Actuellement, il a grandi et nous sommes souvent confrontés à une situation qui se répète (par exemple, taper sur son frère ou insulter). Nous renouvelons alors l'interdiction : il ne faut pas taper, on ne dit pas ça. Mais nous nous sentons démunis et impuissants quand l'action se répète plusieurs fois par jour. Quand la journée a été particulièrement difficile, nous nous demandons si nous avons eu raison d'avoir choisi ce mode d'éducation. En particulier, quand il s'en prend à d'autres enfants, j'ai toujours peur que les parents aient l'impression que, pour nous, ce n'est pas grave. De plus, cette éducation demande une très grande patience. Quand notre patience est débordée, nous craquons et retournons à la menace.

Mais bon, il n'y a pas de parents parfaits, comme le dirait Isabelle Filliozat.…Par ailleurs, nous devons aussi gérer des rapports conflictuels avec les grands-parents, qui ne comprennent pas. Ils voient un petit garçon qui tape son frère ou son grand-père, qui répond, etc., et ses parents ne lui donnent pas de fessées, ne lui hurlent pas dessus (comme le fait mon frère, par exemple). Donc, ils critiquent : mais vous, vous n'étiez pas comme ça, mais machin, il ne fait pas ça, etc. Soit on avale les ouleuvres, soit on se fâche avec eux. Dans tous les cas, nous ne nous sentons vraiment pas soutenus.…Nous nous inquiétons aussi des situations où ils sont exposés à des gens qui ne font pas comme nous : l'école, la nounou. Par exemple, "il ne faut pas pleurer". Je pense que les enfants sont capables de le gérer, mais en tant que parents, ce n'est pas facile. Enfin, il est très difficile de trouver un psychologue qui comprenne notre démarche, donc là non plus, pas trop d'aide possible.

Florence P., deux enfants