Complément web au Hors série n°6

Indispensable à la construction de l’enfant, le jeu permet d’alterner des périodes de plaisir et de tension, de relaxation et d’excitation, de solitude et socialisation offrant ainsi un éventail de possibilité à son cheminement.

Jean, 2 enfants raconte ‘’Autant notre fils de 7 ans adore jouer avec ses amis, autant lorsque nous rentrons à la maison, il file illico s’installer avec ses playmobils. Il entre alors dans un monde dont il semble avoir grand besoin pour se ressourcer après l’excitation d’un moment en groupe.’’ De plus, le jeu pourra s’avérer être un excellent allié lors de situations pénibles. Qu’il s’agisse de préparer un enfant ou au contraire de revivre avec lui des moments difficiles, il permet de s’approprier la situation et d’en devenir un acteur plutôt qu’une victime. Sans compter qu’en jouant un rôle, même le notre, il est souvent plus aisé de s’exprimer, de nommer ses peurs et de s’en libérer. Rose-Marie maman de deux enfants se rappelle : ‘’ Avant d’aller à l’hôpital nous jouions au docteur avec notre fille. C’était une façon de la préparer dans la sécurité du cocon familiale. De retour à la maison, souvent elle rejouait la scène avec ses poupées. Cela lui faisait un bien fou et nous donnait de nombreux indices sur la façon dont elle avait vécu le moment.’’

Pour finir, le jeu constitue un formidable lien entre les fratries et les générations, un moment de trêve, où chacun oublie ses tracas et ses exigences à l’endroit des autres. Un moment où il fait bon être ensemble tout simplement rassemblés autour d’une même activité. Et si le jeu a longtemps rimé avec confrontation au gré des différentes civilisations, arrive à présent un nouveau genre; celui des jeux de coopération où au lieu de compter les points, de coloniser des territoires ou de mettre à mort un adversaire, il faudra plutôt s’unir pour trouver une solution, protéger une espèce, venir à bout d’une mission. Une façon de cultiver la paix, de perpétuer les valeurs familiales qui nous sont chères et de faire ensemble après l’incroyable période du ‘’moi tout seul’’.