Le problème, c’est que l’énergie qui va à notre cerveau et le nourrit vient en grande partie de notre pensée : comme je le dis toujours, notre pensée est de l’énergie. La preuve, c’est que si notre interlocuteur est en colère ou mal à l’aise, même s’il essaye de nous le cacher, nous allons le ressentir. C’est donc que nous allons être sensibles à l’énergie qui émane de lui, l’énergie qui est fabriquée par sa pensée. Si, au contraire, cette personne est très heureuse, amoureuse par exemple, nous allons le ressentir aussi, car l’amour est une énergie ! Donc, si nous chargeons notre cerveau en négatif, notre « voltage » va baisser. Et, si notre voltage baisse, nous ne saurons plus gérer les problèmes que nous rencontrerons. Plus nous allons nous charger en négatif, plus nous allons perturber notre fonctionnement, jusqu’au moment où nous allons basculer sur d’autres systèmes énergétiques, qui pourront être des systèmes de dépression, de panique, entre autres. Mais ces dysfonctionnements ne sont pas une fatalité : nous pouvons les annuler et remettre nos énergies en place. Pour cela, il suffit d’utiliser des circuits de cinq points d’acupuncture, dans lesquels circulera l’énergie antidote de celle que l’on voudra chasser. En quelques minutes, l’énergie redeviendra normale et le soulagement sera immédiat.



L’idée d’utiliser l’acupressure m’est venue, comme souvent, d’une rencontre. Au début, je n’utilisais que des aiguilles, puisque c’était ma formation initiale. Mais certains points étaient douloureux ; or, la pensée étant de l’énergie, la douleur pouvait perturber l’efficacité du circuit. Et puis je rêvais de pouvoir m’occuper d’enfants, voire de bébés, sur qui, pour des raisons évidentes, l’acupuncture ne pouvait être utilisée. Un jour, je me suis ouvert de cette préoccupation à un marchand d’aiguilles d’acupuncture, dans le quartier chinois de Sydney. Celui-ci m’a proposé une boîte de patchs (de petits autocollants qui contenaient de minuscules billes), dont certains chinois se servent, en automédication, pour soigner leur migraine : au lieu de l’aiguille, c’est la bille qui est censée activer le point d’acupuncture ; et il m’a fait comprendre que je n’avais rien à perdre à essayer. Ce que j’ai fait, sans trop y croire au début. Mais, à ma grande stupéfaction, cela a marché… En fait, un point d’acupuncture est, certes, sensible à la piqûre, mais il l’est aussi à la chaleur (en extrême-orient, on utilise des bâtonnets d’armoise incandescents, les moxas), et aussi à la pression. Les patchs que ce marchand m’avait suggérés agissaient par la pression. J’ai pu ainsi, tranquillement, pendant des mois, soigner avec succès bébés et enfants. Jusqu’au jour où je me suis trouvé face à une patiente, dont j’avais soigné le bébé, qui me dit alors : « Je voudrais bien vous consulter pour moi, mais je sais que, pour les adultes, vous utilisez des aiguilles, or j’ai la phobie des aiguilles. » Face à cette demande, j’ai tenté d’utiliser les patchs, pour la première fois chez un adulte : et cela a marché aussi… Ce qui fait que, les années suivantes, je n’ai plus utilisé que les patchs, que ce soit sur les bébés, les enfants ou les adultes, avec toujours le même succès.

Et puis, un jour, au cours d’un voyage, j’ai dû aider une personne. Elle était très dépressive, c’était l’amie d’amis très chers, ces amis dont j’étais l’hôte ce jour-là, et qui savaient quels étaient les résultats que j’obtenais. Ma situation était assez inconfortable : je voyais dans leur regard qu’ils espéraient que j’aide leur amie, mais je n’avais pas mes patchs sous la main et je me sentais démuni. Si encore j’avais été dans le confort de mon cabinet, mais là, à l’étranger, que faire ? N’ayant jamais tenté l’expérience, je ne savais pas si, en stimulant uniquement manuellement mes cinq points habituels, sans patchs, le circuit imprimé se mettrait à fonctionner. Je me sentais pourtant obligé de tenter quelque chose, par amitié pour mes amis et aussi par empathie vis-à-vis de cette personne. Alors, j’ai essayé d’appuyer fortement sur les cinq points que j’avais l’habitude de travailler avec les patchs … et le résultat a été extraordinaire car beaucoup plus rapide que ce que j’obtenais avec les patchs, quasi instantané en réalité. En quelques minutes, la jeune femme s’est sentie libérée du poids qu’elle avait sur la poitrine… La Psycho-Bio-Acupressure était née. Et, comme c’est une méthode simple, j’ai aussi simplifié son nom, le réduisant aux trois initiales : P.B.A. (Acupressure agissant sur le Psychisme, sans utilisation d’aucun médicament, ce qui en fait une thérapie que l'on peut qualifier de « bio »).



Quelques semaines plus tard, je me suis dit que s’il n’y avait plus besoin ni d’aiguilles ni même de patchs, ce que j’avais fait, n’importe qui pourrait le faire. La suite s’est imposée d’elle-même : j’ai commencé à apprendre à mes patients à faire ces circuits sur eux-mêmes, puis je les ai enseignés au cours d’ateliers et dans les livres que j'écris…"



Pierre-Noël Delatte

Voir aussi http://www.youtube.com/watch?v=AzK6...