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mardi 21 septembre 2010

Journées des doulas 2010 : on y a roulé du bassin

Complément web au numéro 25

Depuis trois ans, au cours de ces rencontres organisées par l'association Doulas de France, les tentes rouges – toujours très vite remplies – offrent un espace de parole inédit pour les femmes. Au-delà de la naissance, on y parle souvent sensualité, intimité, singularité des couples. C'est la raison pour laquelle les doulas ont souhaité placer au cœur de la rencontre de cette année la sexualité féminine et du couple, en commençant par le corps. Dans les ateliers de ces journées de fin mai 2010, dont le thème était « Rencontres au cœur de la femme », on a donc dansé, chanté, médité, respiré, senti, exploré, peint, rit. Quelle énergie !

Carrefour de femmes, d'associations et de professionnels impliqués autour de la naissance, cette rencontre a également été le lieu d'échanges plus graves. Une très émouvante exposition intitulée Mémoires vives et composée de photographies de Caroline Lemoine, réalisée pour l'association Petite Émilie rendait hommage aux bébés pas encore ou à peine nés, déjà décédés, et à leurs parents. Les Maman Blues sont venus présenter leur travail de soutien aux mères souffrant de difficultés maternelles, à l'occasion de la publication de leur livre Tremblements de mères (Éditions L'Instant Présent, 2010). L'Association Internationale des Victimes de l'Inceste est venue partager autour de ce que peuvent vivre ces personnes au moment où elles deviennent parents.

Les hommes étaient là aussi, avec notamment une initiative de groupes de parole de pères, basée pour l'instant sur Rennes mais qui souhaite se mettre en réseau avec d'autres groupes à travers toute la France.

Enfin, bravo aux doulas pour le lieu dans lequel elles nous ont si bien accueillis cette année. La Maison des associations à Paris dans le « 13éme » a permis aux échanges en plénière, ateliers, boutiques et si importants apartés autour d'une boisson chaude de cohabiter avec un grand confort.

Compte rendu et contacts des intervenants sur le site de l'association DDF : http://www.doulas.info

A l'année prochaine !

S'écouter, vraiment !

Complément web au numéro 25

Les pleurs La première étape dans l'écoute des enfants, la plus facile, consiste à écouter les pleurs. Souvent, les pleurs de nos enfants nous donnent un sentiment d'échec. Nous désirons les arrêter. Nous essayons de calmer l'enfant, de lui trouver un substitut acceptable, de le raisonner, etc. Il est important de comprendre que les pleurs sont la marque de la guérison et non de la souffrance, que la cause soit toujours présente ou non. Quand on console un enfant, on arrête la guérison et non la souffrance, et l'enfant en sort globalement un peu plus triste. Il apprend aussi que c'est un problème pour nous qu'il pleure et qu'il ne peut pas faire confiance à son propre besoin de pleurer. Nous avons aussi tendance à juger les pleurs. Si son genou est tout écorché, ou si son jouet est cassé, nous estimons que l'enfant est en droit de pleurer. Mais si les pleurs nous semblent disproportionnés, nous pouvons en être irrités. En fait, même pour un très jeune enfant, les pleurs correspondent déjà souvent à la restimulation d'une souffrance passée. La cause minime qui les a amenés n'est alors qu'un prétexte et, si nous empêchons les pleurs, l'enfant en sera plutôt renforcé dans ses sentiments négatifs. Au début, les séances de pleurs peuvent être très longues. Souvent, elles vont finir par le sommeil. Lorsque les pleurs ont une cause "futile" en apparence, l'enfant va parfois exprimer la cause première après ses pleurs (le chagrin ancien que la situation présente a réveillé). Mais, d'autres fois, un problème est résolu de manière immédiate et très impressionnante. Et surtout, petit à petit, on voit apparaître des changements profonds dans le comportement de l'enfant : sa gaieté, son affection, sa confiance en lui, sa créativité...

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mercredi 8 septembre 2010

Des ouvrages autour de la cure de raisin

Complément web au numéro 24

En plus du très bon ouvrage, Le petit guide de la cure de raisin (ouvrage Ccollectif, Éditions Terre Vivante, 1990), citons deux nouveautés intéressantes qui abordent la cure de raisin et vous guident dans sa pratique.

Les 8 cures de revitalisation, de Nathalie et Jean-Marie Delecroix (Éditions Chariot d'Or, 2010) est en effet également intéressant en ce qu'il donne toutes les informations et indications utiles. Il aborde notamment les difficultés, mais aussi la réaction de l'entourage. Qui plus est, l'ouvrage cite de nombreuses autres cures peuvent être réalisées, en fonction des saisons et/ou des besoins : cerise, bouleau, citron, jeûne, etc.

Enfin, les éditions Jouvence viennent de publier Les cures de santé, de Christopher Vasey et Johanna Brandt. Plus de la moitié de l'ouvrage est consacrée à la cure de raisin. Il est intéressant que les auteurs mentionnent que cette cure peut ne pas convenir à tout le monde et quels sont les symptômes susceptibles de l'indiquer. L'ouvrage aborde également le jeûne, les lavements, l'alimentation crue.

mercredi 21 juillet 2010

Bébés nageurs : des risques liés aux produits de traitement ?

Complément web au numéro 25

En 2006, Alfred Bernard, Directeur au Fonds National de la Recherche Scientifique (FNRS) et professeur de toxicologie à l’UCL, en Belgique, publie une étude pointant du doigt les trichloramines, émanation du chlore dans l'air, qui – selon lui – accentue les risques d’asthme et d’inflammations pulmonaires, principalement chez les tout-petits, dont l’appareil respiratoire n’est pas arrivé à maturation.

Face à ces interrogations, des parents vont choisir d'emmener leurs enfants, surtout les plus jeunes, dans des piscines récentes, utilisant des produits moins agressifs, bien ventilées ou découvertes, voire de ne se baigner que dans des piscines ou des plans d'eau naturels. C'est le taux des molécules incriminées dans l'air qui influe sur le niveau de risque.

Pour sa part, Véronique Delaune, professeur d'EPS et déléguée des formateurs FAAEL, conseille aux parents "de doucher leur enfant avant et après les séances. Avant, afin de diminuer le nombre de saletés dans l’eau, et après, afin de rincer les enfants car les produits chlorés peuvent les irriter. Prendre une douche avant d’entrer dans l’eau est aussi important car ce sont les produits de traitement des piscines luttant contre les microbes qui dégagent un gaz irritant. La FAAEL demande aussi aux familles de mettre un bonnet en tissu à leur enfant et un maillot de bain très ajusté à leur taille."

mercredi 7 juillet 2010

Grandir ici : Un Hérault maternant florissant

Par manque de place dans le magazine papier (numéro 24), nous publions sur notre blog l'article complet Grandir ici.

De Narbonne à Montpellier, en passant par Sète ou Béziers, rien ne manque au répertoire du maternage dans l’Hérault. Associations, ateliers, boutiques, praticiens en périnatalité : tout y est pour répondre aux besoins des parents en quête de démarches respectueuses.

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Témoignage : Ecovillage

Complément web au numéro 24

"Le projet d'écovillage est né doucement, mais sûrement, il y a environ 5 ans pour Nicolas et moi. Nous avions nettement envie de vivre autrement, d’autres valeurs, envie de faire vivre ces autres valeurs. Nous sommes allés faire un stage à l’association Terre et Humanisme (« chez Pierre Rabhi »), ce qui nous a fait faire un grand pas en avant puisque, dès notre retour du stage, nous avons rencontré un couple qui avait la même envie d’habitat groupé écologique que nous. Cela nous semblait évident : revenir à une vie plus simple, écologique tant au niveau environnemental qu’humain, vivre plus proche de la nature et de ses rythmes et vivre des relations aux autres dans une vraie sincérité, et dans la solidarité. Ce qui nous paraît fondamental pour les années à venir.

Une quinzaine de personnes se sont ensuite réunies autour de ce projet. Nous faisions des réunions régulières et allions visiter des terrains susceptibles de l’accueillir. Il fut cependant difficile (voire impossible) de trouver un lieu, ainsi qu'un statut juridique pour le projet, qui conviennent à tous. Nous avons donc, Nicolas et moi, décidé de trouver un terrain qui nous convienne et de trouver ensuite des personnes ayant envie de s’y installer. Nous avons rencontré Delphine et Stéphane via une annonce passée dans la revue Silence. Ils avaient le même projet et cherchaient un terrain. Ils étaient également prêts à s’engager et à participer à l’achat d’un terrain. Nous avons ensemble visité deux terrains qui convenaient à nos envies : l'un des deux nécessitait de trouver rapidement d’autres familles pour investir avec nous. Nous avons donc finalement acheté l’autre terrain, accessible aux budgets des deux familles. Nous avons choisi de créer une Société Civile Immobilière plutôt qu’une copropriété, pour ne pas être « propriétaires terriens » mais avoir des parts d’un projet, revendables à des gens souhaitant adhérer au projet.

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Pour aller plus loin : Massage bébé

Complément web au numéro 24

Pour en savoir plus :

Shantala – Un art traditionnel, le massage des enfants, F. Leboyer, Éditions Le Seuil (1976).

Le massage des bébés selon la tradition ayurvédique, K. Vyas, D. Belforti, S. Testas-Lemasson, Éditions Marabout pratique (2007).

Bébé Bonheur – 35 massages de bien-être pour mon bébé, I. Gambet-Drago, Éditions Manise (2006). Masser bébé – Le toucher du cœur, R. Izsak Simonet, Éditions Jouvence (2004).

Le massage des bébés – Bien-être et harmonie dans la relation parents-enfants, V. McClure, Éditions Sand-Tchou (2004). Le livre de la fondatrice de l’Association Internationale en Massage-bébé, avec pas-à-pas en noir et blanc (photos) et texte très fourni sur la mise en œuvre des massages.

Associations :

Association Belge en Massage pour Bébé (ABMB) http://www.abmbb.be

Association Française de Massage pour Bébé (AFMB) http://www.massage-bebe.asso.fr

Association Suisse en Massage pour Bébé (ASMB) http://www.ch.iaim.net

Institut de Formation Joël Savatofski http://www.toucher-massage.com

International Association of Infant Massage (IAIM) http://www.iaim.net

mercredi 13 janvier 2010

Donner le goût de la lecture

Carine Phung

"En lisant Comme un roman, de Daniel Pennac, je me suis rappelée ma rencontre avec Azouz Begag (écrivain), alors que je faisais mes débuts dans le monde journalistique. Je l'avais interrogé au téléphone et s'était présenté comme ambassadeur de la lecture. Soit.

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mercredi 25 novembre 2009

Grandir ici sur la Moselle - Erratum

Dans notre précédent Grandir ici sur la Moselle (Numéro 20), nous avons omis de mentionner l’association Dans les Bras, située à Phalsbourg, qui propose un soutien à la parentalité notamment à travers le portage, l’allaitement et le massage bébé. Dans les Bras - 03 87 24 12 20 - danslesbras@gmail.com

jeudi 12 novembre 2009

Témoignagne : Nausées de grossesse, quand la gêne devient un risque sérieux pour la santé

« En 2000, c'est ma première grossesse. Avant même d'avoir un retard de règles, j'ai des nausées, des vomissements et une forte asthénie. Le gynécologue me dit de patienter, que c'est normal, que la grossesse n'est pas une maladie, etc. Les symptômes s'amplifient à nouveau. Il me donne du Primpéran. Complètement inefficace. Les symptômes s'intensifient : je ne supporte même plus de boire de l'eau, je vomis de la bile plusieurs fois par jour et je ne peux plus me rendre à mon travail. Je consulte un homéopathe, qui me donne un traitement qui marche 48 h. Et les symptômes reviennent. Je retourne voir le gynécologue, qui minimise, me dit qu'il faut être patiente et n'entend pas ma détresse. Je suis tellement fatiguée que je ne quitte plus mon lit. Parfois même, parler devient impossible car mon intellect est tellement KO qu'il ne trouve pas les mots lorsque je veux m'exprimer (impression terrible : votre cerveau ne vous obéit plus). Je vais aux urgences de l'hôpital de ma petite ville. Le médecin m'enferme dans une chambre, dans le noir, avec visites interdites, sous perfusion. Je continue de vomir, mais la perfusion améliore mon état de santé. Par contre, je me sens shootée. Après cinq jours on me dit que je vais mieux (je ne suis plus déshydratée), on m'apprend qu'on m'a donné un antidépresseur que je dois continuer de prendre et on me renvoie chez moi. Je suis enceinte de deux mois et j'ai déjà perdu dix kilos. L'antidépresseur me shoote, je me demande quelles conséquences il a sur le bébé, et les vomissements continuent... rien n'est résolu. Retour chez le gynécologue, qui me dit d'attendre le troisième mois, que tout va s'arrêter... Là, j'atteins un seuil critique : mon état général s'effondre à vue d'œil, mon homme est extrêmement inquiet, je n'arrive plus à parler du tout, je suis un légume inerte sur le lit.

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