Pendant un an, Gilles de Maistre a sillonné les quatre coins du monde pour filmer des femmes lors de leur accouchement. Il en a tiré un hymne à la vie et à la force des femmes, toutes porteuses des aptitudes et du savoir ancestral nécessaires au don de la vie. Car, au-delà de leurs différences et des rituels liés à leur culture, on retrouve les mêmes gestes, les mêmes expressions, les mêmes instincts, chez Kokya la Masaï, Yukiko la Japonaise, Vanessa la Québécoise ou Gaby la Mexicaine. La grande majorité de ces femmes vivent ce moment d’une manière paisible et confiante, à leur propre rythme, libres de leurs mouvements et en présence de personnes choisies. Le contraste n’en parait que plus fort avec les scènes d’accouchements médicalisés, où la naissance n’est plus si magique, notamment en France et dans la plus grande maternité du monde, au Vietnam, où 120 bébés naissent par jour, à la chaîne.

Le spectateur partage les émotions de ces familles, sans sensation de voyeurisme, la caméra ayant su rester aussi discrète que possible. Et l’on s’attendrit sur ces nouveaux-nés, si différents et si semblables en même temps, tant le premier cri qu’ils poussent dans le monde est le même, quelle que soit la contrée de leur naissance.

Sortie en salles le 31 octobre 2007.

Stéphanie Boudaille-Lorin