Je suis allée acheter ma coupe et je me suis lancée ! J'ai été coachée dans mes premiers essais par quelques utilisatrices de la Lacta. J'ai eu un peu de mal avec la mise en place au début, je n'ai pas osé tout suite raccourcir la tige au maximum donc j'avais une petite gêne... J'ai mis 3 ou 4 cycles à vraiment maîtriser la mise place et à gérer le rythme pour la vider. Mais une fois que je me suis lancée, je n'ai pas cédé à la "facilité" de remettre les tampons, j'ai pris le temps qu'il fallait pour à chaque fois la remettre bien en place, quitte à recommencer si je me sentais inconfortable. La seule chose qui m'a un peu gênée, c'était que sur mon lieu de travail (école maternelle), les lavabos sont en dehors des toilettes et donc je devais veiller à ce qu'il n'y ait pas d'enfant dans les parages lorsque j'allais vider ma coupe. Mais, comme je me suis vite rendue compte que je n'avais pas besoin de la vider en cours de matinée, même au moment ou le flux est le plus abondant, le problème s'est résolu de lui-même.

Aujourd'hui, je peux dire que je suis totalement satisfaite de ce mode de protection périodique ! Comme je suis devenue plus attentive aux signes que m'envoient mon corps, je sais précisément quel jour vont débuter mes règles et je peux prévoir de mettre ma coupe à l'avance. Je trouve que c'est vraiment plus confortable à mettre, à retirer, que les tampons. J'ai trouvé assez intéressant de me rendre compte de la quantité réelle de sang perdu, j'avais toujours l'impression que c'était énorme du fait des tampons "super plus" qui ne tenaient pas longtemps, alors que, finalement, ce n'est pas grand chose. Et puis j'ai vu l'évolution au cours des règles, en couleur, en fluidité, ça me rend encore plus proche de moi et correspond bien avec mon évolution personnelle.

Axelle H., 5 enfants


Ma mooncup et moi

J’ai 41 ans, 3 enfants, et j’utilisais depuis toujours des tampons, plus une serviette hygiénique au plus fort du flux. J’utilise maintenant depuis plusieurs mois une Mooncup, version silicone du Keeper. C’est une coupe de la taille du vagin, avec un bourrelet en haut et une petite tige ajustable en bas. Elle se place juste en dessous du col de l’utérus et récupère tout le flux. Je l’ai achetée après plusieurs mois de réflexion et j’en suis vraiment contente.

La décision d’utiliser une Mooncup a été motivée par la protection de l’environnement. Même si je n’ai que cinq ou six cycles par an, je n’ai jamais aimé les déchets que je produisais au moment des règles. De plus, la construction de la nouvelle station d’épuration de notre village et les réflexions de l’agent chargé du filtrage des eaux ont achevé de me convaincre ! Je ne voulais plus polluer inutilement. S’il existait un moyen plus simple de gérer les pertes sanguines, je pouvais, moi aussi, m’adapter.

J’ai donc découvert, par l’intermédiaire de forums internet et d’une foire bio, cette alternative aux protections jetables. L’appréhension de changer les habitudes et de ne pas savoir m‘y mettre, m’ont fait attendre avant d’« investir ». De plus, elle paraissait tellement grosse…

Sérieusement, je me demande aujourd’hui pourquoi j’ai aussi longtemps hésité avant de choisir la Mooncup. J’ai l’impression d’être libérée ! Cela peut paraître un bien grand mot pour une si petite chose mais, grâce à ça, je me suis rendu compte que je n’ai jamais aimé ni les serviettes, ni les tampons. La serviette me gêne. Je n’arrive pas à l’oublier. Le tampon, avec sa manière de faire comme si c’était propre (surtout quand il a un applicateur), laisse entendre que les règles, c’est « sale ». Et c’est vraiment ça qui a été une révélation : les règles, c’est féminin, et c’est juste du sang…

Avec ma petite coupe, j’ai appris à mieux me connaître. Les cours d’anatomie féminine étant vraiment loin et sans doute aussi un peu incomplets, je sais maintenant qu’il y a un petit bourrelet à l’entrée du vagin (qu’il est préférable d’avoir repéré quand on utilise la Mooncup), je sais aussi comment est fait le col de l’utérus, comment la coupelle vient se fixer par effet ventouse, comment trouver avec mes doigts la bonne position. J’insiste sur l’expression "avec mes doigts" car, même avec 3 enfants et une sexualité bien assumée, j’étais finalement assez mal à l’aise avec cette partie de mon corps.

L’utilisation de cette protection périodique est finalement assez simple. Elle est en permanence dans mon sac, dans son joli petit emballage en tissu, car je ne connais jamais la date de mes prochaines règles (cycles entre un et cinq mois !). Aux premiers saignements, je la mets en place aux toilettes ou à la salle de bains, en la pliant pour passer le fameux petit bourrelet, et aussi pour que cela soit moins impressionnant au début ! En général, je suis à demi assise, les jambes écartées, mais s’il n‘y a pas de place assise, pas de souci pour l’enfiler debout. Il m’arrive même de la rincer sous la douche ! Je sens l’effet ventouse assez rapidement, et si je ne suis pas convaincue de le sentir, je recommence ! Mais maintenant, je maîtrise bien mieux.

Ensuite, il m’a suffit de deux ou trois cycles pour connaître la fréquence de « vidange » de l’objet. Le premier jour, une fois suffisait (en tout cas pour moi), mais je crois qu’il est conseillé de le faire deux ou trois fois. Je l’enlève et la rince sous le jet du robinet, si j’en dispose, sinon, je me contente de la remettre en place en attendant d’avoir de l’eau. J’évite de l’essuyer avec du papier toilette pour ne pas avoir de résidu de fibres dessus. Sans eau, il est aussi possible d’avoir une petite bouteille dans son sac. Ça peut dépanner quand on part pour la journée sans savoir s’il y aura un point d’eau. J’ajoute qu’il y a deux tailles de Mooncup, pour s’adapter aux différentes tailles de vagin, selon que l’on est une jeune femme ou une femme qui a déjà accouché.

Aujourd’hui, ma fille grandit, attend d’avoir ses premières règles, et je lui ai déjà parlé de cette solution qu’elle pourra elle aussi utiliser plus tard, quand elle aura appris à bien se connaître comme femme… J’aurais bien aimé connaître ça plus tôt !

Manuela C., 3 enfants


Dans un premier temps j'ai essayé les Lunapads. Pour être honnête, après un usage intensif de serviettes périodiques ultra fines, j'ai eu l'impression de me balader avec un truc énorme entre les jambes... Je n'ai donc pas aimé. Comme c'est gros, ça se déplace (je n'ai pas forcement les culottes adaptées à ce type de serviette et je ne porte pas de string, c'est dire !), donc fuites sur le côté etc. Du coup je me suis servie uniquement des serviettes en coton insérables dans le Lunapad et là, c'est la révélation. C'est doux, c'est fin et c'est agréable à porter. Même sans fixation, ça ne bouge pas trop. Du coup, je suis à la recherche de serviettes en coton sans système de fixation et surtout des serviettes moins larges. Pour le moment je m'en sers au quotidien en guise de protège slip. J'aime le côté écolo évidemment. J'en ai sept, hop je mets à laver, c'est super pratique.

Pour les éponges, je les utilise rarement parce que je n'aime pas trop ce qui "retient" le flux . Dans un premier temps elles sont difficiles à insérer car rugueuses (même en mouillant l'éponge) et molles, donc on met un certain temps à trouver comment faire avancer la chose vers le haut (pour ne pas être trop crue). Une fois la chose en place, c'est nickel. C'est doux, n’entraîne pas de fuites, ça tient très bien. Je le laisse en place deux-trois heures, ça dépend du flux. La première fois, j'ai été prise de panique quand j'ai constaté que je n'avais pas cousu de fil pour pouvoir l'enlever facilement. J'ai donc eu du mal à récupérer la chose. Depuis, j'ai coupé l'éponge (je pense qu'il faut la couper à sa taille), et là, ça va mieux. Je n'ai pas cousu de fil. Il suffit de bien la rincer ensuite et de la laisser sécher à l'air. On peut la mettre dans de l'eau avec un peu de jus de citron pour la nettoyer.

Sandra V.-G., 3 enfants

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