Allergies
Par Grandir Autrement le jeudi 22 mars 2007, 20:25 - Témoignages - Lien permanent
"Mangez des laitages !" Voilà de quoi on nous rebat les oreilles depuis notre enfance. Alors quel choc quand, en faisant ma rééducation périnéale avec une sage-femme très branchée nature, j'entends "Méfiez-vous des laitages, évitez d'en consommer". De retour chez moi, très intriguée, je commence mes recherches sur internet. Effectivement, ce que je trouve confirme ces dires. Mais je passe outre, pour le moment. Mon fils va bien, il a une croissance superbe, 80 grammes par jour.
Il a à présent deux mois et un léger eczéma sur le visage. Je ne m'inquiète pas outre mesure. Mais rapidement, cet eczéma se surinfecte, je l'amène chez mon médecin généraliste, maman de plusieurs enfants elle-aussi. "Non non, c'est normal, ça s'appelle l'eczéma du nourrisson, tenez, je vous prescrit de la cortisone". Là, la confiance commence à se rompre. Mon bon-sens se heurte à l'avis médical. Je me dis "S'il y a de l'eczéma, il y a forcément une raison, pourquoi traiter cet eczéma si on n'en recherche pas la cause ?". Je cherche, je tourne en rond, et les mots de la sage-femme me reviennent en mémoire. Et si c'était le lait ? J'allaite encore à 100 %, je commence à restreindre un peu ma consommation. Il me semble qu'il y a une légère amélioration. Un après-midi, je craque, et je me lâche sur du chocolat au lait. Un quart d'heure après, je vois bien une différence, une belle aggravation de l'eczéma sur les joues !
Les jours passent. Un jour, après avoir bu un café au lait, j'embrasse mon fils sur le ventre. Quelques minutes après, je vois son ventre. Étrange, il y a un bouton, je ne l'avais pas vu tout à l'heure. Comme un bouton d'ortie, blanc sur fond rouge. Un autre bouton arrive, puis un autre, et encore un autre. Je prends un linge imbibé d'eau et je nettoie. Presque instantanément, tous les boutons disparaissent. Je commence à réfléchir à la piste de l'allergie. Sans passer par mon médecin, je prends donc directement rendez-vous chez l'allergologue. Le verdict tombe. Allergie aux protéines de lait. Oui, mais... allergie également aux protéines de blé et au blancs d'œuf. Et puisque j'allaite, c'est donc moi qui me retrouve au régime, un peu seule, ayant pour seule référence le site du Ciccba pour m'aider à faire mes menus. Et là, je découvre que les bonbons sont faits avec du glucose de blé, que le jambon blanc contient du dextrose de blé, et que la vie est très compliquée d'un seul coup. Mais surtout, par dessus tout ça, le poids de la culpabilité... Mon enfant a été sensibilisé in utero, c'est-à-dire que c'est par la faute de mon alimentation qu'il est devenu allergique ! Je me sens mal... S'ensuivent des erreurs, le temps de se rôder à ce qui va devenir une routine : par exemple, ne pas manger de pain, et si on en mange, se laver les mains avant de toucher bébé, ou sinon le résultat dans les minutes qui suivent sera une poussée d'urticaire avec la forme de mes mains sur le corps de mon fils…
Sur le coin d'une étagère, de la cortisone, juste au cas où... Et puis ensuite, l'incompréhension des gens parfois, forcément, ils ne peuvent pas savoir... Une fois, une petite fille prenait son goûter et je lui ai dit de ne pas toucher mon fils, parce qu'il avait des allergies. La mère m'a regardé d'un air narquois et elle me dit : "Ben quoi, c'est pas contagieux !". Non, mais chez mon fils, le simple contact, même indirect, peut déclencher une crise d'urticaire.
Puis il a fallu trouver une nourrice qui accepte toutes ces contraintes. Là, nous sommes chanceux, nous tombons sur une super nounou ! Je reprends donc le travail, et mon fils refuse toute diversification, comme ça arrive souvent chez les bébés allergiques. Il a 8 mois 1/2, il ne veut rien d'autre que mon lait, nous avons pourtant réussi à faire le protocole pour que le lait hydrolisé nous soit remboursé. On ne veut pas me donner mon heure d'allaitement à mon travail, pour nécessité de service (je travaillle au guichet d'un bureau de Poste dans lequel il y a toujours du monde), je me retrouve donc à tirer mon lait dans les toilettes lors de ma pause. Puis peu à peu, nous arrivons à faire la transition vers un lait maternisé au soja, avec tous les risques que cela représente (le lait de soja est allergisant).
Il a un an, je me retrouve en formation à Paris, avec repas en collectivité, je dois donc faire le tri pour ne pas consommer de lait/blé/oeufs. Et là, par erreur, je mange du saucisson à l'ail, oubliant qu’il contient du blanc d'oeuf. Une fois de plus, le résultat ne se fait pas attendre, l'eczéma revient un peu, mais surtout, il a une allergie bien plus marquée aux oeufs qu'aux autres choses, alors de nouveau, un gros sentiment de culpabilité. Et puis j'en ai marre de manger des galettes de riz au petit-déjeuner*.
Après un délai de réflexion, 8 mois 1/2 d'allaitement exclusif, une année d'allaitement au total, je décide donc de cesser d'allaiter mon enfant. Puis l'été arrive, et de nouveau de l'eczéma, mais cette fois sur les parties exposées à l'air : les bras, les jambes et curieusement, les paupières. Nous retournons voir l'allergologue faire un petit bilan. Cette fois, on apprend deux nouvelles allergies : à certains pollens et au jaune d'oeuf (forme adulte de l'allergie aux oeufs, les enfants étant allergiques au blanc).
Une année passe, le régime continue, nous sommes bien installés dans notre petite routine, mon bébé a une vraie peau de bébé, et les seules inquiétudes sont lorsque nous sortons chez des amis (peur qu'il chipe une miette, que les gens l'embrassent après avoir mangé telle ou telle chose, etc.). Après accord de l'allergologue, on attaque la réintroduction du blé. Une miette, puis deux, et de nouveau, mon fils se couvre d'eczéma, beaucoup plus que les fois précédentes. On arrête le pain, mais les semaines passent et l'eczéma persiste. C'est de pire en pire, cette fois, c'est plusieurs fois en sang que nous retrouvons le lit et l'enfant, un vrai choc à chaque fois. On doit lui mettre des "marionnettes" sur les mains (des chaussettes, en réalité) et des collants pour limiter le grattage, mais le mal est fait : surinfection aux staphylocoques dorés. Le coup est dur, et l'infection cutanée se déplace des pieds jusqu'au visage.
Puis enfin une amélioration, et même quelques nuits complètes ! On a changé d'allergologue entre temps, comme les bras sont encore bien abîmés, on fait les pricks tests dans le dos pour essayer de comprendre ce nouvel eczéma : 19 pricks tests, pas de place pour davantage. Quelques nouvelles sensibilités à certaines aliments, mais on n'est plus à ça près. Pour la prochaine séance, on nous a déjà annoncé la couleur : il aura plus de 20 patchs.
Il n'a que deux ans, mon petit loulou. C'est parfois dur, mais on tombe, on se relève, et on relativise. Notre enfant ne va pas si mal !
Cécile L.
* Note de la Rédaction : Il existe heureusement des alternatives à la galette de riz. Pour plus d’informations, nous vous conseillons les recettes avec du quinoa et de l’amarante parues dans nos deux premiers numéros. Nous avons également mis des recettes de crêpes sans gluten, ni œufs, ni plv sur notre blog. Nous vous conseillons également les livres de recettes de cuisine sans gluten (ni plv) de Valérie Cupillard, bien qu’ils comportent souvent des œufs. Enfin, nous conseillons le livre Recettes gourmandes pour personnes sensibles qui est sans gluten ni laitages ni œufs (et très souvent sans soja), notamment pour le petit déjeuner, la recette de pancakes et la recette de halva, qui sont des recettes très appréciés par les petits et les grands. Toutes ces recettes sont en général rapides à faire et permettent de ne pas se sentir privés.


Commentaires
Mais surtout, par dessus tout ça, le poids de la culpabilité... Mon enfant a été sensibilisé in utero, c'est-à-dire que c'est par la faute de mon alimentation qu'il est devenu allergique ! Je me sens mal...
Je me permets de vous signaler qu'aucune étude n'a démontré avec certitude l'interraction entre l'alimentation maternelle et les réactions du bébé dans le cas de l'allaitement. Par ailleurs, les allergollogues d'accordent à dire que d'ici 10/15 ans, tous les bébés à naître souffriront d'au moins une allergie alimentaire.
Ne culpabilisez pas ! Les laitages sont bons pour la santé. Vous en avez besoin pour votre capital osseux. Une eviction ne doit pas être systématique : aucun allergo digne de ce nom de vous dira le contraire !
Après accord de l'allergologue, on attaque la réintroduction du blé. Une miette, puis deux, et de nouveau, mon fils se couvre d'eczéma, beaucoup plus que les fois précédentes.
Attention aux réintroductions "sauvages". Lors d'un régime d'éviction, on attend 6 mois à 1 an pour faire une mesure d'Ige. S'il y a une baisse significative d'alelrgènes, alors, et en milieu hospitalier, on tente une réintro.
Et puis j'en ai marre de manger des galettes de riz au petit-déjeuner*.
Nous avons acheté une machine à pain de marque P-------c qui a une option "pain sans gluten". Une bonne aleternative !
Enfin, je me permets de vous conseiller de vous mettre en contact avec l'AFPRAL www.prevention-allergies.... qui est l'association française pour la prévention des allergies.
Il y a un très bon forum de discussion et l'adhésion vous donne droit à l'abonnement d'un an au trimestriel "Oasis allergies" bourré de très bons articles validés par un comité scientifique.
Ils ont aussi édité "allergique et gourmand", un livre de recettes sans oeufs, sans lait, sans gluten, sans... Génial !
Bon courage à vous !
Merci de vos précisions.
Concernant l’allaitement et la sensibilisation in utero, il est, dans certains cas, conseillé aux femmes allergiques d’adopter un régime alimentaire pauvre en aliments allergisants durant la grossesse et l’allaitement. C’est donc bien qu’il est supposé que la sensibilisation peut se faire in utero ou via l’allaitement. Ci-dessous vous trouverez quelques références données par Raffa au sujet de la sensibilisation in utero.
En outre, concernant l’allaitement, le fait est que de nombreuses mamans observent une amélioration de l’état de leur enfant après avoir supprimé de leur alimentation tel aliment. Concernant des études sur ce point précis, voici ce qu’en dit un document de La Leche League : « Cela s'explique par une sensibilisation via le lait maternel, qui peut contenir des quantités mesurables de particules de lait de vache, d'oeuf, de blé, de poisson, d'arachide, etc. L'enfant peut réagir aux aliments que sa mère vient de manger dans les minutes qui suivent, mais le plus souvent, les signes apparaissent entre quatre heures et vingt-quatre heures après leur ingestion. La plupart des bébés montreront une nette amélioration cinq à sept jours après que leur mère ait supprimé de son alimentation l'aliment incriminé. Cela peut prendre deux semaines ou plus pour que toute trace de l'aliment soit éliminée de l'organisme de la mère et de l'enfant.
Des études qui se sont penchées sur l'alimentation maternelle, ont constaté qu'en cas d'allergie chez un enfant allaité, il y avait dans le lait maternel un taux abaissé de certains acides gras insaturés à longues chaînes. Faudrait-il en ajouter ? A l'alimentation maternelle ? Directement à l'enfant ?
Une autre étude a trouvé que la prise de Lactobacillus rhamnosus, que l'on appelle aussi probiotique, par des mères ayant des antécédents d'allergie, réduisait les pathologies allergiques chez leurs enfants. Cet impact positif demande à être vérifié. » (Source : www.lllfrance.org/allaite...
Raffa :
"Je me permets de vous signaler qu'aucune étude n'a démontré avec certitude l'interraction entre l'alimentation maternelle et les réactions du bébé dans le cas de l'allaitement."
Dans le domaine médical ou de la biologie, surtout pour des phénomènes très complexes et récents comme l'explosion des allergies, les études ne démontrent jamais quelque chose avec certitude (juste un fort pourcentage de chance que…). De plus, la sensibilisation in-utero est pour l'instant la meilleure explication que l'on ait pour la survenue de nombreuses allergies très tôt chez l'enfant.
Quelques exemples
www.allergique.org/spip.p...
www.allergique.org/spip.p...
www.allergique.org/spip.p...
Je pourrais en trouver d'autres s'il le faut.
En tout cas la sensibilisation in utero est considérée comme un facteur de risque par l'Affsa www.afssa.fr/ftp/basedoc/...
« Les laitages sont bons pour la santé. »
Du moins ils ne sont pas nécessairement mauvais
« Vous en avez besoin pour votre capital osseux. »
Rien de plus faux (du moins le lait n'est pas le meilleur aliment pour cela loin s'en faut). Dans tous les cas ce sujet est controversé au sein même de la communauté scientifique (il est donc possible de trouver des références sérieuses dans les deux cas). Une chose est sûre, les populations qui consomment le moins de lait, sont aussi celles qui souffrent le moins d'ostéoporose. Cqfd.
« Une éviction ne doit pas être systématique : aucun allergo digne de ce nom ne vous dira le contraire ! »
Ça je veux bien ;-)
D’autres liens :
www.ateliersante.ch/lait....
www.reseaulibre.net/rage/...
www.pour-les-animaux.de/l...
www.notmilk.com/
Des lectures :
Soyons moins lait, Nicolas Le Berre et Hervé Queinnec, Éditions Terre vivante, 2000.
Hors-série d’Alternative santé, numéro 35, décembre 2006.
Un Livre à découvrir :
LAIT, mensonges et propagande
Voici la suite attendue de Santé, mensonges et propagande.
Au terme de plus de cinq ans d'enquête, Thierry Souccar montre comment le lobby laitier a réussi en l'espace de sept décennies à faire d'un aliment marginal et mal considéré un pilier incontournable de l'alimentation moderne. Présentés par les nutritionnistes comme «indispensables à la santé des os», les laitages cachent une réalité moins glorieuse.
Vous apprendrez ainsi :
- Comment le lobby laitier et les politiques ont imposé le lait à l'école dès les années 1930
- Pourquoi 5 millions de Français souffrent sans le savoir d'intolérance au lactose et comment la diagnostiquer
- Pourquoi l'ostéoporose ne diminue pas avec la consommation de lait, et pourquoi au contraire elle progresse
- Comment les constituants du lait sont à l'origine de l'augmentation de la taille ces dernières décennies
- Comment une protéine du lait accélère les tumeurs
- Pourquoi les cancers de la prostate et des ovaires sont associés à la consommation de laitages
- Pourquoi les chercheurs soupçonnent le lait de favoriser le diabète de l'enfant
- Comment l'industrie fait croire que le calcium laitier prévient l'obésité
- Pourquoi les besoins en calcium ont été exagérés
Puisé aux sources scientifiques les plus rigoureuses, ce livre-révélation propose une alternative nutritionnelle, la seule aujourd'hui capable de prévenir l'ostéoporose et les maladies de civilisation. Sans se bourrer de laitages !
La préface est signée du Pr Henri Joyeux, cancérologue à la faculté de médecine de Montpellier, pour qui « ce livre ne peut faire que du bien à la Santé publique. Il est en avance sur son temps. »
Source : www.lanutrition.fr
voilà, je ne l'ai cpdt pas encore lu personnellement.
je ne rejette pas pour ma part totalement les laitages, mais je privilégie la chèvre, sous forme de fromage frais (car alors le lait a caillé et la partie la plus acide (le petit lait ou acide lactique) a été éliminée, et cru (car la cuisson dénature les produit, et précipite les acides qui deviennent alors beaucoup plus "agressifs"). Contrairement à ce que le discours officiel nous martèle, il n'est nullement nécessaire d'avaler 1/2 litre de lait par jour. on trouve du calcium dans tous les fruits et les légumes aussi!
cf le livre je pense.
Maryline (naturopathe)
En naturopathie, seules les allergies à des éléments non naturels sont de vraies allergies. Le corps rejettent alors des substances toxiques pour lui.
Les autres, sont bien sûr tout à fait considérées, mais sont en fait considérées comme dûes à un dérèglement du corps qui va réagir de façon aléatoire à certaines substances, m^me naturelles (et en principe repondant à nos besoins biologiques), en faisant une crise curative. car les allergies de ce type ne sont rien d'autre que des crises curatives : le corps arrivé à saturation rejette d'un seul coup violemment ses toxines par voie pulmonaire, cutanée ou autre. d'ailleurs, un médecin dont j'ai oublié le nom, fin 19eme début 20ème, soignait les allergies aux fraises par ...la monodiète de fraises. je ne prendrais pas ce risque, mais les allergies s'expliquent
par le terrain transmis par les parents bien sûr, la pollution, le stress mais surtout par l'alimentation complètement dénaturée et inadaptée que notre société propose depuis plusieurs dizaines d'année : le corps arrivé à saturation rejette alors parfois violemment ses toxines sous l'effet d'un catalyseur. cela ne veut pas dire que le catalyseur en question soit le responsable! il n'est que le déclencheur! Un exemple, comment peut-on penser raisonnablement qu'un enfant soit allergique à de l'huile d'amande douce et pas à une crème soit disant hypoallergénique, fabriquée à partir de dérivés de produits pétroliers?!,?????? (mais cette crème étant chimique; ne donne peut-être pas l'énergie necessaire au corps pour faire son nettoyage, et même pire fatigue le corps en couvrant la peau d'une enveloppe protectrice imperméable chimique qui l'empêche de respirer et lui transmet des produits indésirables, diminuant alors sa réactivité...). Il ne s'agit pas de prendre le moindre risque en badigeonnant un enfant allergique d'huile d'amande douce pour l'obliger à se détoxiner (car une crise curative peut être effectivement mortelle), mais après un netoyage du corps et la poursuite d'une bonne hygiène de vie (alimentaire, musculaire, émonctorielle et nerveuse), les allergies aux produits naturels rentrent dans l'ordre!
le remède des allergies est donc d'abord dans une vie plus saine sur tous les plans, et notamment alimentaire.
Un autre livre peu méconnu mais néanmoins très bien fait pour les personnes souffrant allergies alimentaires : "Allergies et intolérances almentaires" de Brigitte Fichaux aux éditions Gabriandre. Des recettes adaptées pour chaque type de régime d'éviction et ceci en privilégiant une alimentation saine et diversifiée.
L’impact de l’alimentation de la mère sur son bébé via son lait est au contraire référencé depuis longtemps. Certains allergènes sont connus pour passer dans le lait maternel, et peuvent induire une sensibilisation du bébé.
Voici quelques extraits du livre « Allergie alimentaire chez l’enfant » de Fabienne Rancé et Etienne Bidat, (Médecine & enfance, 2000), très bien fait et documenté (longue bibliographie en fin de chaque chapitre) et réalisé à l’attention des médecins et professionnels de santé en relation avec les enfants.
(pages 25-26)
Pendant la grossesse :
« Depuis quelques années des travaux ont montré la réalité d’une sensibilisation in utero. La période de sensibilisation la plus importante se situerait entre le 5e et le 7e mois de grossesse ».
Pendant l’allaitement :
« L’allergie alimentaire via le lait maternel est connue depuis 1918. Toutes les protéines alimentaires peuvent passer dans le lait de mère, mais la présence de ces protéines reflète probablement un phénomène physiologique qui pourrait avoir un rôle dans le développement d’une réponse immunitaire adaptée de l’enfant vis-à-vis de ces antigènes. Toutefois, il est bien établi à l’heure actuelle que ces protéines peuvent aussi induire une sensibilisation. (…) L’allergie alimentaire via le lait de la mère a été reportée pour le lait, l’œuf, le poisson, le chocolat, l’orange, le porc, la pomme, le soja, la banane. Les manifestations décrites comprennent la dermatite atopique, l’urticaire, l’œdème laryngé, les vomissements, le reflux, les coliques, colites hémorragiques, l’asthme, la rhinorrhée, le malaise et le choc anaphylactique. »
(pages 179-180)
La prévention de l’allergie alimentaire
« Régime chez la mère pendant la grossesse et l’allaitement.
L’éviction du lait de vache, de l’œuf de poule, du soja, de l’arachide et du poisson pendant l’allaitement diminue la prévalence de la dermatite atopique. Les mesures combinées pendant la grossesse et l’allaitement diminuent l’incidence de la dermatite atopique à un an. Ces régimes nécessitent l’aide d’une diététicienne fin d’éviter la survenue de carences alimentaires.
D’après Zeiger et al., l’éviction des aliments à risque pendant la grossesse diminue la prévalence de l’allergie alimentaire à l’âge de 18 mois de 4 % dans le groupe “prévention”, versus 16 % dans le groupe “Témoin”. »
Parmi les études citées en index, un exemple récent :
Isolauri E, Tahvanainen A, Peltola T, Arvola T. « Breast-feeding of allergic infants. » J Pediatr. 1999 Jan;134(1):27-32.
Dont un des résultats est « We studied 100 infants who had atopic eczema during exclusive breast-feeding. (…) Some improvement could be achieved by strict elimination diet by the mothers. »
De plus, dans les documents rédigés à l’occasion du Plan National Nutrition Santé, à l’attention du grand public et des professionnels de santé, il est clairement recommandé aux femmes enceintes et allaitantes d’éviter de consommer de l’arachide sous toutes ses formes.
Il y a bien sur une influence du terrain sur le développement d’allergie. Tout bébé en présence d’allergène dans le lait de sa mère ne développera pas obligatoirement une allergie. Toutefois, pendant les premiers mois de vie, l’organisme du bébé procède à des réglages, entre autres de son système immunitaire, et en particulier de la balance T1/T2. C'est-à-dire qu’il va « choisir » de réagir plutôt sur le mode de la défense contre les microbes ou sur le mode de la réaction aux allergènes. Dans certaines situations, par exemple quand le bébé boit du lait artificiel à base de lait de vache, il a été montré que la flore intestinale sera modifiée. Ceci risque de faire évoluer le système immunitaire du bébé vers le mauvais côté « réaction aux allergènes ». Le bébé serait alors plus réceptif aux allergènes contenus dans le lait maternel. Ceci pourrait être une explication au développement d’allergie alimentaire chez le bébé allaité.
Ma fille de 5 ans n'a pas eu d'allergies graves, mais dernièrerement elle digérait mal le lait et avait mauvaise haleine. Pourtant j'ai continué à la laisser choisir ses aliments de manière autonome car je n'avais pas envie de rentrer dans un système de surveillance et d'interdiction. J'ai pu ainsi constater qu'elle a elle même dépisté le problême et s'est arétée de boire du lait.
Les fils de ma soeur ont eu chacun une alergie et son oméopathe pense que ce la est du à un traitement pour la peau qu'elle aurait fait plusieurs années avant ses grossesses.
J'allaite ma fille depuis 17 mois et pense arrêter d'ici qq mois (nvlle grossesse espérée). Faudra t il changer son alimentation, lui donner qqse en plus pour pallier à l'absrence de lait maternel ? Elle n'a pas eu une goutte de PL depuis sa naissance car nous avons tous les deux un terrain allergique important.
La purée d'amande suffira t elle ? Que me suggérez vs ?
Bonjour Solenne,
mon fils est à peine plus âgé que votre fille et, du fait de ma grossesse, je n'ai plus de lait pour l'instant. Je n'ai pas changé son alimentation du tout, je me fie toujours à ses envies. Il ne prend aucun lait (de toute façon, on a essayé le lait de jument, cela ne lui dit rien), si ce n'est des laits végétaux dans les préparations culinaires. Pour une bonne absorption de calcium, l'important est d'avoir une alimentation équilibrée.
Bonjour,
Jjai développé un blog : blog témoignage (cet été ) des solutions que nous avons trouvées pour que notre petite fille atteinte d'un eczéma sévère vive enfin comme les autres !
Puisse t'il aider des familles en recherche de solutions.
Sophie
sophieethugues.eklablog.com
Salut, si vous voulez en savoir plus sur les allergies et leurs symptômes, consultez ce site :
http://symptomes-solutions-allergie...
a+
bonjour,
je viens de lire votre message et je me vois il y a maintenant oresque 2 ans quand le dagnostic est tombé: allergie a l'oeuf, au blé, et aux acariens! j'ai allaité mon fils jusqu'a 1 an totalement en faisant a mon initiative des regimes sans! aujourd'hui je viens de recevoir les analyses,il est encore allergique mais beaucoup moins, l'allergo m'a demandé de venir avec un biscuit pour reintroduire et je ne sais pas trop si je dois le suivre!!!
en tout cas merci beaucoup pour ce message qui m'a en quelques sortes soutenue!!
nanie