Lorsque j'ai eu mon deuxième enfant, j'ai entendu parler du concept de signer avec son enfant, peu avant que Nathanaëlle Bouhier-Charles mette Signe avec Moi en place. J'ai essayé de m'y mettre mais, le problème, c'est que mon bébé était alors quasiment tout le temps dans mes bras, donc je ne savais pas comment faire. J'ai envisagé de suivre le premier atelier SAM, mais c'était à Paris, donc trop loin. J'ai aussi essayé de faire venir Nathanaëlle pour un atelier à Grenoble, mais je n'avais pas réuni assez de participants. Le temps a passé et, quand mon bébé est devenu bambin et que les face à face sont donc devenus plus nombreux, je n'ai pas eu le courage de m'y repencher plus sérieusement, car mon fils ne semblait pas tellement intéressé par les signes.

Lorsque mon dernier enfant est né, j'ai eu envie de signer à nouveau, mais le problème restait le même : un nourrisson passe beaucoup de temps dans les bras ou au sein ! Heureusement, une animatrice SAM s'est formée vers chez moi et j'ai pu suivre un atelier. L'atelier m'a beaucoup aidé, notamment en enrichissant mon vocabulaire de signes, en créant une réelle dynamique, en me permettant d'inviter les signes dans les comptines et en me faisant prendre conscience de l'importance de capter le regard de son enfant lorsqu'on communique avec lui. Mais également, j'ai appris que l'on peut signer même lorsqu'on a son bébé tout contre soi, ne serait-ce que pour ne pas perdre l'habitude de signer, mais aussi parce qu'il peut percevoir le mouvement, même s'il n'est pas dans son champ de vision. J'ai aussi compris que l'on pouvait signer sur le corps de bébé, comme si par exemple on veut signer pipi et qu'il faut toucher son ventre : si on a son tout-petit contre soi, alors c'est plus facile de faire le signe en touchant son ventre à lui et, en plus, ça ancre le signe dans son corps. Enfin, je dirais que voir mon bébé de 3 mois sourire jusqu'aux oreilles à nous voir signer lors des ateliers, puis à la maison, m'a prouvé que ça valait le coup de persévérer ! Ce qui est intéressant aussi, c'est que j'ai assisté aux ateliers avec mon second enfant et que, cette fois-ci, il s'est davantage intéressé aux signes, même à trois ans.