Témoignage d’une filleule : « En 2004, quand je suis sortie du service de néonatologie de l’hôpital, suite à un accouchement à cinq mois et demi, je me suis retrouvée seule chez moi, avec mes doutes quant à ma capacité à allaiter mon enfant. En effet, j’avais reçu sur l’allaitement des avis divergents et, il faut le dire, peu de soutien franc de la part de l’équipe médicale. Je tirais peu de lait avec le tire-lait et je pensais que mon fils prenait l’équivalent au sein. Je complétais donc à la cuillère ou à la tasse. J’ai alors connu l’association « les Marraines de lait ». J’ai alors appelé pour savoir comment elle pouvait m’aider. Je me rappellerais toujours du jour où ma marraine est arrivée chez moi. Elle était elle-même maman d’un prématuré qu’elle avait allaité. Elle comprenait mes angoisses, mes doutes et ma perte de confiance en moi. Elle a regardé si mon fils prenait bien le sein. Elle s'est montrée très positive sur les capacités de mon fils et surtout m’a redonné un nouveau souffle. Nous sommes restées longuement en contact ensuite et j’ai pu, grâce à elle, allaiter mon fils pendant trois 3 ans. J’ai été ensuite maman marraine d’une maman d’un prématuré de six 6 mois. La boucle était bouclée. » I.J., un enfant.



Témoignage d’une marraine : « J’ai découvert l’allaitement maternel à travers un intense « corps à corps » avec mon fils aîné, voici 13 ans. Et, par la suite, avec mes deux filles. Des allaitements tous différents, parfois tumultueux, toujours vécus pleinement et jusqu’au terme que je m’étais fixé (ou que l’enfant a bien voulu fixer !). Ces expériences, encore très vivaces dans mon corps et mon esprit, m’ont nourrie. Tout autant qu’elles ont nourri mes enfants. Je suis aujourd’hui marraine de lait, à Grenoble, pour accompagner des mères, sensibilisées au sujet, mais souvent très isolées et peu soutenues dans leur démarche : ma mission est d’initier chaque future maman au processus de l’allaitement, à sa physiologie... par des rencontres en amont de la naissance. Cet apport de connaissances est renforcé, à la naissance du bébé, par une relation de grande proximité entre mères, si cela s’avère nécessaire. Aucun « marrainage » ne ressemble à un autre. Comme aucun allaitement n’est semblable à un autre. Mais chaque relation de marrainage comporte l’essentiel : la relation humaine et un savoir éprouvé de mère à mère pour le succès de l’allaitement. » A. L. M., trois enfants.

Marraines de Lait : http://www.marrainesdelait.com