Croire au Père Noël
Par Grandir Autrement le mardi 11 décembre 2007, 23:17 - Témoignages - Lien permanent
Nous avons toujours expliqué aux enfants que le Père Noël existait dans les livres et dans les rêves des enfants. Et que ça le faisait vivre et que, comme ça, les parents venaient mettre des cadeaux la nuit pour qu'on y croit tous ensemble et qu'on y joue tous pour le faire vivre dans nos rêves. Jonathan a très bien compris que ce n'était qu'un jeu ! Valentine, quant à elle, ne veut rien entendre. Vu qu'il existe dans les livres, c'est qu'il existe, point ! Elle en parle, veut lui envoyer sa lettre, même si on lui a bien dit que, bien sûr, on allait jouer avec elle à écrire au Père Noël, puis acheter les cadeaux et les mettre pour le faire vivre dans notre imaginaire. Elle adore tout ce qui touche à l'imaginaire, donc elle s’éclate tout en sachant ce qui se passe derrière. C'est facile avec elle : il y a la magie, le rituel et, d’un autre côté, la vérité. Le tout sans aucun mensonge ni déception !
Ainsi, ce n’est pas en leur présentant le Père Noël comme un mythe qu’on empêche les enfants de rêver ! Au contraire, parce que du coup, concernant ma fille, c'est elle-même qui décide du rêve. S’il ne lui plait pas dans telle histoire, on refait l'histoire à notre sauce, tout en expliquant comment, en pratique, on peut faire pour y jouer et faire semblant ensemble. Jonathan, lui, n'est pas comme ça par contre. Mais à force qu'il dise à Valentine que tout ça, c'est dans sa tête, et que je répète qu'ils ont tous les deux raison, car, oui, c'est dans sa tête, et même dans la tête de tout le monde (car mine de rien c'est un beau jeu collectif : toute la société y joue et il y a pleins de gens qui se déguisent en Père Noël pour y jouer aussi) et donc que, oui, il existe, puisqu'il existe dans sa tête. Comme Peter Pan en fait ! Il existe parce que les enfants y croient... Et maintenant Jonathan se remet à jouer à y croire. Il prend vraiment ça comme un jeu, comme un rêve et j'adore comment Valentine, avec son imaginaire débordant, aide Jonathan à rêver...
Isabelle, maman de Jonathan (8 ans), Valentine (5 ans) et Evaelle (2 ans)
« Je suis la maman de 3 enfants et pour l'instant seule mon aînée (4 ans) est concernée par le Père Noël. Pour la petite histoire, étant moi-même l'aînée, j'ai cru longtemps en l'existence du Père Noël (jusqu'à 8 ans) et lorsque mes camarades de classe m'ont révélé que c'était les parents qui achetaient les cadeaux (je ne les ai d’abord pas crus et ai demandé confirmation à mes parents), je me suis sentie humiliée et surtout trahie par le mensonge parental.
Si l'on rajoute à cela que mes parents ont traversé des crises conjugales dont l'épicentre eût lieu un soir de Noël et que mon père quitta la maison ce soir-là (pour revenir le lendemain), je dois dire que je n'ai pas beaucoup de goût pour cette fête.
Lorsque notre fille aînée avait 2 ans ½, nous avons passé Noël chez sa marraine, qui a demandé à mon compagnon de se déguiser en Père Noël pour les enfants. Ma fille a été terrorisée, bien entendu, par ce vieil homme barbu. En fait, la légende de Noël est entrée ce jour-là dans la maison, contre mon gré. Je me suis vue dans l'obligation de dire à ma fille que le Père Noël n'existait pas. J'aurais préféré ne pas avoir à lui révéler quoi que ce soit, mais lui expliquer un jour que ce n'était qu'une légende que les parents aimaient faire croire à leurs enfants. Du coup, bien que nous ayons abordé le sujet, elle persiste un peu dans la magie de Noël, parle du Père Noël, alors que nous avons emballé les cadeaux ensemble.
Je sais que les psys disent qu'il est nécessaire pour les enfants d'y croire, car le message du Père Noël est qu'ils sont dignes d’amour, que quoi qu'il arrive ils auront des cadeaux. Pourtant cela n'empêche pas quiconque de dire aux enfants que s'ils ne sont pas sages, ils n'auront pas de cadeaux ! J'ai assuré à ma fille qu'elle aurait des cadeaux à Noël, quoi qu'en disent les gens, parce qu'on l'aime.
Maintenant, c'est difficile de gérer la famille, puisque ses cousins croient tous au Père Noël. Pas facile de se différencier, notre choix n'est pas toujours compris. On me dit que personne n'est mort d'y croire... »
Marion G., 3 enfants
« Nos parents ne nous ont jamais fait croire au Père Noël. Parce que nous n'avions pas les moyens, et qu'ils ne voulaient pas que nous trouvions anormal, injuste, le fait que le petit voisin ait beaucoup plus de cadeaux que nous, alors qu'il n'était pas spécialement plus sage, plus gentil.... surtout qu'"on" dit aux enfants que le Père Noël leur amènera des cadeaux seulement s'ils sont sages.... Alors comment expliquer par la suite que le petit voisin, pourtant moins sage, a plus de cadeaux ?
Nous faisions aussi des cadeaux faits "maison". Ma mère tricotait, cousait, bricolait, etc. Les enfants faisaient un beau dessin, un petit bricolage... puis s'amusaient à l'emballer dans du joli papier cadeau, avec le scotch, la ficelle, et ne surtout pas oublier la jolie étiquette avec le nom de la personne à qui c'était destiné ! Et nous étions très excités de chercher une idée de cadeau pour telle ou telle personne, et de trouver par la suite les ressources pour le réaliser, ainsi que d'être dans la confidence, de savoir ce que les autres allaient recevoir, de comploter entre différents membres pour faire une surprise au petit frère, à l'oncle, au papa, à la maman.... Nous avions parfois nous-mêmes participés à la réalisation du cadeau, à l'achat du vélo pour le petit frère (cotisations de toute la famille), ou alors à l'emballage dudit vélo dans une grande housse de couette avec un gros noeud rouge !
Et puis souvent les gens demandent ce qu'on aimerait avoir... ou nous les voyions arriver chez nous avec les cadeaux... ou alors ils nous donnaient un peu d'argent pour que nous nous achetions ce que nous désirions.
Nous avons également souvent fêté Noël chez ma tante. Donc, nous amenions forcément les cadeaux avec nous pour les mettre au pied du sapin. Et nous voyions aussi les autres membres de la famille arriver avec des cadeaux. D’ailleurs, nous faisions Noël le 24 au soir...
Pourtant, même si je n'ai jamais cru au Père Noël, j'adore et ai toujours adoré Noël. Les histoires, les contes, faire des cadeaux pour les membres de la famille et certains amis, y réfléchir des semaines à l'avance, préparer la décoration, le sapin, faire les petits gâteaux de Noël, ouvrir une fenêtre du calendrier de l'Avent tous les jours, mettre ses souliers devant la porte à la Saint-Nicolas (où nous recevions des clémentines, des noix, et un peu de chocolat), etc.
Quant à nos enfants, je ne me vois pas leur mentir au sujet du Père Noël... tout en leur disant de ne pas nous mentir ! Leur dire d'avoir confiance en nous, les parents, alors que nous leur mentons à ce sujet... Quand ils découvrent que le Père Noël n'existe pas, et que leurs parents leur ont menti, comment peuvent-ils encore avoir confiance en leurs parents ? Comment peuvent-ils les croire par la suite pour des sujets autrement plus graves ?
Ce qui n'empêche pas de laisser aller leur imagination, de leur raconter des contes de Noël comme nous leur racontons des histoires fantastiques, avec des lutins, des sorcières, des dinosaures, des animaux qui parlent, etc.
Sandra B., enceinte
« Je n'ai jamais cru au père Noël, mes parents ne trouvant pas que c'était une bonne idée. Nous sommes catholiques, et Noël a toujours été une très belle fête, préparée durant tout le mois de décembre. Nous recevions évidemment des cadeaux, mais ils ont fait en sorte de nous montrer que ce n'était pas là le plus important, et nous ont appris à penser aussi aux autres. Aujourd'hui, je reproduis avec mes enfants. Pas de Père Noël chez nous, mais on prépare, avant Noël, des petits cadeaux à offrir aux proches, soigneusement confectionnés de leurs petites mains. »
Sophie P., 2 enfants
« Je suis née d'une famille chrétienne orthodoxe, dans laquelle nous fêtons Noël le 6 janvier qui suit le 25 décembre du calendrier Grégoire (l'orthodoxie serbe a adopté le calendrier Julien qui est décalé de quelques 13 jours et donc le 25 décembre Julien tombe le 6 janvier Grégoire... compliqué mais passons !).
Pour Noël, la coutume est de faire un repas le jour de Noël et non la veille ; on pose de la paille sous la table et tout un tas de friandises pour les enfants (bonbons, chocolats, noix, noisettes, amandes et éventuellement des pièces). Il y a quelques décennies, les Serbes se sont mis aussi à offrir des cadeaux personnalisés, alors qu'auparavant on offrait éventuellement des fruits frais, comme des oranges (ce qui est extrêmement rare par chez nous en hiver) ; un équivalent du Santa Klaus, Père Noël et autres n'existait pas vraiment, ou plutôt on n'en parlait pas dans les familles.
Je me rappelle parfaitement que ce sont mes parents qui m'offraient mes cadeaux ; je me souviens aussi que nous les choisissions ensemble (ma mère m'a presque toujours demandé ce que je voulais pour Noël, parfois elle ne me le demandait pas car elle me connaissait suffisamment pour viser juste). Je savais qu'ils étaient rangés dans une petite pièce fourre-tout de la maison attendant le jour J, pour être rituellement ouverts. La période de Noël qui commençait tout de même avec le 24 décembre était une période merveilleuse pour nous, d'abord parce que les programmes de la télé étaient super avec plein de spectacles et films fantastiques pour les enfants, mais aussi parce qu'il y avait la Saint-Sylvestre où nous dansions et chantions toute la nuit (c'était d'ailleurs le jour où nous ouvrions en général nos cadeaux), parce que nous mangions plein de choses bonnes à cette période et, bien sûr, parce qu'il y avait des cadeaux. Je n'ai jamais souffert de ne pas croire au Père Noël.
Un jour, voyant que mes copains d'école et que tout le monde à la télé parlaient du Père Noël, j'ai demandé à ma mère si ça existait chez nous et comment on l'appelait. Elle a un peu hésité et dit "Ah, mais oui, on dit "deda Mraz" (ce qui signifie à peu de choses près "grand-père Gelée"). Et lorsque j'étais déjà plus grande (5 ou 6 ans), elle a essayé (sans doute influencée par toute la publicité) de me faire croire ("faire croire" - rien que cette expression me hérisse le poil !) que, cette année-là, c'est "deda Mraz" qui avait apporté les cadeaux. Je me souviens m'être levée un matin et avoir demandé après mes cadeaux, et mes parents me disaient que le Père Noël les avait apportés, et qu'il était là dehors. J'avais regardé par la fenêtre et n'avais rien vu, et ils insistaient "Mais si, regarde bien", etc. Je me rappelle avoir éprouvé un drôle de sentiment, je me disais qu'ils me prenaient pour une idiote parce qu'il n'y avait rien dehors, j'étais plutôt vexée. Il me semble d'ailleurs que cette année-là, en fait, il n'y avait pas eu de cadeaux parce que "La Maison de Valérie" avait eu je ne sais combien de semaines de retard pour envoyer les poupées que ma mère avait commandées. Mais j'ai vraiment bataillé pour obtenir l'info ; je ne comprenais pas pourquoi on me dissimulait quelque chose.
Quand Yanis est né, nous avons offert des cadeaux pour Noël (et encore mon compagnon n'était pas spécialement pour), mais jamais nous n'avons raconté l'histoire du Père Noël, simplement parce que je n'arrivais pas à "mentir", "raconter des salades", "me moquer de son intelligence", "abuser de sa confiance"… La question ne se posait même pas pour mon compagnon et moi; nous n'en avons même pas discuté ; peut-être aussi parce qu'il était né dans une famille musulmane, nous ne nous sommes jamais posé la question.
J'ai eu l'occasion de fêter Noël catholique avec ma meilleure amie et je me souviens de toute la mise en scène autour de l'arrivée du Père Noël, qui déposait les cadeaux en cachette, et comment il a fallu distraire les enfants pour qu'ils ne voient pas les adultes déposer les cadeaux au pied du sapin. Yanis ne comprenait pas ce qui se passait (il avait reçu la recommandation de ne rien commenter à ce sujet ; il savait déjà que c'étaient des salades). Mais il y avait beaucoup d'incompréhension dans son regard. Il m'a, à un moment, demandé en aparté "Mais pourquoi la maman de Ryan fait ça ? C'est pas gentil de lui mentir", etc. Et franchement, la joie dans les yeux des enfants de mon amie ne valait vraiment pas la peine de tout ça je trouve. C'est d'ailleurs l'argument souvent invoqué : "les étincelles" dans les yeux des enfants, "la magie" du moment. Pourtant, dans les yeux de mes enfants, des étincelles, il y en a aussi quand ils ouvrent leurs cadeaux et la magie n'a pas besoin d'être surnaturelle et menteuse pour être.
Bref, mes enfants n'ont jamais cru au Père Noël. C'est Papa, Maman, Papy, Mamie, Tata, Tonton qui apportent les cadeaux. C'est de notoriété publique et c'est nettement plus gratifiant pour ceux qui offrent, je trouve, plutôt qu'un bonhomme inconnu.
Jamais donc, jusqu'à l'année dernière pour Yanis. Il avait quand même déjà 6 ans et ma sœur s'est mise en tête de lui faire écrire une lettre au Père Noël à envoyer au pôle Nord (Tonton Niko, mon frère, se faisant le complice car il est facteur, et c'est lui qui va porter la lettre au Père Noël…). J'étais outrée, choquée. Comme écrire au Père Noël, ça signifiait, pour Yanis, obtenir tous ces cadeaux "commandés", il y a "cru" ou du moins prétendait-il y croire.
Je me suis disputée avec ma sœur. Elle m'a ressorti les mêmes arguments que tout le monde, je lui ai parlé des miens et elle ne les trouvait pas plus valables que les siens. Alors j'ai conclu que c'étaient mes enfants et qu'elle attende d'avoir les siens pour mentir à des êtres qui n'ont aucun moyen de vérifier si ce que les adultes racontent est vrai. J'ai aussi ajouté qu'elle prenne la responsabilité de lui annoncer qu'elle avait menti car, de mon côté, je refuse de collaborer à cela et que je n'hésiterai pas à indiquer ma position à ce sujet à Yanis. J'ai donc dit à Yanis que je ne faisais pas que "croire" que le Père Noël n'existe pas (je lui ai expliqué la distinction entre la croyance comme celles que certaines personnes ont d'un dieu, de la réincarnation des âmes, etc. et la connaissance qu'une chose est ou n'est pas), je le sais aussi et tous les adultes sont complices dans ce mensonge qu'ils révèlent ou pas d'ailleurs (souvent ce sont les enfants plus grands qui le révèlent).
Bref, j'ai compris que Yanis "voulait" y croire car il pensait que c'était la condition sine qua non d'obtenir ses cadeaux. Il me disait "Maman, moi, je veux y croire". J'étais franchement écoeurée de voir cette manipulation et cet asservissement volontaire ! Je lui ai expliqué qu'il aurait ses cadeaux de toute façon, qu'il y croit ou pas, mais il n'y avait rien à faire parce qu'il y avait eu la lettre et c’était Tata Zozo qu'il aime énormément, etc.
Pour Naïm, l'histoire n'a pas fonctionné, comme si ma parole et celle de son père comptaient plus que celle de Tata (ouf !) et surtout, sans doute, parce qu'il a été beaucoup moins manipulé.
Je ne sais pas ce qu'il en est aujourd'hui de sa croyance. Je lui ai posé la question et voici le truc incroyable qu'il m'a répondu : "Je vais écrire une lettre au Père Noël, avec tous les cadeaux que je veux, sans le dire à personne. Je vais lui envoyer et on verra bien s'il existe." Et on va le faire, c'est sûr ! Parce que, franchement, je trouve que ça l'a nettement perturbé, cette histoire. Il affirme d'ores et déjà qu'il pense plutôt qu'il n'existe pas, mais qu'il va le vérifier par lui-même. Le pauvre; il ne fait déjà plus confiance aux adultes…
Et tous ces adultes qui se voilent la face, en affirmant qu'ils n'ont pas souffert du mensonge... Des salades, ça aussi ! Leur souffrance a été complètement intériorisée. Se sont-ils demandé d'où leur venait leur manque de confiance en la vie, en autrui ? Bien sûr, le Père Noël n'est pas l'unique occasion de mensonge aux enfants, mais c'est le mensonge le plus collectivement orchestré, le plus puissant.
Je dis donc à mes enfants que le Père Noël est un personnage de légende. On aime beaucoup lire des histoires de Père Noël, du reste, des histoires fantastiques, etc. Sur le fait que les adultes décident de mentir aux enfants, je leur explique que c'est en réalité parce qu'ils pensent faire plaisir, parce qu'ils reproduisent ce qu'on leur a fait et qu'ils ne se rendent même pas compte à quel point cela peut faire souffrir et qu'ils ne se souviennent pas qu'ils en ont souffert (et mes enfants de demander qui est le premier adulte qui a décidé que c'était mieux de mentir aux enfants et d'affirmer qu'eux préfèrent qu'on ne leur mente pas ! Hé oui, rien ne vaut la vérité, même si elle fait mal).
Au départ, ce n'était donc pas vraiment une décision, mais un fait acquis étant donné ma culture d'origine et peut-être aussi la vexation éprouvée quand j'avais 5-6 ans. Puis, devant le rouleau compresseur de la publicité, du complot d’adultes, ma façon de faire s'est consolidée.
L'entourage est perplexe et presque tous trouvent que ça vaut le coup de leur mentir. Ce qui est assez symptomatique, d'ailleurs, c'est que personne n'accepte d'admettre qu'il est en train de mentir. C'est trop dur à admettre. Pour moi, c'est de la même veine que ceux qui refusent d'admettre que leurs parents ont été violents, car ce serait remettre en cause l'amour des parents (le fameux esprit de loyauté), et ça, c'est trop dur.
Je tiens tout de même à ajouter que la période des fêtes est une période magique pour mes enfants, parce qu'il y a plein de trucs pour les enfants à la télé, parce qu'ils ont des cadeaux, parce qu'ils mangent plein de bonnes choses en quantité inhabituelle. Je sais que les fêtes de Noël ont des racines païennes. Ce n'est pas un hasard si on a décidé de faire correspondre la naissance de Jésus avec le solstice d'hiver, car le solstice d'hiver a été célébré dans bon nombre de sociétés païennes (il l'était chez les Serbes, ça j'en suis sûre ; nous connaissons même le nom de la divinité célébrée à ce moment et censée représenter le retour de la lumière, pourtant la christianisation date du 7ème siècle après JC). Je sais que les rites et rituels sont des éléments importants de notre vie quotidienne (je ne suis pas chrétienne orthodoxe, mais plutôt animiste, mais je continue à aller à l'église à Pâques et Noël, car ce sont des événements communautaires majeurs).
Pour les fêtes de Noël, j'ai décidé de poursuivre la tradition rituelle de mes parents et j'y ai ajouté ma petite touche personnelle, qui consiste à célébrer le retour de la lumière, le solstice d'hiver. L'année dernière, nous avons fabriqué des bougies pour les allumer partout dans la maison le soir du 21. Ici tout est simple, il n'y a pas de mensonges et la magie est toujours là. »
Dali M., 3 enfants
Commentaires
Vous ne croyez pas au père Noel .Bien moi si... j'ai 40 ans et ma fille 7 ans .Arrêtez-vous un seul instant et dites vous que ce que vous avez sous l'arbre de Noel viens de nos cœurs .Ce que je veux énuméré là!!! c'est que Dieu est dans nos cœur et voila pourquoi nous appelons cela le partage ou les gens s'entraide et c'est pour ca que les gens du monde entier en appeler la fêtes de noël ,car Jésus est née... Et que faites vous de lui ...Bien pour moi c'est célébrer sa Naissance .
Ah que ça fait du bien de lire des parents aussi censé que vous! Chaque année, je me sens comme une extra-terrestre de ne pas faire partie des parents qui mentent à leurs enfants à propos du père Noel.
Je crois que notre société insiste aussi fortement pour laisser les enfants croire au père Noel très longtemps parce que notre société a tout simplement perdu l'amour réel de la vie. De la vraie vie.
Les adultes sont dénaturés. Ils ont perdu le goût de la vie simple, naturelle, vraie. Et chaque année, ils se raccrochent à Noel comme à une bouée de sauvetage.
Chez nous, la vie, nous l'aimons. Toute l'année. Alors nous ne comptons pas sur Noel pour nous rappeler que nous sommes vivants et pour nous faire croire que nous sommes heureux. Nous SOMMES heureux. Toute l'année. Et nous sommes bien vivants. Chaque jour.
aidez moi, je ne desire pas faire croire au pere noel a mon fils de 2ans, maismon entourage ne comprend pas, et me juge ouvertement, disant que je suis une briseuse de reves, et que ds la société ds laquelle onvit ou le pere noel est present partout, je perturberai plus mon fils que si je lui mentais avec cette hitoire, je ne sais plus quoi dire pr justifier mon pt de vue, et je suis en guerre avec ma famille, car ils ne respectent pas mes idées