croyez »

Ce serait « un acte d’émancipation de quitter un temps plein stressant de 8 à 19h » dit Marie-Florence Astoin, bénévole pour « GA » et ingénieure de 38 ans. Dans le numéro en cours du magazine des anciens de sa grande école « Agro », cette mère de trois petites filles décrit son parcours.
Elle a lutté contre son père qui prévoyait pour elle « une grande carrière », contre son mari qui voulait une femme « indépendante ». Et avant tout contre un « modèle de société dans lequel les femmes doivent tout faire ». « L'histoire de l'égalité des sexes » anime les femmes présentes autour de la table -tire les femmes sur la table-. Les tâches seraient inégalement réparties, notamment avec un nouveau-né.

« Je ne suis pas la superwoman que vous croyez » reconnut Astoin quand son état physique se dégrada. Des femmes anglophones, elle apprit « à se prendre des libertés avec le système » : « You can have it all, but not all at once. » (Tu peux tout avoir, mais pas tout tout de suite). Elle n’a pas de soucis financiers – son mari travaille dans un ministère parisien. Elle-même, en tant qu’indépendante, conseille de temps en temps une société néerlandaise. Pour cela, elle a dû récemment aller au Congo, où elle a emmené avec elle sa plus jeune fille.

Même des mères avec un budget serré agissent de même. Pigiste bénévole pour « GA », Marie-Rose Potier, 36 ans, n’a plus voulu de poste fixe d’enseignante après la naissance de ses deux enfants (8 et 2 ans), qu’elle élève seule. « Pour cela, je suis prête à vivre matériellement avec très peu » dit-elle. « Lorsqu’on vit selon son cœur, les envies de consommation diminuent ». À la maison, elle travaille comme traductrice et relectrice. De temps à autre, elle donne des cours dans des prisons. Avec les allocations familiales -Entretien des enfant-] et la protection sociale -soutien de l’Etat-, elle joint « tout juste » les deux bouts.
Claude Didierjean-Jouveau – auteure de livres, chroniqueuse à « GA » et grand-mère – s’inquiète de la pauvreté des femmes au foyer abandonnées à la quarantaine. Elle souhaite des formes de travail plus favorables aux familles : « Les pères aussi peuvent raccourcir leur temps de travail. »

Sexe dans la cuisine

En regardant en arrière les dernières années, elle sourit : « Il y a 20 ans, nous avions l’air d’extraterrestres avec nos thèses sur l'allaitement. Aujourd’hui, elles sont au sommet des priorités, officiellement du moins. » Depuis quelques années seulement, le ministère français de la santé conseille un allaitement exclusif jusqu’à 6 mois. Même « jusqu’à 2 ans voire plus tard » il serait possible de continuer à allaiter, avec de la nourriture supplémentaire.
Adrian Serban, pédiatre allemand travaillant à Lyon, décrit ces nouvelles mères comme des « avant-gardes actives d’un mouvement croissant ». Fin septembre, il a tenu une conférence pour parents et experts en santé dans une salle -représentative- de la mairie du 1er arrondissement. Une semaine avant, toutes les places étaient réservées. Sous le buste de Marianne, il a expliqué combien les liens que le nourrisson crée les premiers mois avec ses parents, vont déterminer l’ensemble de sa vie.
Mais lorsque les enfants dorment dans le lit conjugal, est-ce que ça ne met pas en danger la vie sexuelle des parents ? Non, disent les auteures de « GA ». À moins qu’on l’imagine exclusivement « le soir, dans le lit et dans la position du missionnaire ». La cuisine, la salle de bain ou un lit d’appoint dans le bureau seraient aussi des lieux de choix.

http://www.petitcafedumonde.com/

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