Complément web au Numéro 23
J'ai grandi dans une famille où l'on ne se montrait jamais nu. Un jour, jeune adolescente et partageant chez des amis une chambre avec ma mère, elle a laissé glisser sa serviette, découvrant ses seins, et elle s'est aussitôt excusée. C'est à peu près le seul souvenir marquant que j'ai de la pudeur en famille. Je ne voyais jamais mes parents nus, ni même mon frère, et d'ailleurs, je n'ai jamais vu mes parents s'embrasser sur la bouche.
Les naturistes étaient, pour moi, de gentils hurluberlus. Je ne les connaissais pas. Je trouvais saugrenue l'idée de vivre à poil, mais cela ne me dérangeait pas non plus. Au fond, c'était même un joyeux sujet de plaisanterie. Les naturistes étaient loin et je pensais ne jamais les rencontrer.
Jeune adulte, c'est à dire à peine la majorité passée, j'ai travaillé comme modèle pour des artistes photographes. Je posais souvent nue... Un jour, alors que j'étais désormais mariée et mère d'un enfant de 2 ans, un ami photographe me contacte pour nous proposer des vacances en famille en camping naturiste en échange de temps de pose pour la réalisation du catalogue du centre et de son réseau. Au départ, je me sens un peu méfiante. Je fais part de cette proposition à mon mari qui, à ma grande surprise, accepte.






