Dans nos pays occidentaux, si elle est toujours célébrée, la journée de la femme tend à perdre son caractère protestataire et revendicatif tant il semble évident à tous que de réels progrès ont été faits en matière de droits des femmes et des places qu'elles occupent dans nos sociétés. Ailleurs dans le monde, la célébration de cette journée se fait encore parfois avec de réelles revendications pour que les choses avancent en matière d'égalité et d'accès des femmes ne serait-ce qu'à l'éducation.

L'Association Nationale des Sages-Femmes Libérales (ANSFL) saisit l'opportunité de cette journée pour rappeler que, partout dans le monde et de tout temps, les sages-femmes ont toujours été auprès des femmes pour les accompagner, les informer, les soutenir, tout au long de leurs grossesses et au moment de mettre au monde leurs enfants.

Parce que la grossesse n'est pas une maladie, que tout accouchement ne doit pas être considéré comme un risque, mais bien comme une naissance, parce qu'il est légitime que les femmes demandent à se réapproprier leur corps, à être informées et actrices de ce qu'elles peuvent vivre à ce moment là, notre association travaille pour que les sages-femmes puissent être de plus en plus reconnues comme « les spécialistes » des grossesses et accouchements normaux et que les femmes puissent réellement choisir d'être accompagnées de la façon la plus globale possible, au plus près de leur attentes et qu'elles disposent de choix pour accueillir leurs enfants en toute sécurité (structures de différents niveaux mais aussi Maisons de Naissance et domicile).

En cette journée de la femme, il nous semble donc légitime de réaffirmer avec les femmes ce qui doit rester un droit et une liberté pour elles : pouvoir vivre sereinement une grossesse et accoucher dans des conditions choisies et non subies.