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Le Blog

mardi 15 juin 2010

3éme colloque du collectif « Pas de zéro de conduite pour les enfants de trois ans » : le samedi 19 juin à Paris

Collectif « Pas de zéro de conduite pour les enfants de trois ans » Information aux 200 000 signataires de l’appel – mars 2010



« Pasde0de conduite » vous invite à son 3e colloque scientifique et de société sur le thème : « Les enfants au carré ? Une prévention qui tourne pas rond ! », Prévention et éducation plutôt que prédiction et conditionnement.

Le samedi 19 juin 2010, au Palais de la Mutualité – Paris

Programme et bulletin d’inscription sur :

http://www.pasde0deconduite.org/IMG/pdf/programme_colloque_pasde0deconduite_19juin2010.pdf

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Une 2éme date pour "Naissance" : le 23 juin 2010 à Paris 19ème

Une date supplémentaire pour la représentation de Naissance a été décidée pour le mercredi 23 juin 2010 à Paris 19è, celle du 15 étant complète !

Réservez vos places sur le site et faites-le savoir autour de vous : http://www.femmes-sauvages.fr/bold/

Le mouvement BOLD prend de l'ampleur en France !

lundi 17 mai 2010

Témoignage : Les vertus du jeu

Complément web au Hors série n°6

Indispensable à la construction de l’enfant, le jeu permet d’alterner des périodes de plaisir et de tension, de relaxation et d’excitation, de solitude et socialisation offrant ainsi un éventail de possibilité à son cheminement.

Jean, 2 enfants raconte ‘’Autant notre fils de 7 ans adore jouer avec ses amis, autant lorsque nous rentrons à la maison, il file illico s’installer avec ses playmobils. Il entre alors dans un monde dont il semble avoir grand besoin pour se ressourcer après l’excitation d’un moment en groupe.’’ De plus, le jeu pourra s’avérer être un excellent allié lors de situations pénibles. Qu’il s’agisse de préparer un enfant ou au contraire de revivre avec lui des moments difficiles, il permet de s’approprier la situation et d’en devenir un acteur plutôt qu’une victime. Sans compter qu’en jouant un rôle, même le notre, il est souvent plus aisé de s’exprimer, de nommer ses peurs et de s’en libérer. Rose-Marie maman de deux enfants se rappelle : ‘’ Avant d’aller à l’hôpital nous jouions au docteur avec notre fille. C’était une façon de la préparer dans la sécurité du cocon familiale. De retour à la maison, souvent elle rejouait la scène avec ses poupées. Cela lui faisait un bien fou et nous donnait de nombreux indices sur la façon dont elle avait vécu le moment.’’

Pour finir, le jeu constitue un formidable lien entre les fratries et les générations, un moment de trêve, où chacun oublie ses tracas et ses exigences à l’endroit des autres. Un moment où il fait bon être ensemble tout simplement rassemblés autour d’une même activité. Et si le jeu a longtemps rimé avec confrontation au gré des différentes civilisations, arrive à présent un nouveau genre; celui des jeux de coopération où au lieu de compter les points, de coloniser des territoires ou de mettre à mort un adversaire, il faudra plutôt s’unir pour trouver une solution, protéger une espèce, venir à bout d’une mission. Une façon de cultiver la paix, de perpétuer les valeurs familiales qui nous sont chères et de faire ensemble après l’incroyable période du ‘’moi tout seul’’.

Témoignage : Le jeu imaginaire est le vrai travail de l’enfance

Complément web au Hors série n°6

Par Catherine Forest, maman élevant ses trois filles en famille. http://catherine-et-les-fees.blogspot.com

N’avez-vous pas parfois l’impression que c’était plus facile d’être mère dans le temps de nos grands-mères ? Pourtant, elles avaient tant à faire, ces femmes. Elles n’avaient pas la télé pour garder les enfants occupés pendant qu’elles accomplissaient leurs tâches ou encore un micro-ondes pour réchauffer un repas en vitesse avant le cours de gymnastique de la petite dernière. Mais peut-être justement que c’est pour cela qu’être mère à cette époque était plus simple. Les parents travaillaient physiquement, les femmes lavaient les vêtements à la main, fendaient le bois et travaillaient aux champs. Les jeunes enfants jouaient près d’elles et commençaient à les imiter dès qu’ils étaient en mesure de le faire. Les petits étaient portés en écharpe et n’étaient pas continuellement stimulés, ni constituaient le centre d’intérêt, ils participaient simplement à la vie de tous les jours à titre de spectateurs.

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Joueurs de nature - 45 jeux traditionnels en land art de Marc Pouyet

Complément web au Hors série n°6

Voici un livre remarquable pour passer des heures de jeu dans la nature. Non seulement cela permet de créer de magnifiques jeux à partir de matériaux trouvés sur place, mais le livre explique également les règles de jeux originaux. Les photos sont somptueuses et donnent envie de s'y mettre tout de suite ! On peut d'ores et déjà se mettre l'eau à la bouche en regardant des photos sur le blog de l'auteur : http://www.marc-pouyet.net/?p=274

Livre publié aux Éditions Plume de Carotte (2010)

Témoignages : Apprendre en jouant

Complément web au Hors série n°6

« Le jeu a une place importante dans les apprentissages de nos enfants. Il y a eu d'abord le vocabulaire pour lequel je fais particulièrement attention en glissant de temps en temps des mots qui les interpellent (ou non !) et ce dans n'importe quel jeu.

J'essaie aussi de "faire passer" des notions - de mathématiques : tri, classement, formes, avec les cubes et les balles. Ma fille apprécie aussi beaucoup le Monopoly Junior. - de géographie : en jouant avec les animaux que l'on place de manière à représenter la planète (les animaux du désert, de la savane, de la forêt, de la ferme, des océans...) ; puis, avec les playmobils, on joue aux explorateurs (jeu que mes enfants apprécient particulièrement). On joue aussi à découvrir les noms des pays, des continents, des océans, des mers, des massifs montagneux et des capitales en promenant nos doigts sur un planisphère affiché. - d'histoire : en jouant au château fort (toujours avec les playmobils) - de sciences : j'ai confectionné des organes en tissu avec lesquels ils rigolent bien en les plaçant et replaçant sur leur corps ou celui d'un autre, mais aussi en expliquant à qui veut bien les écouter à quoi sert chaque organe. Leur grand-mère leur a donné un crâne en plastique dont les dents se détachent de la mâchoire, ce qui leur permet d'apprendre le nom des dents en les faisant "tomber" tout en riant de bon cœur !

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Témoignages : Jeu et sexisme

Complément web au Hors série n°6

« Je trouve très difficile de distinguer ce qui vient "naturellement" et ce que l'on impose aux enfants en terme de jouets selon leur sexe. Mon aîné, Loïs, était gardé avec deux garçons plus grands, donc il n'avait à disposition que des jouets "de garçon". Avant d'avoir 2 ans, il est devenu complètement passionné par les voitures, et la réaction habituelle des gens face à ça, c'est "C'est bien un garçon !", comme si les filles ne pouvaient pas s'intéresser aux voitures. Je n'aime pas catégoriser comme cela, mais ce n'est pas évident d'éviter l'influence de la société.

On a fêté le Noël des 2 ans de Loïs avec sa cousine du même âge, et quand ils ont déballé tous leurs cadeaux, on aurait dit un cliché grandeur nature : Loïs avait eu des petites voitures et une grosse voiture de pompiers avec un casque et sa cousine un poupon avec tous les accessoires, biberons, etc. Ils avaient eu aussi chacun un ordinateur portable pour enfants, c'était le seul cadeau unisexe – est-ce que la technologie permettrait de moins discriminer les enfants ?

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Témoignages : Jeu et violence

Complément web au Hors série n°6

« Les jouets que j'évite volontairement, ce sont toutes les armes et les jouets de guerre. Depuis qu'il va à l'école, Loïs a déjà appris à tirer sur les gens avec son doigt pour les "casser", je trouve que ça suffit ! Parfois, ce n'est pas évident d'échapper à ce type de jouets. Ma mère, par exemple, achète des pistolets et des armes. Je le laisse jouer avec chez elle, mais je n'en ramène pas chez nous. Là, il a deux épées et un bouclier que l'on m'a donnés. Je suis moins négative vis-à-vis des épées, d'autant qu'il aime bien Zorro, que l'on regarde ensemble (malgré les combats, c'est plutôt soft, Zorro, je trouve).

Un truc qui m'énerve plus, c'est, par exemple, le traiteur chinois à côté de chez nous. Il fait plein de pliages en papier (fleurs, avions, etc.) qui décorent son magasin et il en donne généralement un à chaque achat. Quand je suis seule, il me donne souvent une fleur ; mais, si Loïs est là, il lui donne systématiquement un pistolet en papier... Même si Loïs ne s'y intéresse pas beaucoup : l'autre jour, il me demandait si le pliage pouvait représenter une voiture de course si on le tenait à l'envers ! »

Marjorie M., un enfant

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Témoignages : Parents et enfants en école Steiner

Complément web au Numéro 23

Notre aîné Gabriel, 3 ans et 4 mois, est dans un jardin d'enfants Waldorf depuis septembre 2009. Je dois vous dire que nous n'étions pas des férus de la pédagogie Steiner, que nous ne connaissions d'ailleurs pas du tout. Nous avons "croisé" le jardin d'enfants tout à fait par hasard. Une amie, dont les trois enfants sont allés au jardin d'enfants, nous avait proposé, quand Gabriel était petit, de venir aux fêtes que l'école organise et qui sont ouvertes à tout le monde (marché de Noël, fêtes des saisons, etc). Nous regardions cette pédagogie d'un oeil un peu sceptique, mais je dois reconnaître avoir été très agréablement surprise, dès ma première visite, par l'ambiance qui régnait dans ce jardin d'enfants. Et je me souviens surtout d'avoir remarqué combien les grands aidaient les petits (à monter les escaliers, à s'habiller...).Puis le moment du choix d'une école maternelle est arrivé et nous sommes allés discuter avec la jardinière, au cas où... pour finalement inscrire notre fils un mois après.

Le jardin d'enfants Waldorf me paraît un beau cadeau pour un petit enfant. Mon fils y fait du pain, de la peinture sur du papier mouillé, et surtout il joue, il joue librement, aussi bien dans le jardin qu'à l'intérieur. Tout cela sans jamais être jugé (qu'il frappe ou qu'il soit frappé) et sans jamais être stressé. Et, je le vois à la maison, son imagination ne fait que se développer de jour en jour : un bout de pain est un crocodile, un bateau, un oiseau.

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Faire du pain : une fête qui engage l'enfant dans sa globalité

Complément web au Numéro 23

Dans les jardins d’enfants Waldorf, les jardinières et les jardiniers d’enfants s’efforcent d’équilibrer les périodes de jeu libre avec des activités vivantes et significatives et des tâches de la vie quotidienne. C’est ainsi qu’un jour de la semaine est réservé pour la fabrication du pain.

Pour avoir du pain sur la table, nous n’allons pas simplement au supermarché, mais sa fabrication implique le travail humain. En participant ainsi, de façon ludique, chaque semaine, l’enfant intègre les différentes étapes nécessaires à sa préparation et la valeur du travail humain.

Il est de pratique courante en automne, que le ou la jardinière ramène des gerbes de blé d’une ferme biologique locale et que, pendant plusieurs jours, les enfants s’affairent à battre et à trier le grain avant de le passer au moulin manuel. À force d’un effort enthousiaste et soutenu, les enfants découvrent comment obtenir une farine fraîchement moulue à partir du grain.

Puis, au fil des semaines, cette farine est transformée en miches de pain nourrissantes et odorantes. Pendant que les enfants s’adonnent au jeu libre, la jardinière prépare la pâte à partir d’ingrédients tous aussi naturels que possible et préférablement de qualité biologique, voire bio-dynamique, afin que l’enfant, dès le plus jeune âge, apprécie des aliments de qualité. Certains enfants se joignent spontanément à l’activité et demandent à assister l’éducatrice, puis retournent à leurs occupations pendant que la pâte se repose et lève.

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