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mardi 18 septembre 2012

Des poules dans le jardin


L’association « Un réseau contre le spécisme »¹ a édité en 2011 un feuillet intitulé « Pourquoi refuser de manger les œufs ? ». Elle y décrit les conditions de vie atroces des poules élevées en batterie, entassées toutes leur vie dans des conditions d’hygiène déplorables. On pourrait croire que l’élevage en plein air ou labellisé bio apporte des garanties de bientraitance. Mais l’association explique que les poules n’ont parfois que la possibilité de marcher à la queue leu leu dans un couloir grillagé. Les poussins mâles sont tués parce que non rentables, les producteurs atrophient couramment les becs pour éviter que les poules ne se blessent entre elles et les pratiques à l’abattoir sont insupportables. L’association alerte les consommateurs sur l’origine des œufs du commerce. On ne voit guère d’alternative meilleure que l’élevage familial.

Sophie Bourriaud



1 – reseau-antispeciste@poivron.org, http://pensebete.org

lundi 17 septembre 2012

Attention, alimentation contaminée !


L'eau, reflet de l'environnement dans lequel nous vivons

L'eau que nous buvons provient de ressources souterraines ou superficielles polluées par les activités humaines. Depuis de nombreuses années, les pratiques agricoles sont pointées du doigt, du fait des fortes teneurs en nitrates – provenant des engrais – et en pesticides retrouvées dans nos eaux de boisson. Les données les plus récentes du SoeS¹ montrent que 75 % des points de mesures des eaux brutes présentent une concentration en nitrates supérieure à 10 mg/l, soit une qualité moyenne à mauvaise, alors que 91 % des points de mesure contiennent au moins un pesticide.
Les captages utilisés pour notre approvisionnement en eau du robinet doivent satisfaire à certains critères de qualité, et notre eau est traitée avant d'arriver dans notre réseau de distribution, ce qui permet de supprimer toute pollution bactériologique et d'éliminer une partie des polluants chimiques. Le suivi de la qualité de l'eau du robinet est réalisé en continu pour tous les grands réseaux de distribution (grandes villes ou agglomération). En revanche, en milieu rural et pour les villes de moins de 500 habitants les analyses sont beaucoup plus rares car chères.
Ces données nous poussent à nous poser la question du remplacement de l'eau du robinet par l'eau en bouteille. Il paraît évident que, d'un point de vue écologique, l'embouteillage en matériaux issus pour la plupart de produits pétroliers et le transport des bouteilles sur de grandes distances est une aberration ; mais qu'en est-il de la qualité de l'eau ?

Le WWF a publié très récemment une étude, réalisée sur fonds propres, afin de répondre à cette question². Tout d'abord, il faut savoir que les eaux minérales naturelles sont contre-indiquées en consommation au long cours en raison de leur forte teneur en minéraux. D'autre part, les eaux minérales, comme les eaux de source, sont soumises aux mêmes limites de concentration que l'eau du robinet pour une dizaine de substances toxiques comme l'arsenic, les nitrates ou les métaux lourds.
En comparant différents prélèvements d'eaux du robinet à des eaux en bouteilles provenant du même secteur géographique, l'étude du WWF a montré un taux de nitrates globalement légèrement supérieur dans l'eau du robinet, ainsi que la présence d'aluminium et de dérivés halogénés pour certains échantillons. Ces molécules proviennent des traitements de désinfection mis en œuvre sur l'eau du robinet. Le WWF conclut cependant que la différence de qualité entre les eaux du robinet et les eaux embouteillées n'est pas significative.
Les carafes filtrantes présentent également un moyen courant de supprimer une partie des polluants présents dans notre eau. Cependant, leur efficacité est controversée : il semblerait, d'après une étude de l'UFC – Que choisir ?³ que l'efficacité de ces carafes diminue rapidement et qu'elles soient alors à l'origine d'une dégradation de la qualité de l'eau, par désorption des résidus préalablement fixés sur la résine filtrante.

Enfin, pour compliquer encore la donne, une « nouvelle » catégorie de polluants est en train de s'imposer. Appelés polluants émergents, il s'agit des produits de dégradation des pesticides, des substances pharmaceutiques – provenant des eaux usées domestiques, des effluents hospitaliers, ou des effluents agricoles (médicaments vétérinaires) – des plastifiants ou des dioxines. Ces molécules présentes dans nos rejets sont réfractaires aux traitements mis en œuvre dans les stations d'épuration, elle sont alors rejetées dans l'environnement et peuvent se retrouver ensuite dans notre eau. On les appelle émergents car ce sont des molécules présentes en petites quantités, donc difficile à détecter, et que l'on avait, jusqu'à il y a peu, aucun moyen d'analyser. Les traitements efficaces sur ce type de polluants sont en cours de recherche et demanderont certainement la mobilisation de moyens financiers importants. À ce jour, aucune limite maximale de concentration pour ces molécules n'est établie dans l'eau de boisson malgré leur effet sur la santé.

Delphine Lavieille

1 – Service de l'Observation et des Statistiques
2 - Eau de boisson – Analyses comparées de l'eau du robinet et de l'eau en bouteille, Rapport du WWF, 2011
3 – Quelle eau boire ? UFC – Que Choisir http://www.quechoisir.org/alimentation/produit-alimentaire/boisson/guide-d-achat-quelle-eau-boire

Voir également à ce sujet l'article paru dans le numéro 33 de Grandir Autrement : « Traiter l'eau de boisson ».

samedi 15 septembre 2012

Allaitement et pollution (Claude Didierjean-Jouveau)

Voici les références complètes des études citées dans l'article :

1 - Time trends of persistent organic polluants in Sweden during 1993-2007 and relation to age, gender, body mass index, breast-feeding and parity. Hardell E et al., Sci Total Environ, 2010, 408(20) : 4412-9.

2 - Early exposure to dichlorodiphenyldichloroethylene, breastfeeding and atsthma at age six. Sunyer J et al., Clin exp Allergy, 2006, 36(10) : 1236-41.

3 - Prenatal exposure to polychlorinated biphenyls and breastfeeding : opposing effects on auditory P300 latencies in 9-years-old Dutch children, Vreugdenhil HJ et al, Dev Med Child Neurol, 2004, 46(6) : 398-405.

4 - Ratio variation of congener profiles of PCDD/Fs and dioxin-like PCBs in human milk during lactation. Takekuma M et al., Sci Total Environ, 2011, 409(8) : 1368-77.

5 - Dioxins, polychlorinated biphenyls and other organohalogen compounds in human milk. Levels, correlations, trends and exposure through breastfeeding. Furst P. Mol, Nutr Food Res, 2006, 50(10) : 922-33.

mardi 1 novembre 2011

La France a sommeil

LA FRANCE A SOMMEIL

Un Français sur cinq souffrirait de baisses importantes de vigilance et plus de 7 Français sur 10 piquent du nez à un moment ou un autre de la journée. Plus de 36 % des jeunes de 18 à 25 ans se déclarent somnolents (sondage SOFRES 2004).

C'est le matin et non pas le soir que notre horloge interne a besoin de la lumière naturelle, vivante elle contrairement à la lumière électrique, pour rythmer et assurer les fonctions biologiques de notre corps, selon nos rythmes circadien et saisonniers. L'heure dite "d'été" et l'heure dite "d'hiver" sont une invention technocratique qui ne repose sur rien de sérieux : il n'existe en réalité que l'heure astronomique, celle indiquée par le soleil à midi. Pour la France, l'heure solaire moyenne est celle du méridien de Greenwich, de l'Europe de l'Ouest, sur lequel notre pays est placé. En l’occurrence, des chronobiologistes allemands, hollandais, suisses montrent que l'avancement de l'heure accentue le stress et génère des perturbations sur notre comportement, sur nos performances quotidiennes (Étude EUCLOCK sur la base d'une seule heure d'été). Nos enfants, plus proches de la nature, sont encore plus sensibles à ces rythmes : à l'école leur humeur, leur apprentissage et leurs résultats scolaires en dépendent effectivement.

Respecter leur sommeil paradoxal du matin est une véritable mesure de salut scolaire ! Le Dr Martha Merrow suggère de commencer l'école à 10 heures (Étude EUCLOCK) ! De plus, le rapport Kotchen/Grant conclut, factures à l'appui, à une surconsommation d'électricité de 2 à 4% sur la base d'une seule heure d'été (New York Times du 19/11/2008). En France, depuis 1945, nous vivons, en hiver, avec une heure d'avance : l'heure d'hiver équivaut déjà à une heure d'été. Depuis le printemps 1976, l'heure d'été ajoute ainsi 1 heure supplémentaire, ce qui nous met, de fin mars à fin octobre, à l'heure du Caire ou de Saint Petersbourg, soit à l'heure du fuseau d'Europe orientale.

Quelle est donc, a fortiori, notre surconsommation avec nos deux heures d'avance ? Le matin, vers 6h, heure d'été, il est 4h solaires. En avril, en septembre et en octobre le soleil n'est pas levé, il fait nuit et froid, d'où la nécessité d'allumer le chauffage (trop souvent électrique). Par contre, les après-midi d'été, on climatise à tout va; à 14h il fait trop chaud, il est en réalité midi, le soleil est au zénith. Or les réelles économies d'énergie proviennent de l'énergie que l'on ne consomme pas. Nous vous remercions, Mesdames les candidates, Messieurs les candidats à l'élection présidentielle 2012, de vous engager, dans votre programme, à remettre les pendules de France à l'heure juste de notre fuseau horaire !



LA MÉRIDIENNE

Merci de signer et de faire signer la pétition "Heure scolaire, heure solaire !" jusqu'au 31 octobre 2011, en partenariat avec Cyber@cteurs sur Internet : www.cyberacteurs.org. Une pétition papier est disponible au siège de La Méridienne.

Association pour le rétablissement de l'heure méridienne B.P. 831 26008 VALENCE Tél. : 06 31 37 04 97 lameridienne_@hotmail.fr

mercredi 18 mai 2011

Témoignages : les différents courants de l'alimentation vivante

Complément web au N29

Voici de nombreux témoignages sur les différentes manières de manger cru : crudivorisme, frugivorisme, alimentation originelle, et même régime paléo !

Crudivorisme

Irène Grosjean, naturopathe : "Je suis végétarienne depuis cinquante-cinq ans, avec une crudité à chaque début de repas. Et puis, je me suis rendue compte que le cuit n'était pas idéal, car il ne contenait pas de vie, les molécules y sont mortes. Cette énergie de vie manquante est, dans l'alimentation actuelle, remplacée par des excitants, dont la viande. Mais on n'a pas un système digestif de carnivore ! Alors, on stocke ce qu'on ne peut pas digérer. En effet, notre corps est composé de deux tiers de liquide. Or, nous n'avons que cinq litres de sang. Sur une personne de soixante kilo, il y a donc 40 kilo de liquide, dont une trentaine de litre dont la médecine ne se préoccupe pas. C'est dans ce liquide que l'organisme stocke ses résidus. Cela cause de la fatigue et, régulièrement, le corps entreprend de se nettoyer à l'aide des maladies. Et qu'est-ce qu'on fait, dans notre société ? On empêche le corps de se nettoyer à grand coup de médicaments. Cela s'appelle le progrès… et crée des maladies de plus en plus profondes. On a fait des médecins des prescripteurs de médicaments et d'opérations. La naturopathie, au contraire, s'attache à la prévention : révéler à l'individu comment recouvrer la santé. Je mange donc des aliments vivants, des végétaux. C'est ce qu'on trouve dans la nature et qu'on mangerait si nous n'avions pas d'outils sous la main ! Des fruits, de préférence, car on a un système digestif de frugivores, comme les primates. Cela ne veut pas forcément dire qu'on descende du singe, mais, en tout cas, notre système digestif est tout à fait similaire, avec un système digestif long et de petits reins. Je mange aussi des racines, des feuilles. Comme les primates, d'ailleurs. C'est l'alimentation que la nature a prévue pour nous ! Cela permet de nettoyer les liquides dans lesquelles les cellules baignent. C'est d'ailleurs pour moi le travail d'un naturopathe que de veiller à nettoyer ces liquides. Les crises d'élimination seront différentes en fonction des individus car l'organisme utilise son système le plus fort pour se détoxiquer. C'est vrai qu'il y a peu de naturopathes qui ont une alimentation crue. Quand j'ai étudié la naturopathie il y a cinquante-cinq ans, on parlait très peu d'alimentation vivante. Ce sont les américains qui sont les leaders de ce mouvement qui émerge seulement à présent en France… Je pense que le point de départ de tous nous systèmes, c'est la respiration, l'alimentation, le sommeil et l'élimination. Mais c'est l'alimentation que nous avons le plus déréglée ! Les supermarchés sont remplis de riens pour lesquels on détruit les forêts, pour emballer ce vide…" http://www.santenaturopathie.com (divers témoignages sur le site internet)"

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