La fessée, est-ce si grave ? Olivier Maurel
Par Grandir Autrement le mercredi 13 février 2008, 12:04 - General - Lien permanent
La psychanalyste Claude Halmos vient de donner au magazine Elle une interview où elle recommande aux parents la fessée comme moyen d'éducation. Je lui ai répondu et j'ai pensé que ma réponse pourrait vous intéresser. Elle peut être largement diffusée...
Pour lire l'interview : www.elle.fr/societe/interviews
Bonne lecture.
Olivier Maurel
Madame,
Je suis un peu étonné de voir une grande spécialiste de l’enfance, de la famille et de la relation telle que vous, faire l’apologie de la fessée.
Si je vous ai bien comprise, il ressort en effet de votre interview que la fessée est le meilleur moyen :
- de montrer qu’on a des limites et de mettre des barrières à l’enfant ;
- de faire appréhender à l’enfant ce qu’est un autre être humain ;
- de montrer que l’on doit respecter l’être humain ;
- de le tirer du côté de l’humain ;
- de favoriser la construction de l’enfant ;
J’avoue que je n’aurais pas pensé que donner des coups à un être beaucoup plus faible que soi et lui enseigner que le principe le plus basique de la morale : ''Ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qu’on te fasse'' est une baliverne, pouvait avoir tant de résultats positifs pour l’être humain !
J’aurais plutôt cru que déculotter un enfant et le frapper sur les fesses revenait à franchir les limites de son intimité et risquait de lui faire perdre sa capacité naturelle de réaction contre quiconque toucherait cette partie de son corps dans un autre but que celui de le tirer du côté de l’humain ! Mais je dois me tromper.
J’aurais plutôt cru que pour apprendre à un enfant ce qu’est un autre être humain, il fallait se conduire avec lui avec affection et respect et qu’il existe d’autres moyens d’être ferme que de cogner sur ses fesses. Mais je dois me tromper.
J’aurais plutôt cru que le rôle d’une spécialiste de la relation est d’aider les parents à trouver d’autres moyens que les torgnoles (parce que quand les fessées sont recommandées, pourquoi pas les torgnoles ?) pour éduquer leurs enfants. Là encore, je dois me tromper. J’aurais plutôt cru que pour apprendre aux enfants à ''respecter l’être humain'', il fallait commencer par les respecter eux-mêmes. Nouvelle erreur !
J’aurais plutôt cru que pour ''favoriser la construction de l’enfant'', il y avait mieux que cogner sur lui. Quelle naïveté ! J’aurais plutôt cru que dans un pays où beaucoup d’enfants meurent encore de maltraitance, il valait mieux éviter d’encourager les parents à recourir à la violence. Autre naïveté !
J’aurais plutôt cru que dans un monde où, dans beaucoup de pays, le
moyen d’éducation normal est encore la bastonnade, et où la plupart
des parents trouvent, comme vous le pensez vous-même, que frapper un
enfant est un moyen indispensable pour l’éduquer, il valait mieux
soutenir les efforts du Comité des droits de l’enfant, de toutes les
institutions internationales et du Conseil de l’Europe pour interdire
cette méthode d’éducation que vous jugez si humanisante. Mais c’est
sûrement vous qui, avec votre savoir psychanalytique, avez raison !
Et comme je trouve que mon épouse franchit parfois certaines limites
et ne respecte pas toujours suffisamment l’être humain que je suis,
je pense que je vais me convertir à l’excellent moyen d’éducation que
vous préconisez. Quand tous les maris et les conjoints auront, comme
moi, adopté cette méthode, je pense que nous aurons grandement
contribué à tirer les femmes du côté de l’humain.
Merci, chère Madame, pour vos excellents conseils.
Olivier Maurel
Porte-parole de l’Observatoire de la violence éducative ordinaire (OVEO)
Commentaires
Arrgh. Colère=violence, impulsion=principe, autorité=domination...
Un concentré de thèses inacceptables, de la part d'une psychanalyste en plus !!! Quelles phrases confuses, quel manque de réflexion, pour faire croire que frapper c'est humaniser et respecter !!!
Sidérée, c'est le seul mot qui me vient pour vous dire mon émotion face à la bétise de Claude Halmos. Quelle incroyable erreur de sa part que d'inciter à la violence physique sur les enfants. C'est une psychanalyste dont je respecte les écrits qui sont très souvent plein de bon sens. Les séquelles de la violence reçue pendant l'enfance laissent des traces dans les coins les plus reculés du cerveau des personnes, même les plus évoluées. Pauvre Claude, elle a du être bien mal aimée, et l'avoir profondémént refoulé pour inciter de cette façon les parents à frapper leurs enfants.
Merci de cette réaction face à la banalisation de la fessée comme méthode éducative ! Ok, qu'il y ait un besoin pour les parents de réfléchir sur l'autorité, qui peut être selon moi bienveillante, mais d'encourager le châtiment corporel...car c'est quand même de cela qu'il s'agit !
Je suis assistante sociale scolaire et son article n'est pas passé inaperçu pour les personnels "pédago-éducatifs" qui se plaignent à longueur de journées des dégâts causés par le "laxisme" des parents...ce qui les empêchent, ces adultes spécialistes du savoir, de transmettre correctement...paraît-il...cette réouverture, labelisée par une psychanlyste, à l'éducation par les coups a été reçue avec une jouissance même pas dissimulée !!!! La chef d'établissement a photocopié l'article et l'a placardé !!!
Pauvre France...
Merci d'avoir répondu à cette femme qui j'espère s'expliquera...
On m'avait offert un livre de cette psychanalyste pendant ma grossesse, craignant sans doute que je ne m'embarque vers une éducation trop laxique et fondée sur l'amour...
Cet ouvrage s'intitule "Pourquoi l'amour ne suffit pas" et explique tout le mal que l'on peut faire aux enfants en les aimant. Outre une insistance - longue variation sur le postulat "ne pas donner de limites à nos enfants, c'est aussi les maltraiter" - que j'ai trouvée pénible par l'impression de tourner en rond qu'elle m'a donnée, les titres des chapitres semblent dénoter une "haine de l'amour" pour le moins troublante : "le mythe de l'amour et ses ravages", "les enfants victimes de l'amour". Si le propos est toutefois plus modéré dans le détail, cette lecture (début de lecture car je n'ai pas souhaité poursuivre) m'avait laissé une impression de malaise. Aussi ne suis-je pas surprise de retrouver ce nom associé à une justification de la fessée. Je me suis tout naturellement interrogée moi aussi sur l'enfance de cette femme...
Heureusement que nous sommes nombreux à croire et à chercher d'autres solutions à la fessée! Combien de fois faudra-t-il rappeler que donner un châtiment corporel à un enfant est illégal dans certains pays (pays qui ne connaissent pas particulièrement de problèmes de "délinquence")?
Vive les revues, les groupes de parents qui se soutiennent pour aider nos enfants à grandir autrement!
C'est marrant comment vous faite un sacré résumé de ce qu'à dit cette femme , je suis maman moi aussi et je ne pense pas que la fessée soit une bonne chose en soit mais l'inverse non plus,
j'ai reçu cet été une copine qui ne veut surtout pas donner la fessée à ses enfants ... bonjour le résultat , elle se perd dans des discours impressionnant, les repas n'ont ni queue , ni tête, bref je pense qu'il y a un fessée et fessée et c'est la manière de faire qui justifie le geste , je pense qu'une petite tape avec des mots forts valent mieux que des longs discours pleins d'amour mielleux, l'Amour on le donne le plus possible mais les limites je pense que c'est nécéssaire sans petite tape (violence ????) c'est aussi mieux mais parfois il faut un degré à notre opposition comme les enfants ont leur degré de petites bétises et d'opposition toute naturelle dans leur développement.
Pas de fessée n'a jamais signifié pas de limite. C'est un raccourci que l'on voit souvent : on confond absence de violence et laxisme. Le laxisme n'est pas, à mes yeux, une solution violente : en négligeant les besoins de limites de l'enfant comme nos propres besoins, on fait également preuve de violence.
Heureusement, il est tout à fait possible de poser des limites respectueuses et non violentes. Je vous invite à lire notre hors série sur le sujet si ce thème vous intéresse.
Merci Olivier.
Que de chemin nous reste-t-il encore à parcourir avant de devenir de vrais 'mensch'... Des articles de la sorte, écrits par des gens faisant autorité, ne font qu'alimenter les certitudes de ceux qui partagent déjà ses convictions et douter encore plus ceux qui sentent pourtant (c'est inévitable), que l''autorité' n'est pas la solution... De quoi s'inquiéter pour l'avenir de l'humanité...
Mes parents avaient adopté ce moyen "si efficace" pour me montrer que je dois les respecter - aujourd'hui j'habite à 1200 km d'eux, et il n'auront jamais mon fils pendant les vacances...Je n'ai pas confiance en eux.
Mais si vous saviez dans combien de "bonnes familles" autour de moi la "petite fessée" est courant (parfois même banalisée à l'école et par les professionnels de la santé que j'ai rencontré)!
Banaliser la violence physique de cette manière me paraît dangereux. Puis: les parents qui donnent la fessée à leurs enfants: si c'était un étranger qui la donnait il porteraient plainte, n'est-ce pas?
Je tiens à préciser que je suis l'un de ces parents qui subit ses propres réactions violentes... subit au sens ou je ne les érige pas en principes éducatifs et ou au contraire j'ai la conviction que le coût est plus important pour mes enfants que l'éventuel bénéfice (l'autre existe et je le perçois quand il réagit violemment...) qu'il pourrait y avoir à y être confronter. J'essai de corriger ces mauvais réflexes émotionnels mais autant dire que c'est difficile car je lutte à la fois contre mes ancêtres les reptiles, une histoire culturelle et sociale et enfin une histoire affective, la mienne et celle de mes ancêtres plus proches... Beaucoup pour un seul homme... Et rien que pour cela je me remercie d'essayer...
Je ne partage ni la vision de cet "enfant à civiliser" par l'interdit, n'étant guidé que par son principe de plaisir et devenant humain à force de renoncement... ni la dialectique qui utilise des termes comme punir, punition... En même temps ce n'est certainement pas aussi simple que de dire qu'il ne faut pas punir et qu'il faut être compréhensif.... Le débat serait intéressant mais assez long...
Pour l'illustrer, je voudrais juste savoir Monsieur Maurel si vous croyez sincèrement qu'en écrivant votre lettre comme vous l'avez écrite vous avez contribué positivement à faire avancer la cause de la non violence ? La pratique de l'ironie, le vocabulaire (cogner...), le fait de faire dire à cette femme des choses qu'elle n'a pas dite (dire qu'elle fait l'apologie de la fessée est pour le moins exagéré...)...
Pensez vous sincèrement que cela aide ? Que cela soit dénué de violences ? Ne pensez vous pas que ces petites violences que vous vous êtes autorisées (pour la bonne cause) ne sont pas de même nature au final (question de degrée certes) que ces fessées (pour la bonne cause souvent aussi) que nous souhaiterions voir disparaitre ? Comment auriez vous pu dire ce que vous aviez à dire sans violence ? En essayant de maximiser votre contribution à cette cause et en minimisant les risques de réactions du fait de la nature de vos propos ?
Peut être pourriez vous vous demander quels besoins vous avez nourri en l'écrivant et vérifier si ces besoins sont cohérents avec votre intention (dont je ne doute pas comme je ne doute pas de celle de nombreux qui réagissent par la fessée) ?
Je vais me demander à mon tour si ce que je viens d'écrire à contribuer... :) Bonne introspection si vous y êtes ouvert.
Je reste pour ma part néanmoins dubitative devant cet article, et choquée par certains commentaires l'accompagnant (sur le site Elle).
Dubitative parce que comme beaucoup ici, je pense que l'enfant est un être humain, digne de respect et que frapper un enfant (oui "frapper". Car c'est bien de cela dont il s'agit. Ou encore "cogner", "gifler". Les termes sont plus forts et plus crus mais il s'agit du même geste.) Frapper un enfant donc, c'est faire régner la loi du plus fort.
Encore une fois: comment faire comprendre à son enfant qu'il ne faut pas taper ses camarades ? en lui collant une giffle ?
Nous lirions dans un journal qu'une personne âgée a été frappée par l'un de ses enfants. Nous trouverions cela parfaitement affreux ! Mais nous nous permettons, nous, de frapper notre enfant ?
Alors pourquoi est-il "admis" que l'on puisse frapper un enfant ? Au nom du principe d'éducation ?
Dans bien des pays d'europe, d'ailleurs, une loi interdit la fessée.
Un enfant peut très bien trouver des limites, sans être "dressé".
Mon fils de 2 ans s'oppose. Même dans les plus durs moments, il n'y a pas de coups. Je me mets à ça hauteur et lui demande de me regarder dans les yeux. Croyez moi, il comprend vite que je perds patience, il n'y a jamais besoin d'aller plus loin. (Chose dont il ne serait pas question, de toute façon.)
Et sâchez que je suis de ceux qui ont reçu des coups, petits.
Pour moi, c'est allé jusqu'aux coups de ceinture. Alors oui, c'est un effort de tous les jours pour ne pas reproduire la violence que j'ai vécue petite.
Des commentaires sur le site "Elle" disent qu'"une fessée n'a jamais tué personne"...
Détrompons-nous.
Sur Terre, des enfants meurent de coups. Parce ça commence par une fessée et ça s'arrête où ?
d'abord merci d'avoir répondu à cette personne
et ensuite j'espere qu'elle répondra à son tour.
Pour répondre au commentaire de coccinelle, je crois qu'il ne faut pas confondre non violence et laxisme
je n'ai jamais mis de fessee à ma fille de 3 ans et demi qui a pourtant un caractere affirmé, et elle m'écoute pourtant relativement bien, bien sur elle test les limites et c'est normal , elle se construit.
mais pour expliquer mon choix , je compare souvent l'éducation au management d'une équipe.
un bon manager fait tourner une equipe sans mettre de fessee au premier membre de l'équipe qui ne veut pas rester dans un cadre.
de meme que si je suis trés en colère envers un de mes collégues, un ami, ou mon mari, je ne vais pas les deculotter pour leur mettre la fessée.
si la discussion reste le meilleur outil de communication entre adultes, pourquoi la violence ferait elle mieux avec un enfant ?
pourquoi infligerai-je a mes filles , aux 2 personnes que j'aime le plus au monde, ce que je n'envisagerais pas de faire a quelqu'un d'autre (et qui me conduirait d'ailleurs en prison si je le faisais a quelqu'un d'autre) ??
notre role educationnel ne nous donne pas tous les droits sur notre enfant, et ce n'est pas etre laxiste que de parler et de respecter son enfant comme une personne a part entiere.
Je ne trouve pas cet article choquant,même si je ne suis pas pour la féssée (féssée que je n'ai jamais reçu et donnée)
Cette psychanaliste ne fait en aucune sorte l'apologie de la féssée. Elle souhaite juste déculpabilisé le parent qui un jour a dérapé en donnant une féssée (elle ne parle pas non plus de le mettre cul nu..) et qui en ai conscient.
C'est la necessité de la sanction dans l'éducation qu'elle met en avant (si les limites posées sont dépassées), et sanction ne veut pas dire féssée.
La peste brune est toujours prête à se reveiller, la violence ordinaire est toujours le début de la violence extrème, l'autoritarisme est constament pret à remplacer l'autorité.
Avoir de l'autorité, c'est être autorisé par l'autre (l'enfant dans ce cas précis) à servir de guide. L'enfant accepte ce que je lui demande, y compris la contrainte et la frustration, si je le respecte et lui inspire confiance. Le chatiment corporel, même une tape sur la main, est le plus sûr moyen d'affaiblir cette autorité...
Il peut m'arriver d'avoir un geste violent si j'ai eu une émotion extrême : peur de ne pas intervenir assez vite pour éviter un accident mortel, douleur intense qui me fait sortir de mes gonds. Là encore, je ne conserve mon autorité que si je sais m'excuser.
Il faudrait pourtant se demander quel démon endormi sommeille dans notre inconscient collectif pour qu'une majorité de lecteur d'une certaine revue consacrée à la psychologie, n'ai pas depuis longtemps demander que cet auteure soit écartée de la revue, tant l'on sait comme elle sait distiller mine de rien un certain malaise, pour ne pas dire un peu de haine ordinaire dans ses "conseils".
La peste brune, je vous le dit ... est en chacun de nous.
Je n'ai pas lu cet article, par contre j'ai lu avec beaucoup d'attention tous les commentaires. Ma fille ainée 6 ans et déjà avant sa naissance je m'interrogeais sur cette fameuse fessée, utilisée couramment dans ma famille (soeurs et avant, nos parents) sur les enfants. Complètement en phase avec les discours "contre" je me suis efforcée d'utiliser d'autres méthodes : fermeté, dialogue minimal, métodes de management et de communication "maman n'est pas d'accord", "je n'accepte pas .." "c'est maman (ou papa) qui décide" etc... Ma fille, d'un caractère bien trempé a toutefois montré une capacité à comprendre, accepter, intégrer et je me suis dit "ouf, j'ai réussi et j'ai bien fait de tenter autre chose". Mon fils, âgé maintenant de 3 ans a bénéficié des mêmes principes et attitudes, par contre le résultat est tout autre ... j'ai fini par me faire violence et passer à la fessée ... pafois efficace, parfois pas (une certaine tendance à rigoler et à recommencer quelques minutes après). Je ne suis personnellement pas satisfaite mais de son côté, on dirait qu'il la cherche ... je n'apprécie pas ces actes de violence mais dans les punitions (pas toujours efficaces) et les cris (quand ils parviennent à nous faire sortir de nos gonds) il y a aussi de la violence ... alors ... je continue d m'interroger ...
La psychanalyste Claude Halmos n'est jamais qu'une psychanalyste ; rien ne prouve qu'elle a fait des études en psychologie et qu'elle a des diplômes ; pour ma part elle est en retard de 10 générations. Elle ignore complêtement que la fessée nue entraîne la masturbation et que l'enfant, dès l'âge de 2 ans, peut être complêtement destructuré par cette méthode barbare ; ce qui entraînera des problèmes sexuels sado-masochistes dans sa vie adulte. Que Claude Halmos apprenne d'abord Freud,Winicott.. ou alors qu'elle aille vendre des cacahuètes !
Il faut être pervers pour recommander aux parents la fessée comme moyen de punition. Quand arrêterons nous cette barbarie, cette violence faite aux enfants qui créé ce véritable "Malaise dans la culture"
Anne France, Psychologue Clinicienne, psychanalyste.
Je suis sidérée par le niveau de la plupart des commentaires et les déformations, pour ne dire plus, auxquelles les propos de Claude Halmos donne lieu.
Celle-ci a travaillé avec Françoise Dolto et elle est aujourd'hui devenue l'une des spécialistes reconnues de l'enfance et de la maltraitance. Elle a d'ailleurs exercé pendant plusieurs années dans des consultations de pédopsychiatrie, auprès d'enfants abandonnés ou maltraités.
Je vous laisse vous drapper dans vos manip'. Après tout, si vraiment ça vous donne bonne conscience de monter sur vos grands chevaux parce qu'on dit que donner une fessée n'est pas forcément de la maltaitance...
Vous ignorez ce qu'est la vraie maltraitance, celles qui provoque névroses diverses et difficultés relationnelles.
Je n'ai jamais reçu de fessée, même pas cul habillé. Je n'ai fait l'objet que de maltraitances psychologiques, que d'humiliations, que d'interdits et encore des interdits. Quelques années de psy à l'âge adulte, et je n'ai pas fini.
"je n'apprécie pas ces actes de violence mais dans les punitions (pas toujours efficaces) et les cris (quand ils parviennent à nous faire sortir de nos gonds) il y a aussi de la violence ... alors ... je continue d m'interroger ..."
Tout à fait, c'est pourquoi, l'éducation "sans violence" préconise l'abandon des punitions (et des cris bien sûr). Ce qui ne veut pas dire l'abandon des limites, bien entendu.
De plus, les punitions ne sont pas éducatives : l'enfant apprend alors à mentir ou en tout cas se promet de ne plus se faire prendre (et non pas de ne plus recommencer...).
je ne comprends rien du tout c est bien elle qui travaille avec francoise dolto qui etait vraiment contre la vraiment rien a y comprendre ,ma petite sophie a 3 ans elle fait des betises comme tous enfants je lui explique et la regarde dans les yeux et plusieurs fois il faut repete repete mais voila en plus sophie a un peu de difficulte car elle est tres fragile du a sa maladie
elle comprends les choses plus doucements alors j'imagine avec la fesse elle voudrais etre perdu vraiment decu
je pense la patience et le respect on y arrive pas avec la fesse je serai plus pour la punition bon merci pour l'article
ccchristelle
j'arrive bien tard, mais je voulais moi aussi vous dire merci.
en tant qu'ancien enfant, qui a eu la chance de ne connaître ni baffe ni fessée, et qui n'a pourtant pas trop mal tourné je crois.
et en tant que parent: ce n'est pas toujours facile de se justifier quand on ne frappe pas ses enfants (un comble!), et il est précieux d'avoir des appuis théoriques et pratiques tels que vous nous en donnez.
toutefois, le message, je crois, commence à se diffuser, et les mentalités changent; en tout cas je l'espère.
bien à vous,
nicogé
Je suis contre l' abolition de la fessée, car je trouve cette abolition inacceptable.
Si j' avais des enfants et dépasseraient les limittes, je serai dans l' obligation de les déculotter pour leurs donner une bonne fessée sur les fesses.
Par contre, je ne comprend pas, on parle de violence éducative sur ce sujet car je trouve cela tout à fait normal.
Bien des pays ont aboli toute forme de châtiments corporels et le Conseil de l'Europe milite en ce sens. Est-il encore normal de "déculotter" un enfant, sans parler de le frapper ? Qu'en est-il du droit de l'enfant à la pudeur et au respect de son corps ?
Il y a bien des moyens de faire autrement, sans recourir à la violence !