Bébés aux besoins intenses : témoignages
Par Grandir Autrement le mardi 18 mars 2008, 23:49 - Témoignages - Lien permanent
« Pour moi, un bébé aux besoins intenses est un bébé qui a une forte demande d'être rassuré en permanence, qui est particulièrement sensible au stress. Mon enfant a un sommeil très haché, il arrivait qu’il se réveille toutes les heures. Il connaît des "crises de stress" très violentes, pendant lesquelles il est impossible à consoler tellement il est mal, avec des causes parfois identifiées, parfois pas du tout. Il ne supportait pas la voiture de 5 à 10 mois (et parfois encore, en fait !), même un trajet de 10 minutes le faisait hurler à s'en faire vomir (je pense qu'il savait qu'on ne pourrait pas le prendre dans nos bras et il ne supportait pas). Il était peu souriant, très sérieux et assez "chouineur" quand il n’était pas porté. Mon aînée, elle, était plutôt calme.
Avant sa naissance, j’avais déjà entendu parler de bébés aux besoins intenses dans le livre de La Leche League, L’art de l’allaitement maternel. Les trois premiers mois, je n’ai pas particulièrement réagi. Pour un tout petit, son comportement m'a paru "normal". Vers 3 mois, la situation la nuit a empiré et, de 3 à 6 mois, c'était une sorte de lutte puisque que je pensais que ça allait s'améliorer... Et puis, j'ai accepté qu'il soit comme ça, simplement, on a adapté notre couchage pour un cododo à plus long terme. Le simple fait de l'accepter a presque fait disparaître tous les problèmes, tellement on l'a beaucoup mieux vécu.
Ce qui m’a aidée, c’est l'écharpe, et surtout le porte-calllin, pour un portage quasi permanent dans la maison. J’ai préféré rester occupée et m'occuper de la maison avec lui, plutôt que d'essayer à tout prix de le calmer. Depuis, il a grandi, mais, à presque 2 ans, ses colères sont toujours spectaculaires. Il est encore parfois "hors d'atteinte" et il se réveille encore au moins deux fois par nuit. Il commence juste à supporter d'être gardé par ses grands-parents. Je pense que ma famille a pu constater le comportement d'Émile et a compris comment on s'est adaptés. Mes voisines pensent plutôt que je me laisse manipuler...
C'est a posteriori une chance d'avoir un bébé qui exprime aussi clairement ses besoins. J'ai appris que mes propres limites pouvaient être repoussées beaucoup plus loin que ce que je le pensais : manque de sommeil, patience... Je suis aujourd'hui beaucoup plus calme, je supporte beaucoup plus de choses avec bonne humeur avec mes enfants que je ne le faisais avec ma fille seule. Mais quand on est en plein dedans, c'est vraiment très dur par moments. Le plus dur, pour moi, c’était les crises en voiture ; même pour aller faire la moindre course, je savais qu'il allait y avoir au moins 10 minutes de hurlements terribles... »
Anne G., deux enfants
« Mon fils a eu besoin de contact durant ses sept premiers mois. Impossible de le poser ou de le laisser à quelqu'un d'autre. Même son papa ne suffisait pas ; il fallait qu’il soit en contact avec moi. Alors vive l’écharpe de portage ! Je l’ai porté énormément, sous peine de l'entendre hurler. Dans la voiture, il pleurait depuis le moment où il y entrait jusqu'à ce qu'on le sorte. Insupportable pour quelqu'un qui, en plus, n'aime pas trop conduire comme moi ! Cela a duré plusieurs mois ainsi. Nous avons essayé la nacelle, le maxi cosy, devant, derrière... Rien n’y faisait s’il n'était plus dans les bras de maman. Finalement, je crois qu'il en a eu marre et qu’il accepté de se taire, mais seulement si on le plaçait devant, juste à côté de moi. Mais dès que je le sors de la voiture, il hurle ou se réveille instantanément !
Puis, il a appris à se tenir assis et il joue tranquillement, mais si je disparais de la pièce (par exemple pour aller au toilettes), il se met à hurler comme si quelque chose de grave était arrivé. J'ai fini par le prendre avec moi aux toilettes aussi ! Maintenant il se déplace à quatre pattes et il est content car il peut me suivre partout. Il a toujours besoin d'énormément de contact avec moi, mais il lui arrive de rester seul avec son père et cela se passe bien. Il reste de longs moments à jouer et découvrir le monde, puis, soudainement, il a de nouveau besoin de venir contre moi.
Je n'arrive pas à expliquer ce besoin de contact et cette peur de l'abandon. Il a eu une naissance merveilleuse, sans violence. Je ne l'ai jamais laissé à qui que ce soit et je ne me rappelle pas d'un fait marquant. Quoiqu'il en soit, il a très peur de l'abandon ! »
Marianne B., 2 enfants, Suisse
« Je suis la maman de quatre enfants, de 7 ans à 5 mois, dont trois enfants aux besoins intenses. Chloé, notre aînée, n'a malheureusement pas eu la chance d'être écoutée dans ses besoins. Nous étions trop formatés "laissez pleurer". Par contre, Éloïse, notre seconde, a reçu au maximum la réponse à ses besoins intenses. Elle n'a quasiment pas été posée avant 6 mois et était toute la journée en écharpe, le sein à disposition, et contre moi la nuit, sein en bouche. À partir de 6 mois, avec l'acquisition de la position assise, elle a accepté quelque peu d'être posée, de temps en temps, de courts moments, mais les tétées ont continué à être très nombreuses et elle a dormi le sein en bouche en permanence jusqu'à l’âge de 1 an.
Ysée nous a paru beaucoup moins intense que sa sœur. Elle tétait moins et acceptait mieux d'être posée… Oh ce n'était pas le bébé des bouquins de puériculture, qu'on peut poser une fois endormi, et encore moins qui s'endort seul, en souriant, dans son lit-cage. Non, mais malgré un sommeil exclusivement sur maman et un nombre de tétées plus proche de vingt par jour que de quatre, à 12 mois, elle fut un temps de repos avant l'arrivée d'Eden, qui, lui, après un premier mois calme, mais difficile question santé, a pris le même chemin qu'Eloïse.
Chloé, qui n'a pas été écoutée dans ses besoins intenses petite, reste aujourd'hui une petite fille de 7 ans aux besoins très intenses, qui cherche sans cesse l'attention et l'affection des autres. Eloïse a trouvé assez d'activités avec l'école et le centre de loisirs pour être plus "posée" à la maison. Tous les trois ont "fait leurs nuits" (une nuit de 21 h à 7 h du matin sans aucun réveil) aux alentours de 3 ans.
Que dire d'autre sur notre expérience ? Que nous avons bien vieilli, nous les parents, avec pas mal de fatigue, mais aussi combien de sourires, de bonheurs, de joie, de fierté. Que nous sommes heureux de voir l'épanouissement d'Eloïse grâce au maternage proximal, alors que notre entourage nous conseillait le "laisser pleurer" et tutti quanti. »
Marie P., quatre enfants
« Même si je n’aime pas les définitions, pour moi, un bébé aux besoins intenses, c’est un bébé dont les besoins et les demandes vis-à-vis de son entourage sont très, très importantes. Tous les enfants ont des besoins importants ; tous ont besoin d’être aimés, rassurés, nourris, portés… Les bébés aux besoins intenses demandent une participation des parents très forte, sollicitent leurs entourage de façon très intense. L’investissement de départ est multiplié par dix, par cent, par rapport à d’autres enfants. Leur niveau de tolérance et leur niveau émotionnel est beaucoup plus bas. Par exemple, alors qu’un bébé a besoin d’être porté pour s’endormir, un bébé aux besoins intenses a non seulement besoin d’être porté, mais dans une position plutôt qu’une autre et dans certaines conditions particulières (avec tel mouvement du parent, dans telle ambiance sonore…). Et puis, je crois que la notion de bébé aux besoins intenses varie aussi beaucoup en fonction des parents : tel bébé sera perçu comme aux besoins intenses par certains parents alors que, pour d’autres, il sera tout à fait « normal ».
Nous devions endormir Matéo dans l’écharpe avec des mouvements verticaux très amples (le must : descendre des escaliers ou le trottoir de façon rythmée), quelle que soit l’heure du jour ou de la nuit. Le moindre bruit (une dame qui passait avec des talons, une moto dans la rue, un papier plastique…) le réveillait, ainsi que le moindre changement dans le rythme… Je me souviens que nous avons été, Loren et moi, plusieurs fois accostés par la police car nous étions dans la rue à 4, 5 ou 6 heures du matin, à faire du sur place en montant et descendant le trottoir ! Et le nombre de livres que j’ai lus dans la rue, adossée à un mur pour garder la position debout et le mouvement de balancement pendant qu’il dormait !
Hélas, je n’avais jamais entendu parler de bébés intenses avant la naissance de Matéo. Son comportement m’a énormément perturbée. Je pensais qu’il y avait quelque chose qui clochait, j’en venais à avoir du mal à m’attacher à lui. J’ai beaucoup douté, pleuré, pesté… À La Leche League, lors d’une réunion, une maman d’un bambin aux besoins intenses m’a conseillé le livre « Que faire quand bébé pleure ». Cela a été la révélation, Matéo était décrit dans le livre, trait pour trait !
Ce qui m’a aidée, en premier lieu, c’est le papa, Loren ! Ensuite, d’autres personnes ressources qui m’ont rassurée, soutenue et accompagnée : un docteur, une sage-femme, La Leche League... Puis, plein d’autre choses comme l’allaitement, l’écharpe de portage, des livres… Pour ma seconde, c’est tout à fait différent. Et puis, beaucoup de choses me sont devenues naturelles, comme allant de soit. Alors, tout est plus facile.
En grandissant, Matéo reste intense. Mais sur d’autres plans. Cela demande toujours autant de disponibilité et cela remet toujours autant de choses en question.
En ce qui concerne l’entourage, la réaction dépend des moments. Il y a toujours des moments d’adaptation pour tout le monde et, parfois, cela coince encore, même maintenant. Mon entourage, et moi-même aussi, parfois, nous nous attendons à ce que, maintenant que Matéo a plus de 5 ans, tout cela soit du passé. Ils ne comprennent pas pourquoi il est toujours nécessaire d’adapter l’environnement de Matéo pour que cela soit plus plaisant pour tout le monde, ou de lui laisser plus de temps pour beaucoup d’aspects.
Il est sûr que c’est grâce à Matéo que j’ai exploré le maternage proximal de cette façon. Il m’a fait évoluer, grandir. Même si parfois cela me coûte, je ne regrette pas d’avoir eu tout ce cheminement laborieux et parfois difficile. Je n’aurais jamais été celle que je suis sans l’avoir eu. Et je suis bien contente que cela soit mon aîné, pour partir, dès le début de mon rôle de mère, avec une vision différente du maternage et une ouverture à d’autres possibilités. »
Paola A.-P., deux enfants


Commentaires
J'étais aussi tombée par hasard sur un article sur les BABI pendant ma grossesse en me disant quel calvaire cela devait être pour des parents. Notre premier enfant en plus était tellement calme, faisant ses nuits de 12 h à 2 mois, s'endormant tout seul n'importe où, n'importe quand et n'importe comment.
Cette 2è grossesse ne s'annonçait pas aussi bien ni sereine et avec 2 séparations à la naissance (une pour hémorragie de ma part, j'ai dû aller au bloc, et une autre à cause des strepto B, où mon 2è, Armand a passé 5 jours en néonat), je ne m'attendais finalement pas à autre chose...
Il était si léthargique à la maternité, ne réclamant que toutes les 5 heures, que je m'étais dit que ce serait du gateau le retour à la maison.
En fait on s'est tous pris une jolie baffe en pleine figure.
Dès son retour dans ma chambre Armand a commencé à exprimer des besoins particulièrement intenses.
Il est resté 4 mois collé à moi dans l'écharpe, le sein toujours disponible, les nuits également le sein en bouche. Avec mon ainé qui a 2 ans de plus que son frère, cela m'a bouffé la vie, j'avais l'impression de ne plus avoir une seule seconde pour moi, pour mon ainé, pour ma maison, pour mon mari, qui de plus dénigrait complètemnet la notion de bébés aux besoins intenses. J'ai très très mal vécu ces premiers mois. Complètement convaincue d'un maternage proximal, je n'en voyais pourtant pas les effets bénéfiques et j'étais complètement dépassée par ce bébé. J'avais l'impression que tout ce que je faisais, et je ne pouvais faire plus, ce n'était pas encore assez.
Il y a trois choses qui font qu'aujourd'hui les choses s'améliorent (il a huit mois)
1/ il y a eu l'acceptation de ma part qu'il était comme ça, qu'on ne pouvait ni ne devait lutter contre. le simple fat d'accepter qu'il était comme ça m'a permis de me comporter autrement
2/ il y a eu l'acceptation par mon mari de cet enfant qu'il considérait jusque là comme un boulet, comme une calamité. à partir du moment où il a commencé à bien vouloir le prendre, jouer avec lui, il a effectivement aussi mieux accepté son papa (ce qui a pu me soulager, car avant il n'y avait QUE mes bras qui le calmaient)
3/ la position assise a révolutionné son comportement, il a un peu plus accepté d'être posé.
aujourd'hui, tout n'est pas rose, son sommeil nocturne est toujours très entrecoupé, son sommeil diurne est rare et toujours court, mais par contre c'est un bébé très éveillé, tout pleins de sourires, de fous rires qui me comblent chaque jour.
Merci pour ce témoignage, Sophie ! Ce n'est jamais simple d'avoir un enfant aux besoins intenses et j'ai connu aussi ce changement quand on admet et qu'on accepte - ce qui nécessite déjà d'entendre parler de besoins intenses.
Le mien a 36 mois, reste très intense et, en cela, différent des autres enfants de son âge. Mais cela fait très longtemps maintenant que je profite aussi des bon côtés de l'intensité : la sensibilité, l'empathie, une concentration incroyable, des rires aussi forts qu'ont pu l'être ses pleurs, etc.
ma fille a 2 mois et est un bebe eux besoins intenses. dort tres peux la journee et que sur moi . la nuit elle dort collé contre moi et le papa sur le canapé... nous allons a la guidance infantile et la psy me demande de la faire coucher dans son lit mais rien a faire c qu apres avoir teté qu'elle s endort et si je la pose elle se reveille direct. la sage-femme me dit de m'ecouter et de repondre a ses besoins et que cela passera avec le temps. c ce kil y a de mieux pour son developement.
Je suis tombée sur votre site un peu par hasard et je suis assez étonnée de ce que j'y lis (je ne connais pas votre magasine). Je vous le dit tout de suite : je vais toutes vous scandaliser^^
Pour moi (et ma mère, assistante maternelle depuis des années), ce que vous appelez un "bébé aux besoins intensifs" c'est juste un enfant capricieux... Oui je suis sans doute "vielle france" malgré mon jeune âge, mais l'expérience de ma mère m'a montré que ces enfants pouvaient vite se calmer avec un peu d'autorité... Vous n'allez pas aimer ce terme je pense! Mais c'est tout de même probant : on a eu un enfant de ce type, mais chez nous il a fini par se calmer sans pour autant être chouchouté de la manière que vous décrivez, et pourtant il adore ma mère! Mais chez ses parents, il reprend son comportement que je qualifie de "capricieux"... Quand on passe tout à un enfant, il en redemande toujours plus, et sincèrement je ne crois que celà leur rende service, puisque nous vivons dans une société a il y a des règles à respecter...
Alors , Silwen, je répond à ton commentaire qui me choque bcp:
Un bébé ne pleure pas sans raison!!!
Ma sage-femme a suivis des cours sur les bébés aux besoins intenses,et même ds les livres ils le disent, si on ne repond pas à leurs pleurs, plus tard ça deviendra des enfants colériques,avec peu de confiance en eux, et même des enfants depressifs!!! Tout se joue avant 6 ans!!! C 'est à la vieille école qu'on dit qu'il faut laisser pleurer un bébé , ça ne leur fait en aucun cas les poumons!!!! Plus on répondra à leur besoin , plus ils trouverons que la vie vaut la peine d'être vécue et se déveloperons avec une base solide et tout en confiance.
Mais bon, chacun éduque ses enfants comme il l'entend...
C'est justement cette méconnaissance qui complique les choses pour les familles ayant un bébé aux besoins intenses, voire les culpabilise (qu'est-ce que je fais de mal pour que mon bébé ne réagisse pas comme les autres ?) et c'est bien triste.
Les besoins intenses se voient alors que l'enfant est tout petit. Un nourrisson n'a tout simplement pas atteint un stade de développement lui permettant d'être capricieux, il ne peut encore qu'exprimer ses besoins primaires !
Chantal, qu'est-ce que c'est que ces cours qu'a suivi ta SF ? Ca m'intéresse !
bonjour,
je n'ai jamais été contre un peu d'autorité, bien au contraire, j'ai toujours cru qu'il était important de donner des limites aux enfants, meme tout petits.
Mais voilà, ma fille s'est montrée très collante dès la maternité. Il a fallu que je m'accroche pour continuer à l'allaiter, elle était constament au sein et pleurait dès que je l'enlevais, c'était très fatiguant! le premier mois a été très dur : elle ne fesait pas encore ses nuits, pleurait toute la journée (colliques en prime). il n'y avait que dans mes bras qu'elle se calmait. J'ai essayé de résister à ses pleurs, pensant que j'avais une fille capricieuse, et mes amies en rajoutaient une couche en me disant la même chose... Du coup j'en ai même eu honte, et j'ai évité de la sortir, d'aller voir mes amies... (comme je me suis trompée à réagir comme ça !).
Elle ne dors pas non plus la journée ! 1 demie heure le matin et 1 demie heure l'après-midi... elle me prend tout mon temps! Elle arrive à s'endormir dans mes bras, mais elle hurle dès que je la repose dans son lit. Par exemple, hier, j'ai essayé (comme me l'a conseillé la pédiatre) de la laisser s'endormir dans sa chambre après le biberon du midi. elle a pleuré 3 heures non-stop ! et elle a été grognon toute la journée.
Silwen, être autoritaire n'a pas l'air d'arranger les choses ! bien au contraire...
Mon bébé est née avec son caractère et j'ai fini par l'accepter. Maintenant ca va mieux. Elle a 2 mois et elle fait ses nuits (c'est déjà ça !), elle est plus souriante, nous jouons beaucoup toutes les 2 (vu quelle ne dors pas la journée), et j'ai fini par aimer ce rapport fusionnel que nous avons. Je pense y mettre le "hola" progressivement. Je vais continuer à être patiente... et chaque jour je constate un petit mieux. Elle est beaucoup moins grognon. Le temps et l'âge aident les choses j'ai l'impression. Je suis tombée sur un bébé qui a besoin d'être cajolée, c'est comme ça...
Courage aux mamans qui ont des bébés aux besoins intenses... on va s'en sortir ! :-)
Stephanie je demanderai a ma sage femme la prochaine fois que je v peser ma ptite puce. Maintenant elle a 3 mois et commence a faire ces nuits .... elle dors tjs avec mois mais elle peux rester ds le couffin. Elle a aussi des reflux gastrique et depuis qu'elle est traitée pr ca, elle dort plus longtemps la journée. Ya un léger progrès, elle peux jouer ds son tranzat des plus longs moments seule. De temps en temps elle accepte la lolette et s'endore avec.... Avec bcp de patience et d'amour on y arrive! faut pas déséspérer....
Je crois que c'est bien vrais...avec beaucoup d'amour et de patience, nos bébé peuvent en arriver à se "désintensifier" un peu!
Pour ma part, mon petit homme était un véritable accros à mes bras. Le premier mois a été très difficile moralement et physiquement. Je devais constamment le porter, le bercer, m'en occuper... Je devais l'endormir d'une manière bien précise en faisant des mouvevement rythmés et en prenant bien soin de ne pas trop le serrer... Il faisait des micros siestes dans mes bras car évidement, monsieur se réveillait instantanément une fois déposée dans son lit. Le soir, ça allait un peu mieux. Il acceptait son lit, mais je devais faire très attention en le déposant. Si monsieur avait la chance d'ouvrir un oeil... la panique... Alors je reprennais monsieur pour une petite tournée de salon!
Je l'avais TOUJOURS dans les bras. Impossible de dormir en même temps que lui le jour. Même en poussette, il pleurait jusqu'à temps que je le prenne. C'était pénible!! Avec le recul, je me demande comment j'ai bien pu faire pour passer au travers. Comme j'enviais les autres mamans qui pouvaient s'offrire le luxe de dormir en même temps que bébé le jour
Et puis tout doucement, les micros dodos se sont trensformés en petits sommes. Mon petit bonhomme a fini par accepter son lit le jour. Ce n'était pas touours gagné d'avance, mais je pouvais enfin respirer un peu.
On m'a souvent fait le repproche que j'avais trop gâté mon fils. Comment un petit bébé à peine sortie de mon ventre peut-il être trop gâté? Je m'accrochais au fait que mon fils avait un réel besoin de réconfort et d'attention.
À fore de le prendre, de le bercer, de le porter, de le cajoler, je me disais qu'un jour il allait bien finir par prendre un peu d'autonomie. Et oui! vers ses 4 mois, j'ai enfin pu me balader en poussette. Quel bonheur! Je craignais de moins en moins les lieux publics; les grosses crise étant moins fréquentes.
Il y a des journées beaucoup plus difficile que d'autres, mais je sais que le pire est derrière moi.
Ce qui m'a aidé; l'humour, la compassion de mon copain et le fait de m'être écouté. Cette petite voix intérieure se trompe rârement. Je crois qu'il faut s'écouter, se faire confiance et laisser parler les autres!
ma fille a 5 mois. Elle dort tjs avec moi.... dans 3 petites semaines je recommence le travail et maintenant vient l'heure du sevrage:-(... Dur dur Ca fait bien 2 mois que j'essaie toutes sortes de biberons mais c'est un peu la galère... Aujourdhui, elle a pris 100ml d'un coup avec la gand-mère et 60 un peu plus tard, tjrs avec la grand-mère espérons que ca dur... c'est vrai que moralement c'est epuisant elle me demande bcp d'energie mais en contre partie, elle m'en donne tellement! Alors quand on peut plus, on peut encore et on recommence de plus belle. Et tous les jours je vois des progrès, c'est ce qui m'encourage.
salut,comme vous ma petite Zoé née le 11 novembre a des traits d'enfant intense. J'ai accepté rapidement le maternage et comme vous, le 1er mois a été très dur. Par contre, je dois reprendre le travail dans3semaines, elle aura tout juste trois mois. Ni moi, ni son papa ne pouvons repousser et du coup, Zoé va aller chez sa nounou avec des bibs de mon lait....et j'angoisse!
Moi, j'ai fait des sacrifices et en ferai tjs le plus possible, mais même si sa nounou est extra et compréhensible, ce n'est pas moi! j'ai peur que Zoé ne comprenne pas et devienne maussade. En plus, dur de savoir comment les bibs vont se passer, vu qu'elle tète de façon anarchique, dur dur de donner des consignes à sa nounou, pour les quantités, j'ai demandé à la leche mais, j'ai un job très dur et si elle me réveille ttes les 2h, j'ai peur de ne pas tenir le choc. Pour l'instant, j'essaye de l'habituer à dormir dans son couffin près de moi et non dans le lit même. Comment avez vous fait pour les mettre dans leur lit, zoé ne connait pas sa chambre!
aidez moi, je suis preneuse de tous les trucs et expériences.
Salut Sabrina,
Je te comprends car ma petite était pareille jusqu'au jour oû j'ai pèté les plombs et j'ai dis STOP! Je l'ai tout simplement laissé pleurer... J'en ai eu tellement marre j'étais tellement crevée... Bon je la laissait pas pleurer 1 heure mais le plus longtemps possible et au bout de qques jours elle a compris. Je suis aussi allée chez l'ostéo avec et depuis elle s'endore nettement plus facilement qu'avant. Elle se reveille tjs 2,3 fois la nuit mais j'essaie de la recoucher ds son lit. Ca m'arrive de craquer encore et de la prendre ds mon lit .Mais la journée elle fait ses siestes ds son lit meme si elle pleure je la laisse. Maintenant elle pleure pas plus de 10 min si ca dure 1demi heure je v quand meme la chercher. Je te souhaite bon courage....
j ai eu moi aussi des bébés "intenses" mais pour moi ce n était pas normal qu ils soient comme ça.déja lors DE LA GROSSESSE ILS BOUGEAIENT ANORMALEMENT TROP.Pour moi ils ont subi une agression lors de la grossesse genre produit chimiques ,mercure qui aura abîmé leur système nerveux....
Bonsoir, en vous lisant toutes je me sens rassurée et j'ai enfin pu mettre des mots sur mon bébé "bébé aux besoins intenses" Mon premier était beaucoup porté et dormait n'importe où. Mon deuxième bébé est arrivé avec un jour de retard l'accouchement étant déclenché par un examen de la sage-femme. A la naissance séparation immédiate suite à hémorragie puis séparation suite à ictère donc bébé en néonat. Début difficile pour ce petit bonhomme qui avait jusqu'alors durant ma grossesse toute mon attention. Retour à la maison, mon bébé pleurait beaucoup et réclamait toujours les bras. Visite chez l'ostéopathe a deux reprises qui a fini par diagnostiquer une vertèbre coincée et une grande immaturité des intestins. Après l'ostéo, mon bébé dormait jusqu'à 1h le matin et 2h30 l'après-midi, je le berçais 5 à 10 minutes et il s'endormait. Il y a des jours avec et des jours sans. Alors que tout allait pour le mieux et à force d'entendre la nounou me dire qu'elle ne pouvait pas le ,porter car elle a d'autres enfants à s'occuper, qu'elle ne peut pas le bercer pour l'endormir, j'ai fini par essayer la méthode ancienne qui est de laisser pleurer. Mon petit bonhomme a pleuré pendant 1h30 et j'allais le voir pour essayer de le rassurer de temps en temps. Il pleurait comme s'il était terrorisé , quand j'étais devant lui il me regardait avec un regard terrorisé et pleurait en tremblant, il transpirait également de la tête aux pieds. A partir de ce moment, il n'a plus voulu dormir, il s'accrochait à mes vêtements et hurlait quand je voulais le poser. L'ostéopathe et le pédiatre m'ont dit que mon bébé est petit mais que malgré tout son jeune âge il n'avait plus confiance en moi et que c'est pour cette raison qu'il pleurait maintenant quand je le posais car il a grand peur de la séparation et de l'abandon. Je devais donc tout recommencer. Le bercer, être très patiente pour rétablir la confiance, ce que je fais mais c'est très long maintenant car les choses ne se rétablissent pas aussi vite qu'on le voudrait. Alors maintenant j'ai compris mon petit bébé de 7 mois a des besoins beaucoup plus important que mon premier et que c'est en l'acceptant que j'arriverais à le rendre heureux et moi également .
Qu'est-ce que ca fait du bien de lire tout ca !!!
Je crois que mon BB est dans ce cas ... Mais quand on ne sais pas que cela existe, on est vraiment sésemparés ! Le plus dur sera de "convaincre" l'entourage... les gens croient bien faire, mais finissent par semer le doute. Je n'ai pas très confiance en moi et encore hier ma belle mère a fini par me convaincre de laisser pleurer mon Loulou, je culpabilise encore... Il est vrai qu'il a 15 mois, je ne sais pas jusqu'à quand cela va durer... (difficultés à dormir, réveils la nuit, tétées très fréquentes...)
Ma fille a maintenant 18 mois, ses premiers mois sont loin mais je me souviens que les 3 premiers mois elle ne dormait que sur mon ventre si bien que j'ai fini par avoir des brulures d'estomac, que je me suis fait une hernie pour l'avoir mal portee, que j'ai du aller chez l'ostheopathe car je m'etais coince une vertebre... mais que la laisser pleurer generait des sanglots d'angoisse difficilement consolables et encore moins supportables pour moi-meme. Aujourd'hui, on la surnomme le petit nain joyeux et elle est particlierement sociable a la surprise de mes proches mais peut etre ce n'est que la suite logique d'un bebe angoisse qui a ete rassure.
Je crois aussi qu'on n'apprivoise pas les oiseaux en les mettant en cage, pour un equilibre psychologique a long terme, je mise sur le respect plutot que l'autorite mais nous verrons ce que nous reserve l'avenir.
Je ne me pose plus trop de questions, je fais comme je le sens.
Quelques nouvelles pour des mamans découragées.... Ma pettite Lilou a maintenant 15 mois, et DORT:-) !!!! Depuis que je l'ai sevrée vers 8 mois et demi... Le soir, je la couche vers 20h et se réveille vers 8h30 des fois jusqu'a 9h30 10h!!!! et l'aprem une sieste de 3h env. des fois plus des fois moins... Le changement est radical . Donc pour résumer PATIENCEet AMOUR des que votre enfant en sera rempli, il se déintensifiera:-) Courage!
Ca fait du bien de vous lire ! Merci a toutes pr vos temoignages. Ma fille est effectivement un BABI mais en plus ma fille est tres difficile pour manger. Elle ne veut qu'une sorte de cereales, pas de fruits, pas de legumes, et des fois, elle veut manger ce qu'on mange. Elle a 11 mois. Exclusivement allaitée. Avez vous essayé de sevrer vos BABI ? Comment vous y etes vous pris ? Merci d'avnce pr ts vos trucs et astuces. Nadia
Bonjour,
ma fille a refusé de manger quoique ce soit à part son lait jusqu'à presque 12 mois.
Je lui donnais des biberons à la fin, elle prenait une quantité étonnante (plus de 250ml) et quand il était vide, on devait vite mettre une tétine à sucer sinon elle hurlait. Elle a toujours voulu téter sans s'arrêter, jusqu'à me faire des ampoules sur le téton, pour la faire changer de sein je devais toujours lui ouvrir les mâchoires avec mon doigt sinon elle ne lâchait jamais prise.
Vers 11 mois elle a commencé à vouloir ce qu'il y avait dans mon assiette, et quand elle a réussi à attraper ce que je mangeais, elle s'est décidée à prendre autre chose que du lait. Depuis ses 6 mois je lui proposais régulièrement, mais elle refusait la cuillère.
La première fois qu'elle a mangé c'étaient des radis, elle a grignoté tout l'intérieur, jusqu'à la peau, je lui tenais devant la bouche et elle a tout avalé !
Maintenant elle mange souvent sur mes genoux, elle mange la même chose que moi, donc j'évite les plats en sauce ;-) mais elle goûte à tout (si elle n'aime pas je lui dis de cracher et elle me le donne dans la main). Comme j'ai lu dans "The Fussy Baby Book" je pense que ne pas forcer est mieux pour le bébé car c'est lui qui sent quand il est prêt. Maintenant quand on part en voyage, elle me vole mon sandwich ! C'est mignon de la voir manger toute seule !
Les bébés aux besoins intenses ont besoin d'être rassurés en permanence, donc je lui explique avant de faire. Par exemple pour préparer le biberon je lui dis : tu vois je me lave les mains, maintenant je les sèche, maintenant je verse l'eau, et on compte ensemble les doses de lait.
Par contre je ne sais pas quand on arrêtera les biberons, mon frère était un B.A.B.I. et il en a eu jusqu'à 5 ans, mais je ne crois pas que ce soit une bonne chose, ne serait-ce que physiologiquement car il a eu les dents très très en avant. Si d'autres personnes peuvent me dire comment elles ont arrêté le biberon...
Pour les premiers mois c'était très efficace de la porter tout le temps, en écharpe ou non, et de ne pas la laisser pleurer. J'aime bien ce qui est dit à ce sujet dans le livre "The Fussy Baby Book". Dommage qu'il ne soit pas traduit en français. Je trouve que ça ne l'a pas "gâtée", au contraire, puisqu'elle a cherché à sortir de mes bras vers 3-4 mois et qu'elle a commencé à explorer le monde qui l'entoure. Elle sait qu'elle a quelqu'un derrière elle qui la prendra dans ses bras si elle veut, donc ça la rassure. Au lieu de pleurer elle indique son besoin, à 18 mois elle peut toucher sa couche en disant "y'a plein caca", ou faire le geste de manger si elle a faim.
Elle est très souriante, elle rit souvent, et si elle pleure c'est qu'il y a vraiment quelque chose qui ne va pas, par exemple quand elle tombe ou se cogne, et encore, maintenant elle dit "boum" et se frotte et continue son exploration.
Bonjour essayez la methode Aletha Solter, avec ma fille a fait miracles!!