L'haptonomie est une expérience enrichissante.
De manière naturelle, tous les papas et mamans attentifs font de l'haptonomie sans le savoir mais l'haptonomie permet de développer ce contact naturel à la base. Je pense que le bébé in utero ressent ce contact, qu'il garde à mon avis en mémoire, et qui lui permet de me reconnaître à sa naissance. Le bébé reconnaît la voix de son père, pourquoi ne reconnaîtrait-il pas le toucher de son père ?
Faire de l'haptonomie m'a mieux préparé à l'accouchement physiquement et moralement. Ce que j'aimais lors des séances d'haptonomie, c'était de toucher le ventre rond, sentir le bébé répondre au toucher.
J'ai apprécié aussi de connaître les positions qui permettent d'accoucher dans le plus d'harmonie possible. Il y a des positions assises, debout, couchées. Cela m'a mis plus en confiance pour cet accouchement. À la limite, je me suis dit que l'on pouvait accoucher partout et pas seulement dans un hôpital... Je me suis même dit que je serais capable d'accompagner et d’assister seul ma compagne lors de l’accouchement si cela devait arriver.
Par contre il faut bien faire attention : l'haptonomie est conseillée à partir de 4 mois de grossesse, mais il ne faut pas hésiter à commencer plus tard si vous êtes déjà sensibilisés à la technique et à sa philosophie.
C'est notre cas puisque, pour des raisons de calendrier (disponibilités de l'haptonome et vacances scolaires), nous avons commencé tardivement, mais comme nous étions sensibilisés à la technique, l'haptonome a accepté de nous recevoir à partir de la fin du 6ème mois.

Isabelle :

Je trouvais que l’haptonomie était une très jolie manière de faire connaissance avec son bébé et de lui dire combien on l’aimait, mais j’ai été très surprise de tout ce que ça a apporté à ma grossesse. Au fur et à mesure que l’haptonome nous donnait des clés pour communiquer avec bébé, je me rendais compte que nous ne lui apprenions rien, il savait déjà tout et attendait que nous apprenions pour communiquer avec nous.

Je me souviens du jour où on lui demandait de remonter dans mon ventre, pour se placer plus haut, près du cœur : c’était de la télépathie ! Je lui demandais en pensée et hop, il montait…

Il répondait aussi très bien à son papa. D’ailleurs, même si nous avions choisi l’haptonomie dans la perspective d’un accouchement le plus naturel possible, elle nous a bien servi lors de ma césarienne d’urgence. Je n’ai pas pu être avec Diego les premières heures, mais il avait bien fait connaissance avec son papa in utero et ça a permis de limiter le traumatisme de la séparation. Parce que son papa, lui, ne l’a pas quitté d’une semelle.

Evelyne et David, parents d'Elouan (24 mois) et Nathanaëlle (9 mois) :

Nous avons préparé l'arrivée de nos deux enfants par l'haptonomie.
Pour la naissance d'Elouan, nous cherchions une préparation où mon mari pouvait participer. Jour après jour, nous prenions contact avec Elouan et nous tissions déjà des liens, puisqu'il réagissait très bien à nos appels. Lors de sa naissance, j'ai fait une fissure précoce de la poche des eaux, donc l'accouchement a dû être déclenché et les sages-femmes n'ont pas voulu que mon mari reste près de moi car c'était la nuit, donc nous n'avons pas pu utiliser l'haptonomie ou très peu.
Lors de ma deuxième grossesse, l'haptonomie s'est présentée à nous comme une évidence. Je n'étais pas forcément très disponible car Elouan était encore petit, donc on essayait de prendre vingt minutes chaque jour pour établir un lien avec Nathanaëlle.
Lors de sa naissance, j'ai fait, de nouveau une fissure et, le travail ne semblant pas se déclancher, Nathanaëlle étant en outre très haute, les sages-femmes ont commencé à me parler de déclenchement et, si elle ne descendait pas, de césarienne. Là, j'ai appelé la sage-femme qui nous avait suivi tout au long de ma grossesse et elle nous a aidés à guider, par les gestes de l'haptonomie, Nathanaëlle vers le bas. Ainsi, 6 heures après, je commençais à avoir des contractions et notre petite puce était prête à naître. Nous l'avons guidée tout le long de l'accouchement, même si au bout de 6 heures de contractions intenses, j'ai demandé la péridurale à regret.
Lorsque mes deux enfants sont nés, nous les connaissions déjà et réciproquement. Ils ont tous deux été très toniques tout petits et ils avaient (encore maintenant) en grand besoin de contact et de chaleur, auquel nous avons répondu, dans la continuité, par l'allaitement, le cododo et le portage.
Le suivi par l'haptonomie n'est pas terminé pour ma fille. La sage-femme nous accompagne dans les gestes à faire pour la respecter dans son développement et dans son évolution psychomotrice. Ainsi, nous avons pris garde de porter nos deux enfants sous la base et non sous les bras, ce qui leur permet de se sentir actifs dans nos mouvements.
Nos deux enfants ont toujours été très sécurisés dans leur comportement et dans leurs déplacements (Elouan a marché à 11 mois et demi et Nathanaëlle, à 9 mois, commence à faire quelques pas) et nous, en tant que parents nous avons appris à les accompagner tout en respectant leur rythme et en les associant à chacun de nos gestes.