Le Blog

mardi 3 novembre 2015

Films et conférences à Nogent-sur-Marne (94)

La programmatrice du cinéma Royal Palace à Nogent sur Marne (94), Fanchon Grasser, travaille à un formidable projet pour cette année scolaire 2015-2016, qu'elle nomme "En quête de sens, pour un monde empathique".

Tout au long de l'année, des films seront ainsi programmés au Royal Palace, sur des thèmes qui donnent envie d'agir et réagir, et seront suivis d'ateliers et de conférences. Avec un éclairage bienveillant, chacun des thèmes des films s'interconnecte: l'éducation, l'alimentation, les médias et le pouvoir, le travail, la communication non violente... Les débats, rencontres, ateliers et échanges amèneront les spect'acteurs à trouver ensemble des idées, à les associer à des actes pour accompagner notre (r)évolution personnelle, quotidienne, humaine et citoyenne.

A venir:

Le 07 novembre 2015 à 19h30: Etre et Devenir, documentaire de Clara Bellar sur l'éducation et la non scolarisation. Le film sera suivi d'un échange avec la participation exceptionnelle d'Isabelle Filliozat (psychothérapeute et auteure de nombreux ouvrages sur la parentalité positive). Entrée à 12 euros.

Le 20 novembre 2015: en avant-premier, le film Demain.

Le 26 novembre 2015: Howard Zinn, une histoire populaire américaine; suivi d'une rencontre en présence d'Olivier Azam.

Le 10 décembre 2015: ciné-rencontre en présence de Pierre Carles avec le film Opération Correa.

Le 15 décembre 2015: ciné-débat organisé par la LDH autour du film La Forteresse.

Pour plus d'information:

www.royalpalacenogent.fr

www.filliozat.net

jeudi 3 septembre 2015

Journée Internationale pour la Libre Instruction 2015

A l'occasion de la JIPLI, pique-nique, dimanche 13 septembre à partir de 12h30, à Compiègne, au parc du Château, pour les familles non-sco ou intéressées par la non-sco et/ou par les modes d'instruction alternatifs. En cas de pluie, Anne-Claire vous accueillera pour un café chez elle (proche centre-ville et proche du parc), l'après-midi.

Familles scolarisant leurs enfants bienvenues !!

Pour toute précision, contacter par mail : akazfranceAENLEVER@hotmail.fr

mercredi 24 juin 2015

Les pères et l'allaitement

La fête des pères, c'était ce week-end. Mais l'allaitement, c'est toute l'année!

Alors voici un lien vers le blog d'une maman allaitante qui, dans un article délicieusement bien mené, nous présente l'allaitement par les yeux d'un papa... un pap'allaitant, même! Ces pères qui soutiennent leurs compagnes allaitantes, qui vivent l'allaitement avec évidence et qui trouvent leur compte dans une relation nature et complice entre maman et bébé. D'ailleurs, le blog en lui-même regorge d'articles croustillants: juste1truc.blogspot.fr est un blog qui aborde le maternage proximal avec la plume fraîche et franche d'une maman au quotidien.

Bref, je vous laisse à votre lecture. Savourez!

http://juste1truc.blogspot.fr/2014/10/les-papas-et-lallaitement.html

lundi 18 mai 2015

Semaine Mondiale de l'Accouchement Respecté 2015

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mercredi 13 mai 2015

Portage et handicap, témoignages

Dans le dernier numéro de Grandir Autrement, le numéro 52, les abonnés trouvaient un article sur le portage et le handicap, dans lequel plusieurs témoignages de parents et de professionnels illustraient combien porter un enfant peut aider à créer du lien et de la complicité et à surmonter les difficultés d'un handicap, qu'il soit du parent ou de l'enfant. En complément de ces paroles déjà publiées, voici de nouveaux témoignages ici sur ce blog, rapportant des situations où le portage a été bienvenu dans la relation parent-enfant.

Bonne lecture!

Florence, présidente de l’association Handiparentalité

"Je suis Florence, 32 ans, maman d'un garçon de 7 ans. Je suis atteinte d'Ostéogénèse Imparfaite communément appelée « maladie des os de verre » et je me déplace en fauteuil roulant manuel. Quand j'étais enceinte, je me suis posée beaucoup de questions. Je savais que j'étais prête pour la maternité. J'avais ça en moi. Bien qu'autonome, je savais aussi qu'il me faudrait faire face à quelques difficultés liées à mon handicap et à y pallier avec des astuces. J'avoue avoir essayé une poussette quand j'étais enceinte de 4 mois. Je me suis vraiment demandé ce que j'allais en faire... Ensuite, sur un forum de discussion, j'ai rencontré Claire, une future maman atteinte de la même maladie que moi. Nous avons parlé des écharpes de portage. Il y a 8 ans de cela, le portage n'était pas aussi en vogue que maintenant. Chercher de la ressource était compliqué, surtout en étant une future maman handicapée. J'ai donc accepté de participer à un reportage télévisé sur cette thématique, en espérant faire avancer les choses. Au final, j'ai créé en 2010 l'association « Handiparentalité » pour proposer aux parents et futurs parents en situation de handicap les ressources dont ils pourraient avoir besoin. Quand mon fils est né, à 35 semaines et par césarienne, ce fut un incommensurable bonheur. Il était là, tout frêle avec ses 45 cm. En salle de réveil, j'ai pu l'allaiter et le poser contre moi. Il adorait être sur mon ventre. Il était apaisé. Au retour à la maison, il fallait vite que je trouve des astuces pour être autonome avec lui. Son papa reprenait le travail et il faut dire qu'il ne m'a pas aidé à me sentir bien dans ma maternité au début. La ressource, je l'avais en moi finalement. Soit j'entourais mon coussin d'allaitement autour de moi en coinçant les extrémités derrière mon dos pour lui faire un petit nid douillet contre moi, soit je le portais en écharpe. J'avais trouvé deux positions avec l'écharpe. Les nœuds ne devaient pas être très conventionnels mais ça allait. Il était dans une bonne position, bien confortable. Je pouvais pousser mon fauteuil roulant avec mes mains libres. Je pouvais vaquer à mes occupations à la maison; j'avais arrêté mes études en fac d'Histoire de l'Art pour m'occuper de mon bébé. Je ne pouvais pas sortir avec lui en voiture. J'avais quelques angoisses et je n'avais pas trouvé d'astuces. Aujourd'hui, je suis certaine que j'aurai pu avoir davantage d'autonomie avec lui petit en ayant un accompagnement personnalisé. Quand on sortait, avec le papa ou avec la famille, c'est moi qui faisais office de poussette la plupart du temps. On sortait léger. Quand il a grandi, je le mettais assis face au monde attaché à moi avec un grand foulard ou avec une ceinture à scratch. J'ai toujours eu une complicité extraordinaire avec mon fils. A 7 ans, je ne le porte presque plus sur mes genoux, ou vraiment 5 minutes car il devient costaud et je lui dis qu'il va bientôt me dépasser, ce qui le fait beaucoup rire. "Tu es une petite maman, mais on fait plein de choses ensemble. Tu es ma maman d'amour, ma petite fleur", me dit-il souvent. Néanmoins, j'aurai aimé avoir de l'aide. Aujourd'hui, grâce à l'association, j'ai rencontré plein de personnes ressources comme Solène qui nous avait proposé un atelier portage en 2012. Un de mes dessins illustre son flyer aujourd'hui. J'aime dessiner la maternité. Je pense aussi à Elodie qui m'avait fait essayer un sling. Je pense aussi à Corinne qui travaille avec nous comme puéricultrice, formée au SAPPH et formée au portage. Je pense à Karine de « Côté cœur » qui nous a offert des portes bébés….. Nous avons une puériculthèque avec une trentaine de porte-bébé et d'écharpes (des pré-formés, des slings, des bandeaux peau à peau...), de quoi essayer en atelier avec nous et d'emporter à la maison si besoin. J'aimerai avoir un enfant avec Anthony, mon nouveau compagnon. J'espère revivre à nouveau cette joie. Le portage, c'est vraiment un outil de bonheur et d'autonomie !"

Témoignage d’Emy, maman de L. 6 ans, présentant hypotonie liée à une hyperlaxité, un retard de développement et des troubles des apprentissages et du langage ainsi qu’une très grande fatigabilité, symptômes dont l’origine est encore inconnue à ce jour.

« J’ai découvert le portage avec mon premier enfant. Quand L. est née, c’est naturellement que j’ai voulu la porter elle aussi. Au fil du temps je me suis rendue compte qu’elle était différente et il m’a fallu du temps pour réussir à me faire entendre du corps médical. Je me souviens d’une puéricultrice qui m’a asséné un «  si elle ne marche pas c’est à cause de vous, tant que vous la porterez elle ne marchera pas ! » péremptoire et culpabilisant… Je savais au fond de moi que cette femme avait tort, et pourtant…Ses mots m’ont meurtrie, réellement, durablement. La petite voix s’insinuait en moi, et si elle avait raison ? Aujourd’hui je sais qu’elle avait tort, que c’est en partie grâce au portage que j’aide ma fille à prendre conscience de son corps, de son centre de gravité. Mais à cette époque où j’angoissais de ne jamais la voir marcher, son savoir de soignant m’a fait mal. Quand j’y repense quelle idiotie ! Elle n’aurait pas marché plus en poussette… Quand elle était petite, L.avait un reflux et un grand besoin d’être contenue et contre moi. Je la portais toute la journée et parfois même la nuit… Pendant de longues années, le portage m’a servi de réponse à des colères monumentales qui me laissaient désemparée… Aujourd’hui, je ne la porte qu’en déplacement, lorsqu’elle est trop fatiguée pour marcher ou à des endroits où son fauteuil récemment acquis ne passe pas. Cela permet à notre famille de continuer à vivre sans limite, nous avons pu visiter la dune du Pila, nous continuons les balades en forêt… Le portage est avant tout pour nous un partage. Elle aime être sur mon dos, à hauteur d’adulte et deviser de ce que nous voyons. Elle aime s’y réfugier quand ça ne va pas mais aussi quand ça va bien. J’aime l’y accueillir, j’aime sentir son souffle dans mon oreille, sa main qui retombe contre mon bras ou qui caresse doucement ma nuque, j’aime sentir ses petits yeux qui observent les mêmes choses que moi, j’aime cette proximité qu’elle décide elle-même d’installer ou non, j’aime quand elle se laisse aller la tête enfouie dans mon cou, j’aime l’impression que ça me donne d’être encore un peu son pilier dans une vie pas toujours facile mais qu’elle traverse avec une force inouïe. J’espère avoir les moyens physiques de continuer encore longtemps avec elle cette belle aventure qui nous permet malgré tout d’entreprendre tout ce que l’on souhaite sans nous soucier des limites de son corps… »

Témoignage d’Anaïs Louche, psychomotricienne qui accompagne L. en tant que thérapeute

"Travaillant avec des enfants de la naissance à 6 ans, le portage peut être évoqué dans mes rencontres avec les enfants et leurs parents. En tant que psychomotricienne, je ne me considère pas comme “spécialiste” du portage, mais plutôt comme une professionnelle du mieux-être psycho-corporel de l’enfant. Le portage me paraît essentiel pour renforcer les échanges toniques, affectifs et soutenir les liens parents-enfant, mais également favoriser des moments de bien-être partagé avec son enfant. Par portage, j’entends dans les bras, mais également en écharpe, ou autre moyen de porter. Ses bienfaits ont été démontrés pour un enfant, mais aussi pour son parent, y compris dans le champ du handicap, voire surtout. Je n’aborde pas systématiquement la question du portage avec chaque famille, car le portage découle d’un choix délibéré, et implique bien plus qu’un contact entre deux personnes. Mais je le pense utile, notamment pour les tout-petits pour qui l’entrée dans la vie a été difficile (prématurité, souffrance à la naissance…) et/ou pour qui la relation parent/enfant a pu être fragilisée (séparation pour soins, annonce d’un handicap…). Dans ma pratique avec des enfants plus grands, le sujet est plutôt abordé avec des parents demandeurs, et souvent, ayant déjà porté leur enfant petit. Mais parfois, le regard des autres (famille, professionnels...) sur cet enfant « trop grand pour être porté », peut mettre à mal la nécessité ou la volonté de porter son enfant. J'ai réellement découvert le portage pour « grands » avec L et sa maman. Quand je rencontre L, elle a presque 3 ans et est portée depuis toute petite. Actuellement, L est fatigable et sait demander d'être portée lorsque nécessaire; très câline, elle l'apprécie aussi juste pour le plaisir. Sa maman me semble à même de reconnaître les différents besoins de sa fille et d'y répondre de manière adaptée, tout en écoutant les siens. Le portage reste abordé comme nécessité mais aussi plaisir partagé, toujours avec le souci de favoriser l'autonomie de L. Par nos rencontres, j'ai pu me familiariser avec différents moyens de portage, les essayer, les questionner, et les considérer comme des alternatives possibles aux moyens techniques spécialisés. Ce sont ces échanges qui m'ont permis d'élargir mon regard, et m'ont appris que l'expérience, même difficile, est source d'apprentissage et que les parents ont tout à gagner à la partager. De mon point de vue de professionnelle, le portage est abordé, au préalable au travers de postures, de portés dans les bras, favorisant le bien-être de l’enfant, le contact et les interactions parent-enfant. Les enfants que je rencontre gardent souvent une anxiété, une forte tonicité liées à l’urgence des premiers soins reçus. Les parents restent également stressés. Le portage peut alors favoriser une détente des deux partenaires, et on peut observer un enroulement physique, un rassemblement de l’enfant dans le respect de sa position physiologique. Le portage peut également permettre une réassurance réciproque et soutenir la construction du lien de confiance entre l’enfant et son parent. Les bébés ayant plutôt des difficultés motrices ou sensorielles profitent de ce corps à corps : le portage les place dans une position physiologique leur demandant une participation active réflexe et non une totale passivité. Il leur permet de ressentir leur corps malgré les difficultés, favorise une meilleure perception du mouvement, du déplacement en appui sur le corps du parent. Enfin, il permet un véritable “dialogue tonico-émotionnel” avec le parent… Nous pouvons partir du constat que ces enfants au développement différent de la norme ont les mêmes besoins que tout autre enfant, et que de veiller particulièrement à leur bien-être favorise leur développement en tant que sujet. Même une fois plus grands, les enfants que j’ai rencontrés apprécient cette relation privilégiée qu'offre un moment de portage car elle est rassurante, reposante et peut parfois pallier un manque d’accessibilité au monde (enfant en fauteuil ou poussette…). Parfois, par une verticalité en hauteur favorisée, elle permet un autre regard et une autre participation au monde qui les entoure. Si la limite rencontrée au souhait de porter son enfant est physique, pour l’enfant (sonde, harnais…) comme pour le parent (mal de dos, difficultés physiques…), je pense que l’on peut s’adapter à chaque situation parent-enfant, par exemple en portant sur des temps plus courts, en modifiant la position de portage etc... Porter son enfant implique un temps d’apprentissage, parfois avec l’aide et les conseils de professionnels concernés. Il ne faut pas hésiter à les interpeller! Cela ne s'annonce pas toujours aussi facile qu'on le pense et les échanges avec des parents ayant vécu cette expérience est également riche d'apprentissage. La limite que je rencontre dans ma pratique est principalement la difficulté psychologique du parent.  Porter son enfant implique un rapproché corporel et une volonté “psychologique” qui n’est pas toujours aisée pour tous. On ne mesure pas assez l’implication que cela demande au parent d’un enfant différent, et cela dès la première rencontre avec cet enfant : soutenir psychiquement son enfant, le porter dans sa tête, l’imaginer, lui parler et le sentir. Dans le portage, la proximité du corps à corps nécessite avant tout un bien-être du parent. Si ce n’est pas le cas, la situation peut être vécue très difficilement par le parent. Des émotions et idées négatives peuvent apparaître et l’enfant va ressentir ce mal-être, l’exprimer dans son corps ou par des pleurs. Le portage n’aura alors pas les bienfaits souhaités. Porter son enfant n’est pas si facile et évident quand on y pense, même si cela est “inscrit dans nos gènes”! Une limite certaine du portage est celle des normes de sécurité d'utilisation du matériel utilisé, par exemple en fonction du poids de l’enfant. Mais les limites viennent aussi du corps de l’adulte, qui même s’il se muscle avec l’expérience, doit aussi s’écouter et ne pas s’oublier : l’enfant a besoin de son parent, et il en profitera davantage si celui-ci est en bonne santé! Si le parent est douloureux ou non disponible psychiquement, l’enfant le ressentira, et l'exprimera de manière tonique. Le portage doit rester un moment de plaisir partagé pour l’enfant comme pour son parent. En outre, il me paraît important de veiller à ce que le portage soit adapté au rythme de l’enfant, à ses besoins et à son niveau de développement. En dehors des temps de portage, l’enfant a besoin d’expérimenter sa motricité au sol et cela de plus en plus souvent, au fur et à mesure qu’il grandit. Son développement psychomoteur implique des temps d’éloignement corporel de son parent, pour pouvoir grandir en tant qu’individu. Mon expérience me montre que le professionnel accompagnant régulièrement l'enfant a une connaissance théorique du développement de l’enfant (et non dépositaire d’un savoir inébranlable!), mais que ce sont avant toute chose les moments de partage et d’échange avec les familles, avec leurs pratiques – parfois imaginatives ! – qui permettent que de ces rencontres naisse la volonté d’une co-construction pour un mieux-être psycho-corporel et relationnel de l’enfant, et de fait, de son parent. Ces rencontres avec des familles parfois déroutantes, parfois surprenantes par leur énergie et leur volonté, me permettent de réfléchir, de repenser ma pratique pour un meilleur accompagnement. Elles ouvrent vers de nouveaux horizons possibles pour ces enfants, pour qui le lien avec son parent peut être mis à mal, tout comme l'ont été ces premières années de vie si importantes dans le développement psychomoteur et relationnel de l’enfant... »

Témoignage d’une adhérente de l’association Handiparentalité :

« Les enfants ont une fabuleuse capacité d'adaptation. Très jeune, le tout-petit sera conscient de nos limites physiques ou sensorielles et saura faire avec. Les difficultés rencontrées au quotidien ne nous empêchent pas de jouer pleinement notre rôle de parents. En grandissant, notre enfant posera inévitablement des questions et c'est à nous de trouver les bonnes réponses pour le rassurer et pour qu'il se construise de façon équilibrée. En général, ce sont les regards des autres et de la société qui peuvent être mal vécus par nos enfants, voire par nous-mêmes. Etre en situation de handicap est tout à fait compatible avec la parentalité ; nous pouvons être des parents formidables, dotés d'une grande écoute. Un enfant aura une existence très heureuse auprès de parents « différents ». Il développera certainement de nombreuses qualités, notamment la tolérance. Il me semble qu'aujourd'hui, ce sujet encore un peu tabou suscite toujours beaucoup d'interrogations et de préjugés de la part de notre société. A nous, par nos divers exemples, de faire avancer et changer ce regard pour qu'enfin nous soyons reconnus en tant que parents à part entière. Ainsi, n'ayez plus peur de vous « lancer » : avoir un enfant c'est aussi et surtout une formidable aventure humaine, que l'on soit handicapé ou non. "

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