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Témoignages

Témoignages de parents

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jeudi 4 mars 2010

Appel à témoignages : Accouchement et sexualité

Comment des gestes thérapeutique ont pu générer un impact négatif sur la vie sexuelle du couple ? Comment des abus sexuels subis par une femme ont pu rendre son accouchement particulièrement difficile à vivre (de par les gestes médicaux mais aussi le simple ressenti corporel) ? Comment un accouchement bien vécu a pu au contraire apporter plus d'ouverture sur le plan érotique ?

Mon projet est d'explorer ces trois dimensions de l'impact de l'accouchement sur la sexualité à partir de témoignages de femmes/couples, recueillis séparément et/ou en commun, puis de transcrire le fruit de mes recherches en un livre.

Ni professionnelle de la naissance, ni journaliste, simplement mère de 3 enfants, engagée dans le milieu de la périnatalité, je suis passionnée par les sujets de la sexualité et de l'enfantement.

Contact : Catherine Chaumont par mail kate.bonobo@skynet.be ou tel 00 32 81 61 27 44. Anonymat respecté.

Modalités pratiques : Je peux me déplacer en Belgique et en France pour recueillir les témoignages en face à face de manière approfondie. Cela nécessitera des échanges très libres et qu'on m'accorde de pouvoir m'immiscer dans l'intimité du couple, dans ce qui était sa sexualité "avant" et dans ce qu'elle fut "après".

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vendredi 26 février 2010

Allaitement et instinct maternel : réflexions d'un médecin sur la pensée de Madame Elisabeth Badinter

J’ai travaillé comme médecin pendant 20 ans à la Maternité Nord du CHU de Grenoble, où j’étais spécialement chargée de parler de l’allaitement dans le cadre des cours de Préparation à la Naissance, avant d’aller voir après l’accouchement dans leur chambre les femmes qui le souhaitaient. J’avais lu alors avec un certain étonnement ce que disait de l’allaitement et de l’instinct maternel Madame Badinter dans son premier livre « L’amour en plus ». Je vois que 30 ans après elle réédite cet ouvrage et en ajoute un second qui va dans le même sens.

J’ai constaté avec surprise en la lisant, qu’il s’agisse de l’allaitement ou de « l’instinct maternel », une certaine méconnaissance de ces deux sujets de sa part.

Le journal La Croix du mercredi 10 février a réalisé un excellent dossier complet et objectif sur « Allaiter, ne pas allaiter, le choix des mères ».

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jeudi 28 janvier 2010

Education et rééducation du périnée par la Gymnastique Sensorielle Périnatale

LA GYMNASTIQUE SENSORIELLE PERINATALE (GSP) est une nouvelle méthode de préparation et d'accompagnement global à l'accouchement, à la naissance et à la parentalité.

Elle est issue de la Fasciathérapie et de la Somato-Psychopédagogie, fondées par Danis Bois, professeur et chercheur à l'Université Fernando Pessoa de Porto, directeur du CERAP, auteur de nombreux ouvrages tout public et scientifiques.

La GSP a été initiée par Martine De Nardi, à partir de l'application de ces outils au service de la périnatalité. Elle est également directrice du Diplôme Universitaire en Gymnastique Sensorielle Périnatale, formatrice en Fasciathérapie et Somato-Psychopédagogie, en cours de master 2 en Psychopédagogie-Perceptive avec une recherche scientifique sur « la relation materno-fœtale ».

Pour en savoir plus :

- Plus d'informations sur cette nouvelle technique d'éducation et de rééducation du périnée

- Le témoignage d'une praticienne, Johanna Laurent, sage-femme à Paris

- Le témoignage d'une patiente

- Des sites web

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lundi 25 janvier 2010

Actu : L'inceste - enfin - dans le code pénal

L'association internationale des victimes de l'inceste (AIVI) salue l'insertion de l'inceste dans le code pénal français. Un an, quasiment jour pour jour, après la sortie du rapport de la députée de l'Yonne Marie-Louise Fort, la loi qu'elle a fait voter en première lecture à l'assemblée nationale, va enfin être présentée en deuxième lecture.

Après un passage éclair au Sénat, l'abstention de la gauche, cette loi visant à insérer l'inceste dans le code pénal, à supprimer la notion de consentement de l'enfant, à organiser une prise en charge des victimes... va enfin voir le jour. Même si elle ne répond pas à 100% à nos attentes, c'est un premier pas vers la reconnaissance et donc la prise en considération de ce crime, véritable fléau de santé publique qui touche 2 millions de français (sondage IPSOS pour AIVI et AXA Atout Coeur 28 janvier 2009).

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mercredi 13 janvier 2010

Dentosophie : témoignage et interview

Quand mon aînée avait 5 ans, il était déjà visible que sa mâchoire serait trop petite pour héberger toutes ses dents sans qu'elles ne se chevauchent. On a donc commencé à réfléchir à la possibilité d'un traitement orthodontique. Mais un traitement traditionnel ne commence que quand les molaires définitives sont sorties, voire bien plus tard ; sans parler de l'inconfort, des douleurs, voire des dents saines arrachées, de ce type de traitement tardif (que j'ai subi lorsque j'étais enfant, d'ailleurs…). De plus, il me semblait illogique d'attendre si longtemps, alors que l'on sait que la mâchoire est bien plus malléable chez le jeune enfant. Il est admis, par exemple, que les tétées au sein modèlent la mâchoire, alors pourquoi ne pas commencer dès le plus jeune âge, dès que le problème est identifié ?

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mardi 12 janvier 2010

Témoignages : Tirer son lait au travail

Marie I. a repris le chemin du travail alors que son fils avait 3 mois et demi. Elle a tiré son lait jusqu'à ce qu'il ait 1 an. L'allaitement ne s'est pas arrêté pour autant ensuite. Il a maintenant 19 mois et s'est sevré depuis un mois. Marie nous raconte comment elle s'est organisée pour exprimer du lait et ce que poursuivre ainsi son allaitement lui a apporté.

Sophie D. est maman de quatre enfants, dont des jumelles, Aliénor et Mahaut, qui ont 9 mois, toujours allaitées. Elle nous raconte son périple alors qu'elle a décidé d'exprimer du lait à sa reprise du travail.

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jeudi 12 novembre 2009

Témoignagne : Nausées de grossesse, quand la gêne devient un risque sérieux pour la santé

« En 2000, c'est ma première grossesse. Avant même d'avoir un retard de règles, j'ai des nausées, des vomissements et une forte asthénie. Le gynécologue me dit de patienter, que c'est normal, que la grossesse n'est pas une maladie, etc. Les symptômes s'amplifient à nouveau. Il me donne du Primpéran. Complètement inefficace. Les symptômes s'intensifient : je ne supporte même plus de boire de l'eau, je vomis de la bile plusieurs fois par jour et je ne peux plus me rendre à mon travail. Je consulte un homéopathe, qui me donne un traitement qui marche 48 h. Et les symptômes reviennent. Je retourne voir le gynécologue, qui minimise, me dit qu'il faut être patiente et n'entend pas ma détresse. Je suis tellement fatiguée que je ne quitte plus mon lit. Parfois même, parler devient impossible car mon intellect est tellement KO qu'il ne trouve pas les mots lorsque je veux m'exprimer (impression terrible : votre cerveau ne vous obéit plus). Je vais aux urgences de l'hôpital de ma petite ville. Le médecin m'enferme dans une chambre, dans le noir, avec visites interdites, sous perfusion. Je continue de vomir, mais la perfusion améliore mon état de santé. Par contre, je me sens shootée. Après cinq jours on me dit que je vais mieux (je ne suis plus déshydratée), on m'apprend qu'on m'a donné un antidépresseur que je dois continuer de prendre et on me renvoie chez moi. Je suis enceinte de deux mois et j'ai déjà perdu dix kilos. L'antidépresseur me shoote, je me demande quelles conséquences il a sur le bébé, et les vomissements continuent... rien n'est résolu. Retour chez le gynécologue, qui me dit d'attendre le troisième mois, que tout va s'arrêter... Là, j'atteins un seuil critique : mon état général s'effondre à vue d'œil, mon homme est extrêmement inquiet, je n'arrive plus à parler du tout, je suis un légume inerte sur le lit.

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Témoignages : Dossier "Grands-parents"

Yael, 3 enfants : "Dans le cadre de l'association Mamayaya, j'ai souvent été amenée à entendre le témoignage de mères et de pères sur leur propre relation à leurs parents. Ils racontent les difficultés rencontrées sur leurs choix de maternage et de parentalité. Certains se font appeler soixante-huitards attardés, etc. Leurs choix, comme celui de l'allaitement long, le portage en écharpe, le cododo, l'utilisation de couches lavables, l'instruction en famille et l'accouchement à domicile sont perçus comme un grand retour en arrière, comme un retour au début de 20ème siècle. Pourtant, ces parents qui, aujourd'hui, ont choisi d'élever leurs enfants ainsi ne sont pas des babas cool (ou, en tout cas, pas uniquement !). Ils sont soucieux d'une éducation plus humaine, plus écologique, plus spirituelle. Aujourd'hui, nous avons accès en un rien de temps à autant d'informations qu'on le désire via le net mais, malgré tout, nous sommes éloignés les uns des autres, nous ne partageons plus les savoirs et les expériences de chacun. Nous courons vers la réussite matérielle, la réussite professionnelle, vers des images véhiculées par les journaux, sur un modèle du bonheur qui n'existe pas ! Tout comme nous, nos parents (je parle de cette génération née pendant la deuxième guerre ou juste après) ont connu ces grandes avancées de la technologie, du progrès, comme les machines à laver, la télévision mais aussi les grands progrès de la médecine, favorisant l'émergence du lait artificiel, la prise de médicaments à outrance et la surmédicalisation, etc. Ces changements ont permis aux femmes de pouvoir revendiquer et affirmer leur place, de se battre pour leurs droits autant sur le plan du travail que de la féminité ou de la politique : mais qu'en est-il du droit des mères ?

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Témoignages : Quand l'enfant sevré redemande à téter

"Calliste était allaitée à la demande depuis sa naissance – sauf les jours où je travaillais, bien sûr – et elle était globalement plutôt peu demandeuse : vers 4 mois, elle ne prenait que quatre tétées en journée et aucune la nuit. Au fil du temps, elle a été de moins en moins demandeuse.

J'ai eu mon retour de couches quand elle avait 17 mois. Comme nous souhaitions un deuxième enfant, je ne me suis pas protégée et je suis tombée enceinte au cycle suivant. Au cours de la grossesse, Calliste a de moins en moins demandé à téter. Il arrivait qu'elle restât même deux ou trois jours sans téter, parfois même plus ; mais elle disait, tout de même, en désignant du doigt chaque sein: 'pour Tallit' (pour Calliste); 'pour Lalie' (pour Eulalie). Lorsque sa sœur est née, elle avait 26 mois. Sa première phrase en la voyant, à la maternité, a été pour nous dire qu'elle avait fini de téter, qu'à présent c'était pour sa sœur.

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Témoignage : Etre mère après l'inceste

L'inceste que j'ai subi est un inceste qui s'est répété de génération en génération. Mon grand-père maternel a été violé, comme ses frères, par son père. Ma grand-mère maternelle a été violée à l'âge adulte, par son beau-frère. Ils se sont mariés ensemble parce que ma grand-mère avait perdu son prétendant en raison d'une grossesse consécutive à son viol (à l'époque, être fille-mère était très mal vu). Ils ont eu trois enfants, deux filles et un garçon. Mon grand-père a violé ses deux filles pendant des années, toutes deux ont demandé très tôt à aller en pensionnat (vers 13-14 ans), mais aucune des deux ne savait que l'autre vivait le même calvaire. Elles l'ont su à 20 ans : seule ma tante a entamé une psychothérapie qui ne l'a jamais sortie de sa dépression, de son anorexie et maintenant de son alcoolisme, malgré son mariage et ses deux enfants. Les membres de ma famille avaient une éducation très stricte (coups de bâton...) et beaucoup de sujets tabous (pour avoir demandé la signification du mot 'enceinte' à sa mère à 12 ans, ma mère a reçu une gifle). La sexualité a toujours été vécue comme quelque chose de très sale, de très mal... et cela a été transmis jusqu'à moi..

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