Plus récemment, la sage-femme qui a accompagné mes deux grossesses m’a massée plusieurs fois de façon très précise pendant le travail, ce qui faisait complètement partir la douleur, de façon incroyable ! Je me sentais en confiance avec elle. Sans qu’on n’en ait jamais parlé, elle m’a donné un toucher apaisant. Je ne me suis pas sentie envahie. Je n’avais pas besoin de lui dire où je souhaitais qu’elle me masse : elle le savait. À mon premier accouchement, j’étais perdue, j’avais peur et le massage m’a aidée à me recentrer. La réaction de mon corps au toucher a été très puissante. Je ne m’y attendais absolument pas. Ensuite, j’ai abordé le deuxième accouchement dans une toute autre optique. J’avais lu le livre d’Isabelle Brabant, Une naissance heureuse, et je n’essayais plus d’éviter la douleur ; je l’accueillais.

GA : Employez-vous le massage lorsque vos enfants ont mal quelque part ?

Oui, Adriano a parfois des gaz. Il est constipé. Je fais des mouvements adaptés et je vois que ça le soulage. Mais je ne masse évidemment pas mes fils uniquement quand ils ont mal quelque part.

GA : Comment vivez-vous le massage avec eux ?

C’est un plaisir pour moi. Quand je me dis que je vais masser mon petit, ça me détend. J’insiste, c’est aussi un moment de plaisir pour moi, pas que pour lui. J’adore toucher sa peau, ses petits bourrelets, et être avec lui en suivant ses mouvements. Je le masse la plupart du temps après le bain. Mes deux garçons prennent leur bain ensemble. Octavio reste dans la baignoire pendant que je masse Adriano. On reste tous les trois dans la salle de bains, dans une ambiance agréable. Je mets le matelas de la table à langer au sol et je lui masse les jambes, le ventre et le torse. Ensuite, je le prends sur moi pour lui masser les bras, le dos et le visage. Quand Adriano s’agite pour téter, je le mets au sein et je le caresse pendant la tétée, pour que la fin du massage ne soit pas trop abrupte. Après le massage, Adriano veut presque toujours téter. S’il s’endort, je peux masser Octavio. Sinon, Octavio doit attendre un peu. Mon mari a massé quelques rares fois Octavio, mais c’est plutôt moi qui le fais. Octavio me dit parfois : « Maman, je vais te masser. Couche-toi ! » Alors je me couche et il me masse les jambes. Ça dure trois minutes. C’est énormément de tendresse, d’amour… Octavio adore les massages. Il se souvient de ceux qu’il a reçus petit. Dès sa naissance, je lui faisais des câlins de façon instinctive. Quand il avait 8 mois, j’ai suivi un cycle de massage-bébé. Et je l’ai beaucoup massé jusqu’à ses 2 ans. Puis j’ai manqué de temps pour des massages réguliers, mais on a continué à beaucoup se toucher. Les massages avec lui ont recommencé à la naissance d’Adriano.