Mastite : comment vite en finir
Par Grandir Autrement le mercredi 1 décembre 2010, 21:42 - Témoignages - Lien permanent
Complément web au N26
« Après deux mois d'allaitement où tout se passait très bien depuis la naissance, où j'avais créé un lien très fort avec ma fille, j'ai eu, du jour au lendemain, un engorgement qui ne partait pas, qui devenait de plus en plus douloureux, et j'avais 39 °C de fièvre. C'était devenu dur à gérer, surtout que je devais m'occuper de ma fille ainsi que de mon premier enfant. J'ai pris conseil auprès d'une sage femme consultante en lactation pour qu'elle puisse m'aider à aller mieux. Le lendemain, cet engorgement-là était partit. Seulement, j'en avais un nouveau sur l'autre sein, et le surlendemain j'avais les deux seins engorgés, dont un où le lait ne s'écoulait même plus. J'ai eu également un mamelon enflé et très douloureux. La fièvre ne baissait pas. Je vivais un enfer, physiquement et moralement, j'avais l'impression de ne plus en voir le bout. J'ai consulté un médecin généraliste (je n'ai pas osé appeler la sage-femme de peur de la déranger une seconde fois), qui m'a dit que le mieux était de stopper l'allaitement. Je l'ai écouté car je ne savais plus quoi faire d'autre ; j'ai donc eu un médicament pour couper le lait et des antibiotiques pour prévenir d'une infection. Moi qui souhaitais allaiter le plus longtemps possible... En quelques jours, je suis passée d'un allaitement où tout roulait à un arrêt brutal fait à contre-cœur. Le moral était au plus bas ; mon mari était là mais, moi, je vivais ça comme un deuil.
J'ai fini par rappeler la sage-femme, qui m'a donné les coordonnées d'une consultante en lactation proche de chez moi et qui se déplace à domicile. Elle est venue chez moi, m'a écoutée, épaulée et rassurée. J'ai su que je pouvais relancer mon allaitement, malgré un arrêt total de plusieurs jours (je n'avais plus de lait). Sur le moment, je n'ai pas souhaité relancer, de peur que de nouveaux engorgements reviennent. Puis, j'ai bien réfléchi : cette relation, que j'avais avec ma fille et que j'avais perdue avec cet arrêt de l'allaitement, je pouvais la retrouver ! Il n'était pas trop tard pour revivre ce bonheur, alors, je n'avais pas le droit de laisser passer ça. Grâce à ma consultante en lactation, j'ai pu être soutenue, ce qui a été très important car, tout le temps où je tirais mon lait et complémentais les tétées par des biberons pour relancer la production de lait, le moral me jouait des tours. La consultante prenait de mes nouvelles quasiment tous les jours et m'encourageait. Après dix jours, j'ai pu donner le sein exclusivement, un véritable bonheur, une vraie victoire ! En parallèle, j’ai terminé le traitement antibiotique que m’avait prescrit mon médecin et qui était, heureusement, compatible avec l’allaitement.
Mon allaitement, depuis, se déroule parfaitement bien. Je ne regrette en rien cette période difficile de relactation car je revis ! J'ai appris, grâce à ma consultante en lactation, ce qu'est vraiment l'allaitement à la demande, la confiance en soi dans cette relation unique, et, dorénavant, lorsque j'ai un nouveau petit engorgement, j'arrive à gérer la crise rapidement. J'ai appris que, lorsque l'on rencontre des difficultés pendant l'allaitement, il vaut mieux s'entourer de personnes qualifiées pour pouvoir être soutenue au mieux et ne pas baisser les bras. »
Candice P.


Commentaires
Bonjour,
Je voulais vous dire qu'il était troublant pour moi de constater que vos articles tombent toujours pile sur mes préocupations du moment ! Votre article sur la mastite était pour une actualité puisque j'ai souffert de 2 mastites consécutives à 3 semaines d'intervalles alors que je n'en avais jamais eu en plus de 18 mois d'allaitement. Votre article était très complet et je vous en remercie. Pourtant, le pédiatre homéopathe a soulevé une piste que vous n'abordé pas et qui m'a questionnée. La mastite pourrait être dans certain cas une conséquence du poids psychologique de l'allaitement ou la relation à sa famille. Si par exemple, si l'on ne se sent pas suivi dans notre projet d'allaitement par la famille ou si l'on a le sentiment de se sacrifier pour sa famille au détruiment de sa personne... Pour ma part, il est troublant de constater que je me situe dans le 1er cas depuis quelques temps ... à méditer peut être dans certains cas !