• Il est dommage que les menus présentés en exemple ne soient pas des menus "tout cru" comme l'annonce le titre de l'article (à part le menu-type de Diane Langlois), donc à mon sens non représentatifs de ce qu'ils peuvent être dans une famille crudivore végétalienne. Ils ont également l'inconvénient, en tout cas pour le premier (du point de vue de la santé), de contenir beaucoup de fruits, ce qui entraîne une déminéralisation, à long terme. Les fruits purifient, nettoient le corps mais ne le construisent pas (voir le livre du Dr Gabriel Cousens, cité dans l'article). Ils présentent également des combinaisons alimentaires désastreuses pour la digestion (voir encore le livre du Dr Cousens). L'article étant assez court sur ce mode d'alimentation, il aurait été bien, à mon avis, de ne parler que de crudivorisme et non pas d'y mélanger le végétarisme par l'exemple de Yaël et de Guillemette (surtout que le pain est un des premiers aliments supprimés lorsque l'on passe à un mode de vie crudivore.)
  • Les crudivores aux États-Unis ne sont que végétaliens. Ils ne connaissent pas l'instinctothérapie qui accepte les produits animaux (ceux-ci ainsi que les sous-produits animaux étant désormais admis comme étant les premiers à éliminer dans la perspective d'une bonne santé, voir la remarquable et exceptionnelle étude : "le Rapport Campbell" du Dr Colin T. Campbell).
  • Dans le mouvement crudivore actuel aux États Unis, il n'est pas question de croyances mais d'expérimentations et d'observations.
  • Qu'est ce qui au juste n'est pas très écologique? Je ne vois pas en quoi le déshydrateur (moins souvent utilisé et à plus basse température que le four) est moins écologique que le four utilisé par les végétariens ! Si vous êtes crudivore végétalien, vous n'investirez pas dans un four mais dans un déshydrateur, point. Ainsi beaucoup moins d'énergie est dépensée que celle dépensée par ceux qui mangent cuit. De plus, je pense que notre santé vaut bien l'investissement d'un germoir que l'on peut fabriquer soi-même avec un bocal, un élastique et une gaze ! Faites le compte de ce que contient une cuisine traditionnelle (mixer, four, batteur, friteuse, machine à pain, grille-pain, machine à fondue ou raclette, poêle, machine à café...) et je ne suis pas sûre qu'elle soit plus économique ni moins gourmande en énergie qu'une cuisine crudivore (de bons couteaux, une planche à découper et, pour un meilleur confort, on peut y ajouter un blender, un mixer et, comble du luxe, le déshydrateur). Maintenant, vous avez tout à fait raison en ce qui concerne les fruits exotiques, ils ne sont pas locaux en ce qui nous concerne. Mais il faut aussi préciser que beaucoup de recettes élaborées dans la cuisine vivante viennent pour le moment des États-Unis (où ils ont beaucoup d'avance sur nous concernant ce mode d'alimentation) où l'on ne trouve pas les mêmes denrées. En ce qui concerne l'extracteur de jus, on peut se contenter d'un bon blender et de filtrer ensuite à travers un sac à jus (c'est-à-dire une étamine). Mais il est vrai que, comme dans tout secteur de la vie, de petits malins essaient de tirer partie des modes si l'on peut parler de mode pour le crudivorisme !
  • Le témoignage de Guillemette est représentatif de ce que vivent beaucoup de personnes venant dans un premier temps au crudivorisme : la saison froide, ils remangent des aliments cuits. Il faut savoir que ces personnes ne savent pas toujours qu'elles peuvent chauffer leur nourriture jusqu'à 45 °C, voire 50 °C (et non pas 40 °C), ce qui permet de se réchauffer (chaud au doigt, sans se brûler) et également que leur régime alimentaire est déséquilibré : trop de fruits et d'oléagineux (les uns déminéralisent en nettoyant le corps, les autres fatiguent le foie du fait de leur richesse en graisses), pas assez de feuilles vertes. Car avec un régime alimentaire réellement adapté au corps, celui-ci retrouve sa résistance au froid ainsi qu'au chaud (mon mari et moi en avons fait l'expérience, ainsi que ma maman crudivore végétalienne depuis plus d'un an et qui n'a, depuis, pas éprouvé l'envie de cuire ses plats à aucun moment). Toutes ces informations sont d'ailleurs données dans les livres du Dr Gabriel Cousens mais également dans ceux de Victoria Boutenko dont le très célèbre Green for Life qui est maintenant une référence en la matière. Une quantité suffisante de feuilles vertes dans son alimentation diminue de façon spectaculaire les envies de sucres (qui correspondent à un besoin en énergie des cellules car elles ne sont pas correctement nourries), nous l'avons aussi expérimenté mais, avant nous, de nombreux obèses et diabétiques aux États-Unis (toujours), dont la très connue, dans le milieu, Angela Stoke, obèse (130 kgs) à 20 ans et qui désormais (en 2 ans) ne pèse plus que 60 kgs en étant passé à l'alimentation crudivore végétalienne. Elle donne maintenant des conférences sur son expérience dans le monde entier.
  • Et pour finir, c'est dommage que cet article ne parle pas des avantages sur la santé de ce mode d'alimentation puisque c'est quand même son principal atout. Il aurait, par exemple, pu expliquer pourquoi les aliments ne sont pas cuits : la cuisson détruit tous les enzymes (acteurs d'une parfaite digestion ne fatiguant pas le corps par une leucocytose produite par l'ingestion d'aliments cuits) et une grande partie des vitamines.


Cela étant dit, je vous félicite tout de même pour l'initiative de ce hors-série qui a le mérite d'exposer différents points de vue, d'éclairer sur certains sujets et d'encourager un mode de vie plus proche de la nature.



Cordialement,



Nadège P. http://veganbio.typepad.com/